Ayrault s'en prend à MAM qui a proposé de coopérer avec Ben Ali

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Bravo Messieurs Ayrault et Chevènement. Voilà des hommes qui ont une Conscience et le sens de la Justice. Ils disent ce qu'ils pensent et ils ont raison. Il y en a assez de faire des salamalecs ou d'user de "diplomatie" pour ne rien dénoncer du tout. Ceux qui, malheureusement, se taisent se font les complices des criminels et ils ne valent pas mieux qu'eux. Comment la France peut-elle se commettre avec des individus comme ben Ali ? 23 ans qu'il est au pouvoir et qu'il s'accroche pour toujours davantage remplir ses coffres. Il a même fait modifier les lois pour rester encore plus longtemps. 23 ans, je ne sais pas si vous vous rendez compte ! C'est exactement le même système qu'avec les despotes africains. Non seulement, ils restent sur le trône a vie mais quand ils trépassent, c'est leur fils qui prend la relève. Comment voulez-vous que les gens les plus défavorisés évoluent avec de tels systèmes ?

 

 

 

 

 Ayrault s'en prend à MAM qui a proposé

 

de coopérer avec Ben Ali

 

 

 

La ministre des Affaires étrangères a proposé une coopération sécuritaire de la France au régime tunisien alors que le bilan des répressions gouvernementales ne cesse de s'alourdir.

 

Le chef de file des députés PS Jean-Marc Ayrault a jugé "inévitable", jeudi 13 janvier, le départ du président tunisien Ben Ali et a qualifié d'"ignoble" l'évocation par la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie d'une éventuelle coopération sécuritaire entre France et Tunisie.

 

"Je voudrais dire ma solidarité avec le peuple tunisien qui se révolte contre l'injustice sociale et aussi contre un régime corrompu et policier. Il faudrait que la France condamne, moi je condamne la répression: on tire sur des gens, il y a des morts" et en France "on a le silence", a déclaré Jean-Marc Ayrault sur LCI.

 

"Il faut qu'il parte"

 

Alors qu'on lui demandait si le président Zine El Abidine Ben Ali devait quitter le pouvoir, il a répondu: "Je crois que c'est inévitable. Il faut qu'il parte", mais dans le cadre d'"une solution démocratique, parce que si c'est pour mettre en place une solution encore plus dure, encore plus autoritaire, ce serait une catastrophe", a-t-il dit.

 

Il a trouvé "ignobles" les propos de Michèle Alliot-Marie mardi devant l'Assemblée nationale, évoquant une coopération sécuritaire possible entre la France et la Tunisie.

 

Michèle Alliot-Marie avait suggéré que "le savoir-faire, reconnu dans le monde entier, de nos forces de sécurité, permette de régler des situations sécuritaires de ce type".

 

"Voilà la parole officielle du gouvernement devant les députés (...), je trouve que c'est ignoble de dire ça à l'égard d'un peuple qui souffre", s'est insurgé le député de Loire-Atlantique.

 

Selon lui, "la voix de la France devrait être une parole claire et aujourd'hui elle est totalement embarrassée, comme s'il fallait que ça s'arrange avec le président Ben Ali et le régime qui est le sien".

 

La Tunisie, un "pays ami"

 

Le silence du gouvernement étant vivement critiqué, Luc Chatel  a assuré jeudi que la France était "extrêmement vigilante" face au mouvement de contestation et à la répression des manifestations par les autorités, tout en rappelant que la Tunisie était un "pays ami". Le ministre de l'Education nationale estime que la France "n'a pas à s'ingérer" dans une situation "locale".

 

Luc Chatel a par ailleurs dit "toute (son) émotion" et son "soutien à la famille" d'un professeur d'informatique de l'Université de Technologie de Compiègne (nord de la France), qui aurait été tué par balles à Douz (sud) lors d'une manifestation qui a dégénéré. Cet homme, Hatem Bettahar, "serait franco-tunisien", a indiqué jeudi le ministère des Affaires étrangères.

 

"La Tunisie est un pays ami, nous sommes extrêmement vigilants sur ce qui se passe là-bas et fortement préoccupés. Nous appelons à une sortie de crise, nous sommes vigilants par rapport à ce qui se passe en matière de respect des droits de l'Homme, je crois que tout est dit dans cela", a-t-il ajouté.

 

Luc Chatel a par ailleurs voulu "témoigner de la façon dont la Tunisie a beaucoup investi dans l'éducation", en évoquant la "coopération avancée avec (son) homologue de l'Education en Tunisie".

 

Il existe, selon lui, "un enjeu qui est celui d'une coopération étroite entre la Tunisie et la France, entre la Tunisie et l'Europe". "La Tunisie est un de ces pays qui a misé sur le développement économique, sur la croissance, sur l'investissement", a-t-il souligné.

 

Paris serait "bien inspiré" de dénoncer "les tirs à balles réelles"

 

Plusieurs voix de l'opposition ont dénoncé la modération des réactions du gouvernement français face à la répression par les autorités tunisiennes des manifestations sociales qui agitent le pays depuis bientôt un mois et ont fait plusieurs dizaines de morts.

 

Jeudi, Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) estime que même s'il fallait respecter la Tunisie comme "pays indépendant", Paris serait "bien inspiré" de dénoncer "les tirs à balles réelles" contre les manifestants dans ce pays.

 

"La Tunisie est un pays indépendant" et "il y a des limites à ce que nous pouvons faire pour intervenir dans ses affaires intérieures" mais "on ne peut qu'avoir le coeur serré en voyant le nombre de victimes beaucoup trop élevé", dans la répression des émeutes sociales, a déclaré Jean-Pierre Chevènement sur RFI.

 

"Je pense que le gouvernement français serait bien inspiré de faire savoir que les tirs à balles réelles sur les manifestants sont une méthode qu'il vaut mieux ne pas utiliser", a ajouté le sénateur du Territoire de Belfort, ancien ministre de François Mitterrand.

 

Selon lui, "aujourd'hui nous nous trouvons devant une situation extrêmement difficile, déplorable pour un pays ami, proche de la France".

 

"La Tunisie du président (Zine El Abidine) Ben Ali est un pays qui s'est relativement développé plus vite que beaucoup d'autres, notamment dans le Maghreb, qui a fait un effort sérieux de développement et d'éducation mais qui du point de vue des libertés publiques a toujours laissé à désirer, ce n'est un mystère pour personne", a-t-il rappelé.

 

Sources Nouvel Observateur

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

Publié dans REVOLUTION DES PEUPLES

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