Emeutes en Algérie : 3 morts et 400 blessés

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 

 

 

Emeutes en Algérie : 3 morts et 400 blessés

 

 

 

Avec Rahim Bellem en Algérie

 

 

Trois personnes sont mortes depuis le début des émeutes déclenchées le 5 janvier en Algérie contre la cherté de la vie, selon un bilan publié samedi soir par le ministre de l'Intérieur Dahou Ould Kablia.

 

Il avait confirmé dans la matinée le décès de deux manifestants, avant d'annoncer celui d'une troisième personne en fin de journée. Au cours de ces affrontements, 400 personnes auraient également été blessées, dont 300 policiers.

 

 

Les trois morts sont des manifestants. Le ministre de l'Intérieur a précisé que la première victime avait été tuée par balle dans la région de M'sila, à 300 km au sud-est d'Alger. Selon lui, l'homme «est mort lors d'une tentative d'intrusion dans un commissariat de police». Selon le quotidien «El Khabar», il était âgé de 18 ans. Un autre homme est décédé à Bou Smaïl, à environ 50 km à l'ouest d'Alger. «El Khabar» affirme que l'homme, âgé de 32 ans, a été victime d'une grenade lacrymogène. La troisième personne, décédée à Tidjelabine, dans la région de Boumerdès, a été retrouvée brûlée dans un hôtel incendié par les émeutiers, a indiqué le ministre.

 

Nouveaux affrontements dans le pays

 

Samedi, de violents affrontements ont repris entre manifestants et policiers. La capitale, Alger, comme la ville côtière d'Annaba, se sont transformées en cités fantômes : magasins fermés, habitants reclus chez eux, transports en commun au ralenti... De nombreuses routes étaient par ailleurs coupées à la circulation en raison de barricades installées par les manifestants qui rackettaient les automobilistes.

 

A Annaba, des violences ont eu lieu dans le quartier populaire dit «gazomètre». Pneus brûlés, barricades, jets de pierres contre les brigades anti-émeutes, tirs de gaz lacrymogène contre les émeutiers... Au moins 21 personnes, dont sept policiers, ont été blessées depuis vendredi, selon les secouristes, et la police a arrêté une cinquantaine de manifestants, selon une source préfectorale.  

 

A Tizi Ouzou, principale ville de Kabylie, des émeutes ont eu lieu dans le centre-ville et dans des quartiers périphériques, notamment à Boukhalfa où des manifestants ont coupé la route menant vers Alger avec des pneus en feu.

 

A Alger, une vive tension persistait notamment à Bab el Oued, quartier populaire densément peuplé et principal foyer de contestation. La nuit de vendredi à samedi y a cependant été calme, selon ses résidents.

 

Le gouvernement tente de juguler la hausse des prix

 

Les Algériens, dont les moins de 30 ans représentent 75% de la population, ont commencé à manifester mercredi contre l'augmentation jusqu'à 30% constatée depuis le 1er janvier des prix des produits de base. Alors que l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA, seul syndicat reconnu officiellement) avait demandé au gouvernement des mesures «urgentes», ce-dernier a annoncé samedi soir la baisse des charges sur l'huile et le sucre. Cette exonération de 41% des charges imposées aux importateurs et producteurs d'huile et de sucre a été décrétée «temporaire et exceptionnelle». Dans son communiqué, le gouvernement précise qu'il «attend des producteurs et des distributeurs d'en répercuter en urgence les effets sur les prix de vente aux consommateurs».

 

Plus tôt ce samedi, quatre distributeurs d'huile de l'Association de la filière algérienne des oléagineux (AFAO) avaient annoncé qu'ils reportaient toute augmentation de prix. Et la société Cevital, premier producteur d'huile et de sucre, s'était défendu d'être à l'origine de la flambée des prix.  

 

Sources Le Parisien

 

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans REVOLUTION DES PEUPLES

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