Budget : coup de canif dans les aides au logement et à l'emploi

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Alors d'un côté Estrosi dépense plus de 90 millions de centimes pour aller boire un pot à l'Elysée avec ses "potes" et de l'autre côté, on sucre les allocs aux étudiants, on baisse les aides à l'emploi et même les handicapés vont être dans le collimateur. Ce sont les plus pauvres qui trinquent pour la gabegie de Sarko et de ses suivants. Depuis 2007, cela se chiffre par milliards. Mais c'est à nous de nous serrer la ceinture. On devrait leur demander de tout rembourser sur le champ. Et s'ils ne peuvent pas, on leur saisit tout. Par leurs mesures iniques, ils sont en train de nous acculer à la misère. Ce qui va entraîner une explosion de la délinquance. On le voit déjà. Les braquages ont quadruplé. De plus en plus de gens se font kidnapper ou tuer juste pour les voler. La France va ressembler au Bronx.

 

 

 

 

 

Budget : coup de canif dans les aides au logement et à l'emploi

 

 

par Audrey Pelé

 

 

 

 

Le gouvernement poursuit sa politique de réduction des coûts. Plusieurs aides au logement et à l'emploi vont être revues à la baisse, révèle ce mardi le ministre du Budget, François Baroin, dans une interview au journal « Les Echos ».

 

Une batterie d’annonces qui intervient peu après la présentation par François Baroin, en conseil des ministres, de 150 nouvelles mesures de modernisation de l'Etat dans l’objectif « d'économiser 10 milliards d'euros d'ici à 2013 ».

 

Première coupe donc : la révision à la baisse des subventions pour l'emploi des salariés à domicile. « L'aide à domicile fait l'objet de deux avantages, l'un social et l'autre fiscal. Nous allons supprimer l'abattement de 15 points sur les exonérations sociales », tranche François Baroin.

 

L'aide aux handicapés, elle, va bien augmenter de 25% mais moins vite que prévu, en six ans au lieu de cinq. De plus sa revalorisation passera à 3% l'an prochain au lieu des 4,5% prévus.

 

Les étudiants ne sont pas en reste : l’Aide personnalisée au logement (APL) leur sera plus difficilement accessible. « Nous supprimons la possibilité donnée aux étudiants et à leurs parents de cumuler l'aide personnalisée au logement et la demi-part par enfant à charge », précise encore le ministre.

 

Enfin, le nombre d'emplois aidés va être fortement diminuer. Ils devraient passer de 400.000 à 340.000 dès l’année prochaine.

« Des efforts considérables » qui ne font pas forcément l’unanimité

Alors que s'ouvre dans l'après-midi le débat de préparation budgétaire à l'Assemblée, François Baroin assure que « la France n'a jamais accompli un effort aussi considérable ». Bien que le ministre reconnaisse que le taux de TVA dans la restauration constitue « une très grosse niche fiscale », il n’annonce pas de modification avant la prochaine présidentielle. Pas non plus de suppression du bouclier fiscal en vue.

 

Pour Jean Arthuis, sénateur centriste de la Mayenne et président de la commission des finances, les annonces du gouvernement vont dans « la bonne direction » mais elles sont insuffisantes. « Il va falloir aller plus loin. J’attends de connaître le détail des mesures que propose le gouvernement. Mais j’ai bien à l’esprit que dans les économies faites en 2011 par rapport à 2010, il y en a qui sont faciles », assure Jean Arthuis. Et de poursuivre sur la réduction budgétaire : « Il faut travailler à un périmètre judicieux et trouver d’autres économies. Je pense qu’il faudra aussi imaginer des ressources supplémentaires. Je pense à un taux intermédiaire de la TVA sur la restauration, peut-être sur la rénovation du logement. Donc monsieur Baroin est dans la bonne direction, nous allons essayer de l’encourager à aller plus loin et plus fort » tranche le sénateur.

 

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Mais Nicole Bricq, sénatrice PS de la Seine-et-Marne et vice-présidente de la commission des finances, ne l’entend pas de cette oreille. « Le gouvernement se contente d’appuyer sur la pédale " dépense " dans le sens de la compression et y compris des dépenses d’interventions dont on sait très bien qu’elles contiennent des dépenses à caractère social. Je pense qu’il fait fausse route ». Problème pour la sénatrice : « Il faut dégager des marges de manœuvre pour relancer l’investissement et la croissance ». « Si vous comprimez les ménages de telle manière à ce qu’ils n’aient plus de marge de manœuvre sur leur modeste budget, ils consommeront moins. Ils tireront sur leur épargne s'ils le peuvent et ceux qui ne peuvent pa, ils maigriront mais ils seront mis au pain sec et à l’eau et ils ne consommeront pas », assure Nicole Bricq.

 

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Pour Jean-Baptiste Prévost, président de l’UNEF, principal syndicat étudiant, « le gouvernement a pris une décision brutale et cynique » concernant les APL. « Ces mesures signifient une baisse massive de l’effort de l’Etat pour aider les étudiants. Le gouvernement leur demande, dans un contexte de précarité sociale et de difficulté d’accès au logement, de choisir entre se couper un bras ou une jambe. L’aide au logement concerne plus de 700 000 étudiants, c’est notamment une aide indispensable, un filet de sécurité, car c’est la seule que peuvent toucher les étudiants qui n’ont pas de bourse », se désole Jean-Baptiste Prévost.

 

Le gouvernement s'est engagé à ramener son déficit public de 8% du PIB cette année, un niveau record, à 6% l'an prochain et 3% en 2013. Un objectif qui n'est « pas négociable », insiste François Baroin qui n’exclut pas malgré les critiques de demander, si nécessaire, « des efforts supplémentaires par rapport à ce qui est prévu ».

 

Sources Public Senat

 

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LES HOMMES DE LA BÊTE

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