Grippe A : « Il s’est raconté sur la toile tout et n’importe quoi », selon Jean Christophe Lagarde

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 

 

 

Grippe A : « Il s’est raconté sur la toile tout et n’importe quoi »,

 

 selon Jean Christophe Lagarde

 

 

par Aurelien Romano

 

 

La commission d’enquête sur la Grippe A de l’Assemblée nationale a rendu son rapport : nécessité du principe de précaution, coût élevé de la vaccination, dépendance des pouvoirs publics face aux laboratoires pharmaceutiques et rôle d’Internet, tout est passé au crible.
 

Jean-Pierre Door n’a pas forcé le trait. Le député UMP du Loiret, rapporteur de la commission d’enquête Grippe A, reste modéré dans sa critique de la gestion de l’épidémie H1N1 par le gouvernement. Il souligne une « pandémie moins dangereuse que prévue » et insiste sur le nécessaire principe de précaution qui a fait commander des millions de doses. Le député souligne qu’au « pays de Pasteur il faut qu’on remette la vaccination au cœur de la santé publique ». 

 

Le président de la commission d’enquête, le centriste Jean-Christophe Lagarde est plus critique, notamment envers le coût élevé de cette campagne de vaccination, le chiffre de 600 millions d’euros est avancé.

 

Au fil des 800 pages du rapport, d’autres problèmes sont pointés du doigt : la dépendance des pouvoirs publics face aux laboratoires pharmaceutiques, le manque de coordination européenne et l’erreur de ne pas avoir associé les médecins libéraux à la campagne vaccinale.

 

Derrière cette liste de critiques, le député Nouveau centre de Seine-Saint-Denis se dit scandalisé par l’OMS qui a refusé à deux reprises de répondre aux convocations de la commission d’enquête. Jean-Christophe Lagarde pointe aussi le rôle d’une entité plus floue, mais visiblement responsable de bien des malheurs : Internet.

 

« Il s’est raconté sur la toile absolument tout et n’importe quoi. N’importe quel olibrius s’est déclaré expert et a commencé à venir dire tout et n’importe quoi et Internet est souvent repris par les médias sans vérification. » La critique gouvernementale est en creux : « Comment au pays de Pasteur on a pu faire croire que le vaccin était plus dangereux que la maladie ? Le jour où on répondra à cette question, on se dira que sur Internet il faut être présent et répondre. »

 

La nécessaire prise de conscience du potentiel du web reste à l’état de vœux pieux. Jean Pierre Door note qu’aux Etats-Unis la cellule de veille Internet sur le dossier de la grippe A regroupait 800 personnes contre 8 en France.

 

Sources : Public Senat

 

Posté par Adriana Evangelizt

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