Israël sous le feu des critiques après le raid contre la flottille humanitaire

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Voir la video des soldats sionistes sur un des bâteaux. Voyez qui tient les armes et qui menace et qui tire. Il faut arrêter ces fous dangereux et vite. Voir notre article sur la question pour ceux qui l'auraient raté. Ceux qui soutiennent le sionisme ne soutiennent pas les juifs, bien au contraire.

 

 

 

 

 

Israël sous le feu des critiques après le raid contre la flottille humanitaire

 

 

 

 

Le premier ministre turc parle de terrorisme d’Etat, le conseil de sécurité de l’ONU se réunit dans l’urgence et les condamnations continuent de pleuvoir après l’assaut des forces israéliennes contre une flottille d’humanitaires en route vers Gaza tôt ce matin. On ne dispose toujours pas de bilan officiel des victimes, au moins 10 selon un bilan revu à la baisse par une chaîne de TV israélienne. Le premier ministre Netanyahou qui devait rencontrer demain Barack Obama rentre d’urgence en Israël

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra une réunion d’urgence lundi à 13H00 locales (19H00, heure suisse) sur le Proche-Orient après l’assaut israélien meurtrier contre une flottille humanitaire à destination de Gaza, a indiqué un diplomate occidental. La réunion donnera lieu à un débat public, a souligné ce diplomate.

 

Selon une chaîne de télévision israélienne, 19 passagers ont été tués et 36 autres blessés lors de l’assaut donné par des commandos israéliens contre la flottille internationale de militants pro-palestiniens qui tentait de forcer le blocus israélien de la bande de Gaza.

 

L’armée israélienne, elle, a fait état de 10 blessés dans ses rangs, dont deux grièvement.

 

Un peu plus tôt lundi, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s’est dit «choqué» par l’assaut de l’armée israélienne. Depuis Kampala où il est actuellement en déplacement, M. Ban a également «condamné ces violences». «Il est vital qu’une enquête complète soit menée pour déterminer comment un tel bain de sang a pu avoir lieu», a souligné le chef de l’ONU.

 

Condamnations unanimes

 

A l’instar d’Amnesty International qui a réclamé une «enquête crédible et indépendante», de nombreuses capitales ont demandé que toute la lumière soit faite sur l’assaut qui a fait au moins dix morts dans des circonstances encore imprécises dans des eaux internationales.

 

L’Autorité palestinienne et la Turquie ont réclamé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, comme le Liban qui le préside actuellement.

 

Les Etats-Unis et leur allié britannique ont déploré les «pertes en vie humaines». Washington cherche «à éclaircir les circonstances entourant cette tragédie», a indiqué la Maison Blanche à la veille d’une visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui, depuis le Canada, a apporté «son entier soutien» à Tsahal. M. Netanyahu a toutefois annulé le reste de sa visite en Amérique du nord.

 

La chef de la diplomatie de l’UE Catherine Ashton et le représentant du Quartette pour le Proche-Orient Tony Blair «choqué» ont réclamé une enquête.

 

Alors que le Vatican exprimait sa «douleur et sa préoccupation», de nombreux Etats ont convoqué les ambassadeurs israéliens pour demander des explications, comme la France, l’Egypte, la Jordanie, l’Autriche, la Grèce, l’Irlande, la Suède, la Norvège, le Danemark, la Belgique, l’Autriche et l’Espagne. Certains étaient inquiets pour leurs ressortissants ayant pris part à l’expédition.

 

Moscou a jugé que «l’utilisation d’armes contre des civils et l’arrestation en pleine mer de navires sans raisons légales constituent une violation grossière des normes du droit international».

 

La Turquie, autrefois un des rares alliés de l’Etat hébreu au Proche-Orient, a rappelé son ambassadeur, et annulé les préparatifs pour trois manoeuvres militaires conjointes avec Israël. Ankara a prévenu que l’opération contre la flottille, à laquelle un navire turc prenait part, risquait d’»entraîner des conséquences irréparables sur (les) relations bilatérales».

 

Au Proche Orient

 

Qualifiant le raid de «massacre», le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a décrété trois jours de deuil dans les territoires. L’Autorité palestinienne a demandé à Washington une intervention d’urgence pour mettre fin aux «crimes israéliens».

 

Le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, dénonçant «un crime et un scandale politique et médiatique», a appelé Arabes et musulmans à «se soulever devant les ambassades» d’Israël dans le monde et les Palestiniens à manifester et faire grève en Cisjordanie.

 

Le Haut comité de suivi des Arabes, la plus importante organisation représentant les 1,3 million d’Arabes israéliens, a appelé à une journée de grève générale mardi et à des manifestations en Israël.

 

Près de 10.000 personnes ont manifesté à Istanbul aux cris de «Mort à Israël!» ou «Vengeance! Oeil pour oeil, dent pour dent!». Plus de 2.000 personnes ont manifesté à Amman, ainsi que plusieurs milliers de Palestiniens à travers la bande de Gaza.

 

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a dénoncé un «acte inhumain du régime sioniste», y voyant non «pas un signe de la force mais de la faiblesse de ce régime», dont la fin «est plus proche que jamais».

 

En Europe

 

En Europe, les condamnations ont été sévères: «complètement inacceptable» (Suède), «totalement disproportionné», «grave et préoccupant» (Espagne), «réponse totalement inacceptable» à une mission humanitaire (Irlande).

 

 Allemagne, Belgique, France et Portugal ont jugé l’assaut «disproportionné», et Rome a «déploré» le «meurtre de civils». En rétorsion, la Grèce a mis fin à un exercice aérien avec Israël en Crète (sud).

 

Les ambassadeurs à Bruxelles des 27 pays de l’Union européenne devaient tenir une réunion extraordinaire lundi après-midi.

 

L’Egypte a dénoncé «l’usage excessif de la force» et la Jordanie a condamné un «crime odieux». Le Liban a dénoncé «une étape dangereuse et folle qui va exacerber les tensions dans la région» et appelé la communauté internationale «à prendre des mesures».

 

La Ligue arabe a convoqué une réunion extraordinaire mardi pour décider des mesures à prendre, tandis que l’émir du Qatar dénonçait «un acte de piraterie».

 

L’Union Africaine, «profondément choquée», a demandé une enquête sur ce raid jugé «brutal et inhumain» par le Pakistan.

 

Sources Le Temps

 

Posté par Adriana Evangelizt

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