Flottille Gaza: vive émotion de la classe politique française et d'associations

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 

 

Flottille Gaza: vive émotion de la classe politique française et d'associations
 
 
 

L'opération sanglante de la marine israélienne contre une flottille en route vers Gaza a suscité une vive émotion en France tant dans la classe politique que parmi les organisations des droits de l'Homme et représentants musulmans.

 

Le président Nicolas Sarkozy a condamné "l'usage disproportionné de la force" par Israël, exigeant "toute la lumière sur cette tragédie", selon un communiqué de l'Elysée.

 

A l'UMP, le porte-parole Frédéric Lefebvre a dans un premier temps "regretté" les morts lors de l'assaut, parlant de "provocation" de la part de militants pro-palestiniens, puis condamné une "surréaction" israélienne.

A gauche, les protestations sont unanimes.

 

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a lancé un appel à des rassemblements lundi après-midi dans plusieurs grandes villes, dont à Paris devant l'ambassade d'Israël, auquel se sont joints le PCF et les Verts.

 

La numéro un du PS, Martine Aubry, a condamné "avec la plus grande fermeté l'usage de la force, inacceptable et disproportionné contre des bateaux acheminant de l'aide humanitaire à la population de Gaza". Le PS réclame une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a vu dans l'opération israélienne "la plus désastreuse des réponses aux espoirs de paix entre les peuples de Palestine et d?Israël".

 

Jean-Michel Baylet, le président du Parti radical de gauche (PRG), juge "la violence de l'attaque (...) incompréhensible et indigne d'une démocratie". Le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon réclame "la convocation du Conseil de sécurité de l'ONU pour condamner et sanctionner le gouvernement israélien".

 

Au MoDem, Marielle de Sarnez évoque une "catastrophe terrible qui aurait dû être évitée".

 

Les représentants de la communauté musulmane en France - la plus grande d'Europe avec cinq à six millions de fidèles - se sont dits profondément "indignés". Le Conseil français du culte musulman (CFCM) appelle la France "à diligenter une commission d'enquête internationale afin que ce type d'acte ne demeure pas impuni". L'Union des organisations islamiques de France (UOIF) dénonce "un nouvel épisode dans la barbarie de l'occupation".

 

Dans la communauté juive française, également la plus importante d'Europe, le président du Crif, Richard Prasquier, a dit déplorer "profondément" qu'il y ait eu des victimes tout en exprimant des doutes sur le caractère humanitaire de la flottille.

 

De nombreuses associations et des syndicats ont fustigé l'action israélienne. Le Mouvement de la Paix "dénonce" un "assaut ignoble et lâche", condamnant "cet acte de guerre".

 

"Consterné", Cojep International (jeunesse pluriculturelle) "lance un appel solennel à l'Etat d'Israël afin qu'il agisse "comme un membre responsable de la communauté mondiale" et cesse de se conduire "comme un taureau dans une serre".

 

Le Collectif Banlieues Respect considère que l'opération israélienne "risque de compromettre le processus de paix" et "provoquera de graves tensions dans +le vivre ensemble+ entre juifs et musulmans dans nos banlieues".

 

Par ailleurs CGT, FSU, Plate-forme des ONG françaises pour la Palestine (Cimade, Mrap, association France Palestine solidarité, etc.) ont fustigé un "crime injustifiable", appelant à la constitution d'une commission d'enquête internationale sous l'égide du Conseil de sécurité des Nations unies".

 

Elles demandent au gouvernement français et à l'Union européenne d'"exiger des autorités israéliennes, sous peine de sanctions, la fin immédiate du blocus de Gaza, et à soutenir les efforts pour mettre fin à l'impunité des autorités israéliennes".

 

Sources AFP

 

Posté par Adriana Evangelizt

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