Accusée de consacrer trop de temps à la Shoah, une professeure d’histoire suspendue à Nancy

Publié le par Adriana EVANGELIZT

D'autant que nous nous souvenons de l'âge de 4 ans jusqu'à 21 ans qu'ont duré nos études, nous n'avons jamais, jamais eu de cours de Shoah. Cela n'existait pas. On nous apprenait les choses essentielles de l'Histoire de France et du Monde. On nous faisait lire des poèmes de Victor Hugo, de Rimbaud, jouer des scènes de Molière ou de Racine. On nous amenait visiter Versailles, Chambord, les ruines des châteaux de Gaston Phoebus, fouler le sol des Cathares ou celui du Comté de Razès pour admirer les ruines templières. On s'est vu pleurer devant le spectacle grandiose du Mont St-Michel, éprouver des frissons à Altamira en Espagne, être émerveillée devant les Pyramides de Gizeh, et pour les vacances d'hiver, nous partions à Gourette ou à Courchevel apprendre à faire du ski ou du patin à glace. En ce temps-là, nos écoles et universités ne lésinaient pas pour nous faire découvrir des choses qui nous émerveillent encore lorsque l'on y pense aujourd'hui. Autres époques, autres moeurs.

 

 

 

 

Accusée de consacrer trop de temps à la Shoah,

 

une professeure d’histoire suspendue à Nancy

 

 

 

 

Une professeure juive d’histoire de Nancy a été suspendue quatre mois de ses fonctions pour avoir manqué à ses obligations “de neutralité et de laïcité” dans son enseignement et lors de voyages scolaires dans des anciens camps de concentration, indique mardi son avocate. Le rectorat était injoignable mardi après-midi pour donner sa version de cette affaire.

 

Catherine Pederzoli, 58 ans, avait l’habitude d’organiser des voyages en Pologne et en République tchèque depuis une quinzaine d’années avec ses classes de seconde, première et terminale du lycée public Henri-Loritz de Nancy, a expliqué à l’AFP son avocate, Me Christine Tadic. “Depuis l’arrivée d’une nouvelle direction de l’établissement en 2007, on s’acharne contre elle, on veut s’en débarrasser”, affirme l’avocate. “La faute que l’enseignante a commise n’est-elle pas d’être juive ?” interroge Me Tadic, qui a saisi mardi en référé le tribunal administratif pour suspendre la décision du recteur. Le tribunal devrait se prononcer d’ici quinze jours.

 

Mme Pederzoli a fait l’objet d’une enquête de l’Inspection générale de l’éducation nationale à la suite d’une manifestation organisée par certains de ses élèves en décembre à Nancy, lors d’un déplacement du ministre de l’éducation nationale, Luc Chatel. Les lycéens protestaient contre la décision de réduire de moitié le nombre d’élèves participant au prochain voyage. La professeure avait été suspectée d’avoir organisé la manifestation et manipulé ses élèves.

 

Dans un rapport rédigé en juillet, les inspecteurs pointent des “manquements aux obligations de réserve, de neutralité et de laïcité, et reprochent à l’enseignante l’“instrumentalisation des élèves” par des “lavages de cerveaux”. Les inspecteurs estiment que Mme Pederzoli consacre trop de temps à l’organisation de voyages sur l’histoire des juifs en Europe centrale, comprenant des visites de camps comme celui d’Auschwitz-Birkenau.

 

Un temps non négligeable de préparation étant consacré au projet, des parties du programme risquent de lui être plus ou moins sacrifiées, écrivent-ils, dans un rapport dont l’AFP a eu la copie. Les auteurs notent en outre que, lors de leur entretien avec la professeure, cette dernière a prononcé quatorze fois le mot “Shoah, “tandis que le terme à la fois plus neutre et juridiquement fondé de ‘génocide’ n’a été mentionné que deux fois, comme en passant, écrivent-ils. Cette enseignante aurait été chrétienne, on n’aurait pas pu dire qu’elle faisait du lavage de cerveau, affirme son avocate.

 

 

Sources Signes des temps

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

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