Espionnage AEF : pourquoi Christine Ockrent est mise en cause

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 Lisez bien le procès-verbal. Pour l'espionnite, ils ont utilisé le logiciel TEAMVIEWER qui permet de prendre à distance le contrôle d'un serveur ou d'un PC, et IDisk pour stocker les infos sur un disque virtuel. Dès que la taupe s'est aperçue qu'ils avaient été repérés, il a commencé à effacer les données. Celui qui a mis en place cette opération s'appelle Thibault DE ROBERT, il travaille en "indépendant" mais aussi pour Lagardère. Pour dire que le type ne pensait pas se faire croquer, il avait carrément mis son nom sur le disque virtuel "tderobert", et comme il travaillait pour AEF, cela a été un jeu d'enfant que de faire le rapprochement. Mais, quand même, dans sa précipitation la direction d'AEF a commis une lourde erreur, si l'on puit dire. A leur place, nous aurions fait comme si de rien était et nous aurions surveillé les espions, ce qui nous aurait peut-être amené à ceux que de Robert renseignait. Nous les aurions mis sous écoute et exercé une filature sur eux pour voir qui ils rencontraient.

 

Vieille méthode éprouvée. J'ai bossé quelques années pour un détective privé et nous avons plusieurs fois dû, justement, travailler pour des boîtes qui se savaient victimes d'intrusions. Une fois que nous avions repéré la "cible", nous mettions en place un filet de surveillance qui pouvait durer des mois mais au bout du compte, on crevait toujours les taupes et leurs supérieurs. AEF aurait dû ronger son frein pour obtenir davantage de résultat. Car là, il est sûr et certain que les espions ne vont pas dire pour qui ils travaillaient.

 

 

 

 

Espionnage AEF : pourquoi Christine Ockrent est mise en cause

 

 

Directrice déléguée du groupe Audiovisuel extérieur de France, Christine Ockrent est mise en cause dans la découverte d'un système d'espionnage interne mis en place par un prestataire très proche du couple qu'elle forme avec Bernard Kouchner. Marianne publie dans son édition papier du 4 décembre des documents qui désignent Christine Ockrent.

 

Mardi 30 novembre à 23 heures, lepoint.fr, sous la plume d'Emmanuel Béretta, publiait un article révélant la plainte contre X au pénal pour « intrusion et vol de données dans un système automatisé informatique », déposée officiellement par la direction du groupe Audiovisuel de France, qui chapeaute France 24, RFI et TV5. Marianne est aujourd’hui en mesure de le dire : non seulement cette plainte est tout ce qu’il y a de plus sérieuse, mais encore l’enquête qui progresse désigne directement, et pour plusieurs raisons, l’épouse de Bernard Kouchner comme étant au coeur du système de piratage informatique interne découvert dans les ordinateurs de la holding du groupe « l’Audiovisuel extérieur français ». Voici d'abord le contenu exact de la plainte déposée par Véronique Katlama, directrice des affaires juridiques du groupe :

 

Si vous ne pouvez pas bien lire, allez sur le site de Marianne...

 

 

 

 

 

Si

Constatant le peu de réactivité de la police, Alain de Pouzilhac, le Président du groupe contre lequel Christine Ockrent, directrice déléguée, mène une guérilla depuis cet été, a confié le 19 novembre une enquête au cabinet Forensic & Legal Services, expert de justice près de la Cour d’appel de Paris. Lequel a remis deux rapports au PDG de AEF. Le premier rapport concerne Thibault de Robert, un cadre spécialisé dans la sécurié informatique, salarié de Lagardère Active, mais qui oeuvrait en l'occurence pour AEF depuis l'été 2008, à la demande de Christine Ockrent. Ce premier rapport est accablant pour Thibault de Robert, un  ami de longue date du couple Kouchner-Ockrent.
 
Le deuxième rapport concerne Candice Marchal, une vieille connaissance de Christine Ockrent avec laquelle elle collaborait à France 3. Les informaticiens travaillant sur cette enquête n'ont pas encore dépouillé toutes les données trouvées dans l'ordinateur de Candice Marchal, soit 2,5 millions de documents. Mais les échanges montrent sa proximité avec Christine Ockrent. Certains de ces mails, dont les enquêteurs ont pris connaissance, indiqueraient que Christine Ockrent n'ignorait pas ce système de piratage interne. Marianne publiera samedi 4 décembre, et vendredi 3 décembre sur Internet, l'ensemble de l'enquête de Pierre Péan et Philippe Cohen. On y apprendra pourquoi, au sein du staff d'Audiovisuel extérieur de France (AEF), les principaux dirigeants du groupe suspectent la directrice déléguée d'avoir organisé ou au moins toléré la mise au point de ce système de piratage interne. Depuis que le scandale a éclaté, Christine Ockrent s'est bornée à indiquer qu'elle n'était pour rien dans cette affaire. Il reste à savoir ce que diront ses deux amis lorsqu'il seront interrogés par la police, qui vient de récupérer le rapport d'expertise du cabinet mandaté par la direction d'AEF.
Sources Marianne 2
Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LES HOMMES DE LA BÊTE

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