Bettencourt: perquisitions chez Patrice de Maistre et au siège de Clymène

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Ils perquisitionnent chez Patrice de Maistre, mais combien de jours après le début de l'affaire ? Comme nous le disions ICI, c'est par là qu'il aurait fallu commencer. Car il est certain qu'on lui a largement laissé le temps de faire disparaître toutes les preuves gênantes. Cet homme est un malhonnête et cela se voit. Il ose dire maintenant qu'il ne s'occupait pas du compte en Suisse alors que sur les enregistrements, il dit bien qu'il faut tranférer ce compte ailleurs. Il devait aller là-bas quand il voulait et sortir ce qu'il voulait. Point final. Quand on voit tout l'argent qui circule en liquide, on ne peut s'empêcher de penser qu'il y en a beaucoup qui ont rempli leurs poches.

 

Il serait intéressant de savoir qui a fait embaucher cet homme par Mme Bettencourt.

 

 

 

 

Perquisitions chez Patrice de Maistre

 

et au siège de Clymène

 

   

 

La brigade financière a fouillé le domicile du gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt ainsi que les bureaux de la société qui gère les avoirs de la milliardaire.

 

Le siège de Clymène (AFP) La police a perquisitionné vendredi 9 juillet le domicile et les bureaux de Patrice de Maistre, gérant de la fortune de Liliane Bettencourt.

 

Les policiers de la Brigade financière, saisis par le parquet de Nanterre, ont perquisitionné vendredi matin le siège de la société Clymène à Neuilly-sur-Seine, ainsi que le domicile de Patrice de Maistre dans le XVIe arrondissement, devant lequel de nombreux de journalistes, photographes et cameramen se pressaient à la mi-journée.

 

Ces perquisitions ont lieu au lendemain d'une confrontation entre le gestionnaire et l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, qui ont chacun campé sur leurs positions.

 

Claire Thibout a certes assuré n'avoir jamais dit aux journalistes de Mediapart  "que des enveloppes étaient remises régulièrement" à Nicolas Sarkozy lorsqu'il était maire de Neuilly entre 1983 et 2002. Mais elle a maintenu ses accusations visant Patrice de Maistre.

 

Claire Thibout, la "femme à abattre"

 

Selon elle, il lui avait bien demandé en 2007 d'effectuer un retrait de 150.000 euros qu'il destinait à Eric Woerth, trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy.

 

Confrontée jeudi dans les locaux de la police à la banquière chargée du compte de Liliane Bettencourt à la BNP Paribas, Claire Thibout s'est dite "certaine d'avoir appelé (la banquière) dans le cadre de cette demande de M. de Maistre", selon des extraits d'audition publiés sur le site internet du Figaro.

 

L'ex-comptable a ajouté que la banquière l'aurait dissuadé de faire un retrait supérieur à 50.000 euros en raison des obligations des banques de signaler ce type de retraits en liquide à la cellule anti-blanchiment de Bercy, Tracfin.

 

Une thèse réfutée par la banquière qui a assuré aux enquêteurs, selon Le Figaro.fr, n'avoir "jamais eu Mme Thibout au téléphone pour une demande de dépassement du montant de l'accréditif (50.000 euros, ndlr), que ce soit en mars 2007 ou à une autre date".

 

Le démenti de la banquière de la BNP Paribas fragilise un peu plus les déclarations de Claire Thibout, devenue la "femme à abattre" selon son avocat, Me Antoine Gillot.

 

Xavier B., ancien maître d'hôtel au service d'André et Liliane Bettencourt, lui aussi entendu jeudi par la brigade financière, a quant à lui déclaré que Nicolas Sarkozy ne s'était rendu chez la milliardaire qu'"à deux ou trois reprises, toujours dans le cadre de déjeuners officiels", toujours selon Le Figaro.fr.

 

Selon une information publiée sur notre site, Chantal Trovel, ancienne secrétaire particulière d’André Bettencourt, a confirmé les affirmations de Claire Thibout sur l’argent versé à des politiques. Et le maître d'hôtel qui a réalisé les enregistrements pirates soutiendrait cette version.

 

La majorité s'en prend à Mediapart

 

Lors de sa confrontation avec Patrice de Maistre, l'ex-comptable avait par ailleurs réaffirmé qu'il envisageait de puiser dans un compte en Suisse pour réunir la somme destinée à Eric Woerth. "C'est un pur mensonge. Je ne m'occupais pas des comptes en Suisse de Mme Bettencourt", a rétorqué Patrice de Maistre, selon un extrait de procès verbal publié par le site du Monde.  

 

Patrice de Maistre menace de poursuivre Claire Thibout et son avocat en raison de leurs "allégations diffamatoires", a dit vendredi son avocat, Me Pascal Wilhelm.

 

"Devant la poursuite des allégations diffamatoires de madame Thibout et de son avocat (Me Antoine Gillot, ndlr), monsieur de Maistre m'a chargé de prendre toutes les mesures judiciaires qui s'imposent", a-t-il indiqué dans un courrier électronique à l'AFP.

 

 La majorité, qui avait crié victoire jeudi après la fuite de plusieurs PV qui contredisaient l'interview de Mediapart, a continué vendredi à se saisir de ces contradictions pour s'en prendre à la presse.

 

En déplacement à Zagreb, le Premier ministre, François Fillon, a ainsi dénoncé "des justiciers auto-proclamés" sans toutefois citer de journalistes ou des titres en particulier.

 

Villepin défend la presse

 

"Ca fait trois jours que presque tous les médias relaient sans aucune précaution une accusation grave contre le président de la République, une accusation dont tout indique qu'il s'agit d'une manipulation, qu'elle ne repose sur aucun fait avéré, sur aucune preuve et, semble-t-il maintenant, sur aucun témoignage", a-t-il déclaré.

 

L'ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, a pris au contraire la défense de la presse dans cette affaire, jugeant vendredi "tout à fait dommageables les critiques intempestives" qui lui sont faites.

 

Le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault a de son côté appelé le chef de l'Etat, qui pourrait s'exprimer dans les prochains jours, à "prendre ses responsabilités" et à "régler la crise politique" en changeant de gouvernement.

 

SourcesNouvelobs.com avec AFP

 

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LES HOMMES DE LA BÊTE

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