Affrontements sanglants au Yémen

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Là aussi, ils tirent à balles réelles...

 

 

 

Yémen: affrontements à Sanaa,

 

nuit d'émeutes à Aden

 

 

De violents affrontements ont opposé samedi à Sanaa des manifestants à des partisans du régime, faisant des blessés mais pas de mort selon les autorités, alors qu'Aden, la grande ville du sud, a connu une nouvelle nuit d'émeutes.

 

Le président américain Barack Obama a "condamné" le recours à la violence contre les manifestants au Yémen, un allié clé des Etats-Unis dans la lutte contre Al-Qaïda, mais aussi à Bahreïn et en Libye, secoués également par la contestation. Il a appelé au respect de la liberté d'expression.

 

Dans la capitale, les affrontements ont tourné à la bataille rangée alors que la contestation populaire s'amplifie contre le président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

 

De violents affrontements ont éclaté alors que des partisans du régime ont tenté de prendre d'assaut le campus de l'Université de Sanaa, foyer de la contestation, selon un journaliste de l'AFP sur place.

 

Un journaliste de l'AFP a vu un étudiant s'effondrer, atteint d'une balle au coup et noyé dans son sang, et ses compagnons criant "il est mort, il est mort".

 

Cependant, le ministère de l'Intérieur a assuré dans un communiqué qu'un "certain nombre de manifestants ont été blessés" mais "seuls quatre d'entre eux sont demeurés à l'hôpital et il n'y a pas eu de mort".

 

"Le peuple veut la chute du régime", scandaient les étudiants qui répétaient également à l'adresse du président: "Ali, ton passeport est prêt, Jeddah t'attend", en référence à la ville saoudienne où s'est réfugié le président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali.

 

De leur côté, des dizaines de journalistes yéménites ont accusé dans un communiqué le parti présidentiel des attaques les visant quotidiennement à Sanaa et demandé leur arrêt.

 

Quant à Aden, elle a vécu une nouvelle nuit d'émeutes malgré la mort vendredi soir de quatre personnes dans la répression violente des manifestations.

 

Des milliers de protestataires ont défilé dans la villele siège du conseil provincial a été saccagé et incendié, selon des témoins. Des centaines de jeunes ont tenté de prendre d'assaut le QG de la police avant d'être repoussés par les gardes qui ont tiré à balles réelles.

 

Les manifestants brandissaient des portraits des habitants de la ville tués ces derniers jours.

 

"Ni Nord ni Sud, notre révolution est celle des jeunes", scandaient-ils également, semblant se démarquer du Mouvement sudiste qui anime la contestation séparatiste dans le sud du Yémen qui fut un Etat indépendant jusqu'en 1990.

 

En outre, 50 membres du parti présidentiel, le Congrès populaire général ont présenté leur démission, dénonçant "les agissements des forces de sécurité".

 

Celles-ci ont bloqué les accès de la ville, pour empêcher selon une source de ces services les habitants des autres provinces sudistes de se joindre à la contestation.

 

Selon l'agence officielle Saba, le président Saleh a accusé sans les nommer les sécessionnistes sudistes d'être responsables de ces troubles.

 

"Derrière ces actes de sédition se tiennent des comploteurs dont les plans avaient déjà échoué en 1994", a-t-il dit, en allusion à une tentative de sécession du sud à cette date, matée dans le sang.

 

A Taëz, à 270 km au sud-ouest de Sanaa, un sit-in de milliers d'habitants réclamant le départ de M. Saleh s'est poursuivi samedi.

 

Des sources médicales ont revu à la baisse le bilan d'une attaque à la grenade la veille contre le sit-in, faisant état d'un tué et 47 blessés.

 

M. Saleh, qui dirige ce pays pauvre et instable du sud de la péninsule arabique, a promis le 2 février de mener des réformes et de ne pas briguer un nouveau mandat en 2013, sans calmer la rue qui continue de réclamer son départ.

 

L'opposition parlementaire, qui a décidé de reprendre le dialogue avec le régime, est restée à l'écart des manifestations ces derniers jours.

 

Sources ORANGE

 

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans REVOLUTION DES PEUPLES

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