Ceux que l’on oublie et qui font le malheur des autres…

Publié le par Adriana EVANGELIZT

De quel pays "européen" nous parle Mr Pascal Roussel -analyste au sein du Département des Risques Financiers de la Banque Européenne d'Investissement -BEI- que l'on ne peut pas mettre dans la catégorie des "conspirationnistes". Ceux qui sont derrière ce "pays" ont bien l'intention de faire la même chose avec l'Union Européenne. Ruiner les Peuples. Je vais vous poser en suivant une video où Mr Pascal Roussel nous parle sans ambages de "l'oligarchie" de la finance qui accumule des profits de générations en générations.

 

 

 

 

Ceux que l’on oublie et qui font le malheur des autres…

 

 

Par Pascal Roussel

 

 

 

La presse anglo-saxonne insiste lourdement sur les nuages noirs qui s’accumulent sur la zone euro et loin de moi l’idée de minimiser ces problèmes. Il ne faut cependant pas oublier que les marchés monétaires obéissent à un principe de « vase communiquant » et si un investisseur veut fuir l’euro, il doit pour cela acheter une autre devise qu’il payera avec ses euros. Autrement dit, aussi longtemps que l’attention des investisseurs se concentre sur l’Europe, ils oublient que les autres devises sont elles aussi très malades voire encore plus malades. C’est un aspect de la guerre des monnaies qui fait rage.

 

J’aimerais décrire un Etat européen dont la grande presse ne parle plus en ce moment bien que sa situation soit calamiteuse. Durant cette semaine, cet Etat sera obligé d’emprunter 65 milliards. Mais ce n’est pas vraiment sur les marchés qu’il se finance car ces derniers temps, 70% de ses emprunts se font auprès de sa banque centrale qui crée pour cela de la monnaie fraîche. En plus cet Etat qui est incapable de boucler sa semaine est obligé de puiser 45 milliards dans la caisse destinée à payer les pensions.

 

Depuis cinq ans, l’immobilier résidentiel dans ce pays européen a perdu 29.5% de sa valeur et 28.4% des ménages remboursent un emprunt hypothécaire supérieur à la valeur de leur maison (ce qui n’est pas très motivant). Il n’y a aucun signe sérieux de stabilisation des prix qui chutent inexorablement trimestre après trimestre…

 

Le nombre de sans abris et le chômage de longue durée dans ce pays est à des sommets inégalés (malgré un maquillage des chiffres officiels bien plus efficace que dans la plupart des autres pays). Dans ce pays, 14% de la population ne peut survivre qu’avec l’aide de tickets de rationnement (comme ceux distribués durant les guerres).

 

Le nombre de surfaces commerciales à louer dans les grands « shopping center » de ce pays est actuellement le plus élevé depuis que ces statistiques existent.

 

Pour la première fois de l’histoire de ce pays, une majorité de parents estiment que leurs enfants auront une vie pire que la leur. Il est vrai que dans ce pays européen, 9.4% des jeunes diplômés sont sans emploi (le chiffre le plus élevé depuis que ces statistiques existent) et seuls 40% trouvent un emploi correspondant à leurs études. La majorité peine à rembourser les lourds crédits nécessaires pour payer leurs études universitaires.

 

Le prix de l’essence dans ce pays est tellement élevé que les statistiques montrent que la population a été contrainte de sacrifier une partie de sa nourriture

 

Bien qu’aucune richesse réelle pour les ménages de ce pays n’ait été crée ces dernières années, la bourse fonctionne en mode méga bulle. Le rapport entre la capitalisation boursière des sociétés cotées, et de la valeur totale de leurs actifs est au plus haut depuis plus de … cent ans (à l’exception de la valeur enregistrée au sommet de la bulle dotcom). Pour parvenir à ce résultat, la banque centrale de ce pays n’a pas ménagé ses efforts : elle a triplé la taille de son bilan et injecté 1500 milliards dans la bourse. D’ailleurs le gouvernement a lui aussi fait un maximum pour aider les profits boursiers des grandes banques de ce pays, il n’a jamais été autant endetté dans toute son histoire. Les municipalités locales sont quasi toutes dans le rouge et rencontrent des difficultés de plus en plus grande pour se financer sur les marchés car les dépenses sociales explosent alors que les rentrées fiscales fondent. Chaque jour des manifestations monstres se déroulent un peu partout mais on en entend peu parler.

 

Je pourrais continuer mais je sais que la plupart des lecteurs se demandent pourquoi la presse de la City ou de New York ne parle pas de ce pays européen qui est visiblement dans une situation bien pire que les fameux PIIGS. La raison est simple : je n’ai pas décrit la situation d’un pays Européen mais celle des Etats-Unis !

 

Pascal Roussel, auteur de « Divina Insidia, le Piège Divin », analyste au sein du Département des Risques Financiers de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), le 09 mai 2011.

 

 

Cette lettre d’information financière a initialement été éditée sur le site eurasianfinance.com

 

Email: pasroussel@gmail.com

 

Sources LIESI

 

Posté par Adriana Evangelizt

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