2 videos - Wikileaks : La guerre contre le secret

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 Pour ceux qui ne l'auraient pas vu, un documentaire intéressant sur Wikileaks et Julian Assange. Alors les deux choses que j'ai relevé ici sont, primo, que les USA ont invoqué Al Qaïda pour envahir l'Afghanistan mais dans les rapports secrets il n'en est pas fait mention pendant trois ans. Ils ont servi ça au populo comme excuse. Ils ont donc créé ce "fantôme" après l'invasion de l'Irak. Comme on le sait.

 

L'autre chose est en relation avec ce que je disais ICI sur le rôle de la Conscience chez les soldats qui voient assassiner des innocents sous leurs yeux. J'entends pour ceux qui se considèrent comme des êtres humains et qui ont des valeurs. Finalement la fuite de Wikileaks est due à un de ceux-là. L'analyste Bradley Manning traite des rapports "d'incidents" et visionne la bande où il voit le massacre de 15 innocents par un fou furieux qui n'a qu'une envie, appuyer sur le bouton. Ne doutons pas qu'il a dû en voir d'autres. Mais celle-là est sans doute le déclencheur. Son sang ne fait qu'un tour. Ca le révulse. Il a déjà un ras-le-bol de cette guerre qu'il ne supporte plus et que l'on veut nous présenter comme bien propre, il envoie la bande à Wikileaks comme preuve de ce qui se perpètre en Irak, sous couvert d'apporter la démocratie.

 

Mais enfin, soyons sérieux, après avoir vu les photos très choquantes d'Abou-Graib et d'ailleurs, l'image de l'armée américaine était déjà bien écornée. Personnellement, quand j'ai pris connaissance de ces clichés, je les ai tout de suite associées aux atrocités perpétrées par les sbires d'Hitler, Polpot, Pinochet, et autres désaxés sadiques. Que des militaires aient pu se livrer à de telles pratiques, avec des hommes et des femmes nus que l'on empile comme des crèpes pour leur faire subir les pires tortures et turpitudes, cela n'a pas de nom. Cela ne mérite aucun pardon et franchement j'aurai été à la place d'un soldat "normal" qui tombe sur ce genre de scène ignoble, je pense que j'aurai dégainé et tiré sur toutes ces brutes jusqu'à ce qu'il n'en reste plus un seul debout. Puis j'aurai libéré les prisonniers. Et je me serai fait la tangente. Ce sont des choses qui se sont souvent produites en Irak. On ne parle pas des déserteurs, mais dites-vous bien qu'il y en a tous les jours.

 

Parce qu'il faut bien savoir que le trois-quart des énergumènes qui se livrent à ces horreurs sont drogués et alcoolisés à mort. Souvenons-nous de ce qu'ils ont perpétré en Afghanistan où ils ont carrément démembré les cadavres de leurs victimes et emporté les têtes avec eux. Pour les supérieurs de l'armée -qui doivent suivre le programme des politiques-, il ne faut surtout pas de soldats qui pensent trop. Bien au contraire. Plus c'est veau, mieux c'est. Et dites-vous bien encore que pour les "grosses opérations" ou meurtres de masse du style Falloudja, ils sont tous "sous produits". Tiens, un dernier café avant de partir mon gars ! mais on ne leur dit pas ce qu'il y a dans le café ou ailleurs. Ca, c'est une chose que les gens ignorent. Et n'oublions pas non plus qu'en Afghanistan, les champs de pavot font partie du paysage !

 

Donc là, dans la video, on entend le pilote excité qui supplie presque son supérieur de tirer. On sent que ça le démange. Il prend un appareil photo pour une fusil-mitrailleur, c'est dire qu'il avait l'oeil clair, et il envoie plusieurs rafales sur de pauvres innocents. Puis s'exclame : "Regardez-moi ces bâtards morts !". Malheureusement, ceci se passe dans pas mal de régions du monde. Il n'y a plus de respect de la vie humaine, plus de valeurs, plus rien. Imaginez que si la même chose se passait chez nous, il serait très difficile aux plus rebelles de subir ces outrages. L'Occupant deviendrait l'Ennemi à abattre. Comme les nazis lors de la dernière guerre. On ne peut pas demander aux populations envahies d'embrasser les pieds de leurs envahisseurs. C'est impensable.

 

Il y a bien sûr des crapules chez les occupants mais il y a aussi des hommes d'honneur, il ne faut pas l'oublier. Dans la video justement, on voit le cas d'Ethan McCord qui a réussi à sauver un enfant de ce massacre et qui raconte combien il a été choqué devant cette boucherie, la mort de ces innocents, "Ce n'est pas pour ça que je me suis engagé dans l'armée." dit-il. Et d'ailleurs depuis, il milite contre la guerre.

 

 

 

Wikileaks : La guerre contre le secret

 

 

Synopsis Arte : Après les révélations sur l’Afghanistan qui ont secoué la planète en juillet 2010, les journalistes de WikiLeaks viennent de tirer une seconde salve. Sur l’Irak, cette fois. Des dizaines de milliers de documents confidentiels établissant une cartographie précise d’une guerre sur laquelle on sait peu de choses. Des révélations qui mettent le feu à Washington.

 

 

 

 

 
 

Les journalistes-activistes du site internet WikiLeaks sont-ils en passe de devenir des cibles militaires légitimes ? Les hommes du département de la Défense américain n’ont jamais émis de menaces publiques aussi explicites concernant des hommes de plume et de clavier. Du coup, les hommes de Wikileaks vivent dans une semi-clandestinité.

 

 



Pour ARTE Reportage, Luc Hermann et Paul Moreira de l’agence de presse Premières Lignes racontent les coulisses de cette nouvelle forme de contre-pouvoir avec ces militants de la transparence, qui secouent les règles trop établies du secret-défense. Ils ont enquêté sur les révélations, mais aussi sur leurs limites. Lorsqu’on les confronte à une solide enquête de terrain, on réalise que les documents internes de l’armée américaine acquis par Wikileaks ne disent pas forcément toute la vérité.

 

Ils ont suivi Julian Assange, le fondateur du site WikiLeaks, qui vit caché, sans téléphone portable pour qu’aucune machine ne puisse identifier sa position. Charismatique, il cultive les zones d’ombre. Parfois paranoïaque, il se sent dans la ligne de mire. Peut-être pas à tort. Ainsi, en Suède est il accusé dans une étrange affaire d’attentat à la pudeur, annulée par la police, puis rétablie par un magistrat. Assange n’en est pas moins libre de ses mouvements et continue à sillonner l’Europe.

 

A Londres, Washington, Reykjavik et Paris, Luc Hermann et Paul Moreira ont rencontré et interrogé les discrets enquêteurs de WikiLeaks, ainsi que les journalistes d’investigation des plus grands médias qui s’emparent des documents pour poursuivre l’enquête, et ainsi pénétrer dans la matrice de l’armée américaine en guerre en Irak et en Afghanistan. Ils ont aussi retrouvé un soldat américain qui était en Irak au moment de la bavure filmée par l’hélicoptère à Bagdad qui a fait 15 morts, des civils dont deux journalistes de l’agence Reuters. Depuis, le soldat a quitté l’armée, la fuite de la vidéo par WikiLeaks a changé sa vie.

 

Sources Mécanoblog

 

Posté par Adriana Evangelizt

WikiLeaks a publié plusieurs dizaines de milliers de documents militaires secrets, acquis par des fuites venues de l’intérieur de l’armée américaine : des rapports d’incidents, des notes confidentielles, des vidéos de bavures…

 

Posté par Adriana Evangelizt

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