Video - Affaire Strauss-Kahn, un précédent refait surface + trouble de la personnalité de DSK

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 Tout le monde connaît l'histoire racontée par Tristane Banon lors de son entrevue avec Strauss-Kahn où il a voulu la violenter. Mais cependant, certains vont jusqu'à nier les faits et dire que Strauss-Kahn ne serait pas capable de cela. Comme Michel Traubmann. Soit ils connaissent très mal le personnage -ce qui pourrait être une excuse atténuante- soit ils ne veulent pas voir la réalité en face -ce qui est d'une lâcheté absolue- soit ils le couvrent -ce qui les fait complice du violeur-. Comme dans l'affaire Polanski, ils soutiennent l'agresseur et font porter tous les torts à la victime, ce qui est complètement ignoble.

 

On le voit là pour Strauss-Kahn, certains de ses "amis" et afficionados ne cherchent pas à percer le mystère déviant de l'homme mais se pose des questions sur la jeune femme. Ne l'aurait-on pas payé pour jouer ce rôle ? Ce qui pourrait arriver, je le conçois. Ne ment-elle pas ? Pourquoi devrait-on la croire ? On le voit, ils préfèrent croire Strauss-Kahn qui nie les faits. C'est-à-dire qu'avec cet exemple, toutes les victimes raconteraient des salades et la version des coupables serait parole d'Evangile.

 

Malheureusement, comme expliqué hier, Strauss-Kahn est un malade qui aurait dû se faire soigner depuis longtemps déjà. Mais son entourage n'a fait que camoufler ses démons, leur donnant encore davantage vie. La première concernée étant sa femme qui ne pouvait pas ignorer les comportements de son mari. C'est impossible. Et elle a toujours tout fait, d'ailleurs, pour le protéger. Quitte à passer pour une imbécile lorsqu'il la trompait et que cela s'est su. 

 

Lisez attentivement l'article sous la video, il brosse le portrait du comportement des individus possédant un trouble de la personnalité avec le non-contrôle de leurs pulsions sexuelles. Ce qui n'a rien à voir avec l'addiction sexuelle, souligne le psychiâtre. Car il n'y a pas de "violence", si la victime n'est pas consentante. Tandis que dans le cas Strauss-Kahn, que cela soit avec Tristane Banon ou Ophelia, il y a violence. On ne demande rien, on prend. Cela vient donc d'une pulsions intérieure irrépressible. Rien ne peut la contenir. L'homme se transforme en fauve. Il veut posséder sa proie. Et pour cela, il use de tous les moyens qui sont à sa disposition. La Force et la Violence. A cet instant précis, sa pulsion est si forte qu'il ne se conduit plus comme un homme civilisé. Même sa raison est anéantie. Seul assouvir son désir et son plaisir comptent. Cet homme-là possède des apparences humaines mais, en fait, c'est un Prédateur sexuel. Et il y en a plein de par le monde. Quand ils sont en société, ils ont l'air normal. Mais quand ils sont seuls avec leur démon et face à un être humain sans défense, c'est le démon qui prend le dessus. Et l'Animal.

 

Et ceci est une maladie pathologique, qu'on le veuille ou non. Un trouble de la personnalité. Les avocats de Strauss-Kahn auraient dû le faire "plaider coupable" et lui conseiller d'endosser ce rôle-là. La posture qu'ils ont prise n'est pas la bonne.

 

 

"Si l'agression sexuelle est avérée,

 

c'est un trouble de la personnalité"

 

 

 

Propos recueillis par Claire Chartier

 

Le psychiatre Philippe Brenot, directeur des enseignements de sexologie et sexualité humaine à l'université Paris-Descartes, vient de publier Les hommes, le sexe et l'amour, aux éditions les Arènes. Ses réponses, précise-t-il, sont théoriques.

 

Quelle lecture faites-vous de cette affaire?

 

Précisons une chose, tout d'abord: je ne parle pas de l'homme DSK. Je me place dans le cas où une personnalité de pouvoir se retrouve dans cette situation. Ensuite, et si les faits sont avérés, un homme adoptant ce comportement ne souffre pas, à mes yeux, d'une addiction au sexe, mais d'un trouble de la personnalité. Il a ce qu'on peut appeler des impulsions sexuelles partiellement irrépressibles. Mais dans ce cas-là, ces impulsions ne surviennent pas du jour au lendemain, au beau milieu de l'existence, et de façon isolés; plusieurs événements du même ordre ont déjà eu lieu. 

 

Qu'appelez-vous "impulsions partiellement irrépressibles"?

 

S'ils le pouvaient, tous les mâles de l'espèce humaine feraient l'amour tous les jours de toute leur vie, mais ils se régulent, par respect et/ou amour pour leur partenaire, et en fonction de leur rythme de vie, de leur activité professionnelle. Leur surmoi - leurs limites internes, en d'autres termes - leur permet de réprimer leurs pulsions. 

 

Quelle différence avec l'addiction au sexe?

 

Quelqu'un de dépendant sexuellement ne peut pas s'empêcher d'avoir un acte sexuel plusieurs fois par jour - regarder une vidéo pornographique, se masturber... Mais l'addiction n'implique absolument pas le non-consentement du partenaire et l'agression sexuelle. 

 

Le pouvoir affaiblit-il ces barrières internes dont vous parlez?

 

Une position de pouvoir peut en effet atténuer les forces répressives que l'on porte en soi. On en vient peu à peu à penser qu'on peut tout se permettre, grâce à sa position et parce que les autres laissent faire. Car pour que ces pulsions deviennent partiellement impossibles à réprimer, il faut des complices

 

Vous pensez à l'épouse?

 

Sous emprise amoureuse, elle peut, en effet, se rendre complice. Mais il y a aussi l'entourage, qui agit comme la Cour avec le roi. Or, lorsqu'on renvoie une image positive à quelqu'un, quel que soit son comportement, cela légitime ses délires. Plus les abus sont acceptés, plus la personne pense qu'elle peut continuer, aller loin. Il se produit une sorte de déblocage inconscient des limites

 

Que dire alors de tous ces hommes politiques qui enchaînent les conquêtes?

 

Un séducteur n'est pas un harceleur. La plupart des hommes politiques ont un surmoi qui les arrête. Sur une personnalité présentant des failles, les effets du pouvoir sont amplifiés

 

Pourrait-il s'agir aussi d'une sorte de "suicide politique"?

 

Certaines personnes, en effet, n'arrivent pas à vivre leur réussite et commettent des actes manqués. Dans le cas qui nous intéresse, on peut imaginer un retour du refoulé, qui permettrait de ne pas aller à l'affrontement politique redouté, mais ce n'est pas, à mes yeux, l'hypothèse la plus vraisemblable. 

 

Ces failles dont vous parlez se soignent-elles?

 

Il y a une sorte de déni chez la personne, qui se dit: "Je suis tellement habitué à dépasser les limites sans me faire sanctionner que je ne vois pas pourquoi on m'interdirait de continuer maintenant." La seule manière de provoquer une prise de conscience, c'est la psychothérapie. 

 

Sources : L'Express

 

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LES HOMMES DE LA BÊTE

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