Là aussi on voit la mentalité
de ceux qui sont censés suivre la religion à la lettre, bien que le casher soit une "invention d'hommes" comme disait Yeshoua en parlant de tout ce qui avait été rajouté à la Loi Originelle.
Le casher est surtout devenu une affaire de business qui exploite nos "frères" et les maintient en esclavage.
USA : Le scandale des abattoirs cashers
Par Altermedia
Pour en savoir plus lire:
Forbes ainsi
que
Failedmessiah
Les abattoirs d’Agriprocessor, plus gros producteur de viande cachère des Etats-Unis et du monde situés à
Postville dans l’Etat de l’Iowa, ont fait l’objet d’un raid de U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE), c’est-à-dire de la police douanière fédérale le 12 mai 2008. Au cours de ce raid
mené par plus de 900 agents fédéraux, au moyen d’hélicoptères notamment, 389 travailleurs clandestins ont été découverts, les plus jeunes ayant 13 ans. Tous ses employés étaient munis de faux
papiers, faux numéros de sécurité sociale, et hébergés dans des logements insalubres qu’ils louaient au propriétaire des abattoirs.
Cette perquisition a aussi permis de mettre en lumière des manquements graves aux règles de sécurité (certains employés
ayant été amputés lors d’accidents du travail), au règle d’hygiène, au règles propres à l’abattage de bovins (les animaux étant ici égorgés dans des conditions de férocité
insoutenable).
La présence de contremaîtres armés ainsi que celle d’un laboratoire de fabrication de drogue (amphétamines) a par
ailleurs été rapportée par le service des douanes
en question.
Dès 2004, l’association de défense des animaux Peta avait révélé la nature des traitements infligés aux animaux dans ces
abattoirs.
L’entreprise, possédée et dirigée par des juifs orthodoxes a par ailleurs fait l’objet de poursuites pour falsification
de comptes, détournement de fonds, faux et usage de faux.
Le président d’Agriprocessor, Sholom Rubashkin, ainsi que 3 des cadres de l’entreprise ont inculpé de plus de 9 700 violations de la législation sur le travail des enfants, de
plusieurs centaines de violations de la législation sur l’immigration, et de près de 150 violations des législations fiscales et financières.
Face à l’incarcération de plusieurs centaines de ses employés, l’entreprise a fait venir des chômeurs de plusieurs villes
des Etats-Unis pour les remplacer. Cela n’a pas empêché l’entreprise de devoir se placer sous la protection du chapitre 11 de la loi fédérale sur les faillites en novembre.
C’est alors qu’une forte mobilisation de la communauté juive a eu lieu, 12 000 signatures étant enregistrée en quelques
jours dans le cadre de la campagne « Non à la guerre au cacher », du fait de la hausse vertigineuse des prix de la viande cachère en l’espace de quelques semaines, en raison de la
fermeture du principal fournisseur de l’ensemble de la filière. L’Union orthodoxe américaine a finalement retiré son soutien à la marque et à ses dirigeants, face à la pression médiatique
croissante.
Actualité
L’un des cadres de l’entreprise a été condamné à 3 ans de prison ferme en mars 2009, en l’échange de sa pleine coopération. La directrice de
ressources humaines, Elizabeth Billmeyer, a plaidé coupable de conspiration visant à favoriser l’immigration clandestine, de diverses violations de la législation du travail et de falsification
de documents le 13 avril dernier. Elle encourt 20 ans de réclusion et 500 000 dollars d’amende.
Sholom Rubashkin a demandé sa libération sous caution, qui lui a été refusée, au motif qu’un risque de fuite vers l’Etat d’Israel était probable, d’autres prévenus dans cette
affaire ayant déjà fui la justice américaine de la sorte, d’une part, de fortes sommes d’argent liquide ayant été retrouvé dans des sacs de voyages au moment de son arrestation d’autre part.
Historique
Les abattoirs en question sont rachetés en 1987 et considérablement étendus par Aaron Rubashkin, qui développe alors une
série de marques cachères, dépendant de l’entreprise Agriprocessor. Le reste de la production, commercialisée comme hors des circuits de distributions cachers, l’est sous la marque Iowa Best
Beef. Agriprocessor produisait ainsi 60% de la viande cacher et 40% de la volaille cachère consommées aux Etats-Unis.
Postville, où sont situés les abattoirs a fait l’objet de l’installation d’une très nombreuse communauté juive orthodoxe,
cette ville de 2 500 habitants étant ainsi divisée en 3 communautés : les habitants historiques du bourg, les juifs orthodoxes et les ouvriers sud-américains, en grande partie clandestins,
employés par Agriprocessor.
Abattage chez Agriprocessor
Avant de faire l’objet de poursuites pour des délits liés à la législation sur le travail clandestin ou l’immigration, Agriprocessor a longtemps déchainé la chronique pour ses méthodes
d’abattage.
En effet, l’abattage rituel cacher doit se faire sans étourdissement préalable de la bête. Mais il doit être extrêmement rapide et
minimiser au possible les souffrances de l’animal. En l’espèce, l’abattage en question se fait en causant d’extrêmes souffrances, l’animal se vidant de son sang pendant plusieurs minutes avant de
mourir, ce que l’on voit parfaitement sur les vidéos mises en ligne sur internet par les associations de défense des animaux.
Exploitation des ouvriers
Parmi les 389 ouvriers (sur un total de 968) interpellés puis expulsés, figurent principalement des mexicains et des
guatémaltèques, mais aussi des ukrainiens.
Il convient de noter que le raid visant les abattoirs de Postville est le plus important, en termes de moyens, jamais
menés par l’office fédéral des douanes américaines, montrant bien l’ampleur de phénomène.
Tous étaient munis de faux titre de séjour, numéros de sécurité sociale et permis de travail. Plusieurs ouvriers
rapportent que de nouveaux papiers leur avaient été fournis quelques jours avant le raid de l’ICE, moyennant 200 dollars par employés. Après tout, il n’y a pas de petits
profits…
La rémunération des ouvriers clandestins de l’abattoir n’excédait pas 6 dollars de l’heure, voire moins pour les enfants,
les semaines de travail approchant les 60 heures, voire 80 dans plusieurs cas, sans paiement systématique d’heures supplémentaires.
Les ouvriers étaient par ailleurs contraints à la location de chambres vétustes voire insalubres,
la très grande majorité du parc locatif de la ville appartenant à Nevel Properties et Gal Investments. La
première est détenue par la famille Rubashkin, la seconde par un de leur proche, Menachem Gabay.
En termes de sécurité, plusieurs centaines d’accidents ont été dénombrés sur le site, parmi lesquels plusieurs dizaines
d’amputations dues au mauvais fonctionnement de machine ou au non respect de règles de sécurité.
Le fait que la Directrice des Ressources Humaines de l’entreprise ait décidé de plaider coupables de centaines de charges
retenues contre elle démontre le caractère volontaire et systématique de l’exploitation inhumaine mise en place chez Agriprocessor.
Soutien des autorités religieuses
Alors que dès 2004, différentes associations de protection des animaux alertaient l’opinion concernant les pratiques de
cette entreprise et qu’en mai 2008, un raid géant a été mené par les autorités fédérales contre l’entreprise, l’Union Orthodoxe des Etats-Unis (US Orthodox Union, US OU) n’a envisagé de
retiré sa certification cachère qu’en septembre 2008, et seulement si les dirigeants poursuivis restaient au commande de l’entreprise. L’entreprise ayant été placée sous la protection du
chapitre 11, et un administrateur nommé, la certification a été conservée.
Alors que le principe de certification par les autorités rabbiniques est supposé garantir davantage de respect de
principes, sanitaires et moraux, on a ici le cas manifeste d’un soutien incompréhensible alors que l’on a déjà sombré depuis longtemps dans l’inqualifiable.
Une pétition mise en ligne a récolté plus de 12 000 signatures, visant à assurer la pérennité de l’activité de la famille Rubashkin et
d’Agriprocessor,
soulignant en même temps que le prix de la viande cachère avait explosé depuis la cessation de la majeure partie de l’activité de l’entreprise. Comme si le prix d’aliments pouvait justifier de
tels comportements.
Sources Altermedia
vidéos mises en ligne sur internet par les associations de défense des animaux.
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