Japon - L'alerte au nuage radioactif déclenchée

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 Il était bien évident que le nuage radioactif n'allait pas rester au Japon. Et encore, quand on dit "le" nuage, on est court...

 

 

Japon - L'alerte au nuage radioactif déclenchée

 

 

 

 

Sans attendre de savoir si les tentatives désespérées pour reprendre le contrôle de la centrale en perdition de Fukushima-Daiichi seraient couronnées de succès, le centre d'observation des cendres volcaniques de Londres (VAAC), a lancé dès mardi soir l'alerte au nuage radioactif. Destinée aux compagnies aériennes, celle-ci impose une zone d'exclusion aérienne de 30 km autour de la centrale ; ce qui permet aux avions, notamment ceux d'évacuation, de décoller et de se poser. Mais l'alerte du VAAC - dont un centre se situe à Toulouse - couvre aussi dix régions de l'espace aérien situées au Japon, en Russie, en Chine, aux États-Unis et en Corée du Sud. De fait, c'est tout le trafic aérien international qui pourrait être perturbé dans les prochains jours en fonction du déplacement des particules radioactives. Hier, Lars-Erik de Geer, directeur de recherches à l'Institut de recherches et de la défense suédoise, s'est appuyé sur les données d'un réseau international de stations de surveillance de la radioactivité pour dire que les particules se dirigeaient vers l'Amérique du Nord.

 

Un tel nuage peut-il toucher la France ? « Si on va au bout du scénario catastrophe, il peut y avoir des retombées dans une large partie de l'hémisphère nord, y compris, dans de petites proportions, en France métropolitaine », a assuré hier la ministre de l'Écologie Nathalie Kociusko-Morizet ; comme pour montrer combien le gouvernement avait tiré les leçons de la catastrophe de Tchernobyl lors de laquelle les autorités françaises juraient que le nuage radioactif s'était arrêté à nos frontières… Cette fois, le risque semble réellement moindre, étant donnée la distance que le vent doit parcourir entre le Japon et la France - 14 000 km contre 2 000 km entre Paris et Tchernobyl - et le fait que la concentration en particules radioactives (notamment l'iode 131 et le césium 137), diminue significativement avec la distance.

 

Toutefois, l'nstitut national de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a mis en place un dispositif de surveillance pour le territoire français, qui tiendra compte de « scénarios extrêmes », a déclaré mercredi le directeur général adjoint de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Les données collectées par 163 balises sont publiées en temps réel sur le site internet de l'IRSN (http://sws.irsn.fr/sws/mesure/index).

 

Enfin, l'Union européenne a appelé mercredi ses pays membres à effectuer des tests pour vérifier le niveau de radiation des produits alimentaires en provenance du Japon.

 

 

Sources La Dépêche

 

Posté par Adriana Evangelizt

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