Fusillade USA : Gabrielle Giffords entre la vie et la mort

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 Voyez l'article en bas, "L'Arizona, "capitale" de la colère, la haine, l'intolérance". Ca en dit long sur l'état mental d'un grand nombre de citoyens US. Et, disons-le, cette frange violente est savamment exploitée par les politiques "ripoux" du style Sarah Palin. En voilà une qui ne vaut pas cher, si elle vaut quelque chose. Quand elle va passer à la "pesée des âmes", la sienne est si noire qu'elle va littéralement griller avant de se désintégrer dans le grand Tout pour l'anéantissement total. Rayée du Livre de Vie. Selon la Loi de l'Evolution Cosmique qui fait l'Evolution Terrestre. Déjà, depuis que je l'ai vue en train de faire abattre les Loups, nos Frères, je ne la porte pas dans mon coeur. Et quand on voit toutes les manigances et magouilles auxquelles elle se prête, son image n'a pas embellie. Elle peut se faire refaire la façade ou se ripoliner, cela ne masque pas la laideur de son âme vendue au fric et aux crapules qui lui ressemblent. Plus moche qu'elle, tu meurs ! Regardez la carte ci-dessous, c'est son oeuvre. Les petits cercles blancs sont des viseurs de fusils. Ils sont situés sur toutes les circonscriptions que le camp Palin souhaitait reconquérir. Celle de Gabrielle Giffords en faisait partie. Elle est aujourd'hui entre la vie et la mort. Ceci vous montre la force des symboles et leur subjectivité sur les êtres psychiquement défaillants ou haineux. Ils font des associations. Une cible sur la circonscription de Mme Giffords équivaut dans leur tête malade à une femme à abattre. Sarah Palin a belle mine de présenter ses condoléances. Qu'elle fasse plutôt attention à "l'effet boomerang", surtout en cette période où tout est compté doublement. Comprenne qui pourra.

 

 

 

 

 

 

 

 

Etats-Unis : une députée entre la vie et la mort

 

après une fusillade

 

 

Gabrielle Giffords, une parlementaire américaine, se trouvait dans un état critique, dimanche 9 janvier, après avoir été la cible d'un homme qui a ouvert le feu lors d'un meeting politique en Arizona, samedi. Mme Giffords a été atteinte d'une balle en pleine tête alors qu'elle discutait avec ses électeurs sur le parking d'un supermarché de Tucson.

 

Un jeune homme de 22 ans a tiré une vingtaine de fois avec une arme semi-automatique, touchant l'élue et plusieurs autres personnes présentes sur place. La fusillade a fait six morts, dont Christina Green, une fillette de 9 ans, et John M. Roll, un juge fédéral qui avait 63 ans. Treize personnes ont également été blessées, dont plusieurs se trouvent dans un état grave.

 

Samedi, plusieurs médias, citant le bureau du shérif, avaient annoncé que Mme Giffords, élue démocrate dans l'Arizona depuis 2007, était décédée. Les autorités médicales ont ensuite démenti cette information, déclarant qu'elle subissait une intervention chirurgicale au Tucson's University Medical Center. Les médecins qui l'ont opérée se sont dits prudemment optimistes sur ses chances de survie, selon un proche de l'élue. "C'est une blessure aux effets très dévastateurs", ont confié les médecins.

 

UN TIREUR "AU PASSÉ TROUBLÉ"

 

Le tireur, qui a été arrêté alors qu'il tentait de s'enfuir, a été identifié comme étant Jared Lee Loughner. Selon les autorités locales, il était connu des services de police. Clarence Dupnik, shérif du comté de Pima, l'a décrit comme un homme "au passé troublé".

 

Des comptes attribués au tueur ont été retrouvés sur plusieurs réseaux sociaux, dont Facebook et YouTube. Loughner y dénonce le gouvernement et la religion, appelle à la création d'une nouvelle monnaie et regrette que l'administration contrôle la grammaire. Il cite pêle-mêle l'écrivaine Ayn Rand, Adolf Hitler ou le Manifeste du Parti communiste. Le FBI s'emploie à déterminer s'il s'agit de la même personne que le tireur.

 

POSSIBLE COMPLICE

 

Loughner est actuellement incarcéré à Tucson et garde le silence, refusant de coopérer lors de son interrogatoire. Le président américain Barack Obama, qui a qualifié la fusillade de "tragédie innommable" et d'"acte insensé", a envoyé sur place le directeur du FBI, Robert Mueller. Les autorités locales sont actuellement à la recherche d'un complice. Selon le shérif Dupnik, "il y a des raisons de croire que [le tireur] est venu là avec un autre individu". Une image d'une caméra de surveillance montrant un homme d'une cinquantaine d'années a été diffusée dans la presse américaine.

 

 

 

Greg Segalini porte une photo de sa nièce, Christina Green, la fillette de 9 ans qui est morte lors de la fusillade.

Greg Segalini porte une photo de sa nièce, Christina Green, la fillette de 9 ans qui est morte lors de la fusillade.AP/Mark Henle

 

 

 

Gabrielle Giffords était entrée au Congrès en janvier 2007. Elle faisait partie des dix élus démocrates victimes de harcèlement en raison de leur soutien à la réforme du système de santé américain défendue par l'administration démocrate. Première conséquence de cette fusillade, les élus américains ont décidé de reporter un vote visant à abroger cette réforme, prévu la semaine prochaine.

 

Sources Le Monde

 

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 L'Arizona, "capitale" de "la colère, la haine, l'intolérance"

 

 

 

La police ignore encore les raisons derrière la fusillade visant l'élue démocrate Gabrielle Giffords, qui a coûté la vie à six personnes samedi à Tucson. Il se pourrait même qu'elle ne soit pas de nature politique. Mais elle intervient dans un climat lourd depuis plusieurs mois dans l'Etat d'Arizona, où une loi controversée sur l'immigration et la réforme de l'assurance-maladie ont exacerbé les tensions.

 

Lors des élections de mi-mandat, en novembre, Mme Giffords avait gardé son siège après une bataille particulièrement âpre contre un candidat républicain issu du Tea Party. Alfredo Gutierrez, un ancien élu du Parlement d'Arizona, estime que le combat électoral "n'avait jamais été aussi enflammé" dans son Etat.

 

L'Arizona est un des Etats américains où les lois sur le contrôle des armes à feu sont parmi les plus laxistes. Conséquence, selon Alfredo Gutierrez, "le nombre d'armes et le nombre de gens furieux qui y ont accès est ahurissant". Le Washington Post signale ainsi qu'un homme avait déjà apporté une arme lors d'une réunion publique similaire de Mme Giffords en août dernier.

  

"HAUT-LIEU DES PRÉJUGÉS ET DE L'INTOLÉRANCE"

  

Clarence Dupnik, shérif du comté de Pima, est en charge de l'enquête après la fusillade. Devant la presse, samedi, il a fustigé le climat violent et la rhétorique incendiaire qui existent actuellement en Arizona, dénonçant "le vitriol qui sort de certaines bouches pour appeler à démolir le gouvernement". "Malheureusement, je pense que l'Arizona est devenu une sorte de capitale" de "la colère, la haine, l'intolérance", a-t-il lancé. "Nous sommes devenus le haut-lieu des préjugés et de l'intolérance".

  

Gabrielle Giffords avait déjà été pointée du doigt pour son soutien à la réforme de l'assurance-maladie. Elle faisait partie d'élus qui avaient recensé 42 actes de vandalisme ou de menaces dans les trois premiers mois de 2010, au moment où la réforme était débattue. La quasi-totalité de ces actes étaient liés, de près ou de loin, au dossier de l'assurance-maladie. En mars, des vitres de sa maison à Tucson avaient été brisées par des inconnus à peine quelques heures après l'adoption de la réforme.

  

Lors d'une interview à la chaîne MSNBC en mars, Gabrielle Giffords avait dénoncé les déclarations virulentes à son encontre en provenance du camp républicain. Elle a notamment évoqué une carte diffusée par l'ancienne candidate à la vice-présidence, Sarah Palin. Cette carte, établie par son Comité d'action politique (PAC), montrait une Amérique émaillée de viseurs de fusils.  Chaque viseur désignait une circonscription que le camp Palin souhaitait conquérir. La 8e circonscription de l'Arizona, celle de Gabrielle Giffords, était "visée".

"Quand les gens font ce genre de choses, ils doivent se rendre compte que ces actes ont des conséquences", avait-elle alors déclaré. Samedi, Sarah Palin a présenté ses condoléances aux victimes, condamnant l'attaque sur sa page Facebook.

 

 

La carte, diffusée par son Comité d'action politique (PAC) de Sarah Palin, montrant une carte de l'Amérique émaillée de viseurs de fusils.

Sources Le Monde

 

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

Publié dans LES HOMMES DE LA BÊTE

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