Jordanie : le roi nomme un nouveau premier ministre

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Ils sont tous dans leurs petits souliers. En Chine, le mot Egypte est censuré sur le Web. Il ne faudrait pas que cela donne des idées aux Chinois. Et pourtant... ils ont envie aussi de vivre autre chose. Tous les peuples du monde vont se libérer.

 

 

Jordanie : le roi nomme un nouveau premier ministre

 

 

Afin d'apaiser les revendications du peuple jordanien, qui a manifesté à plusieurs reprises, mais dans le calme, depuis le début de l'année, le roi Abdallah de Jordanie a nommé, mardi 1er février, Marouf Bakhit, son ancien conseiller militaire, au poste de premier ministre. Celui-ci remplace Samir Rifaï, dont les manifestants réclamaient la démission.

 

Le roi a demandé à M. Bakhit, un ancien premier ministre (2005-2007), de "prendre des mesures rapides et claires pour des réformes politiques réelles qui reflètent notre vision pour des réformes générales modernes soutenant notre action en faveur de la démocratie". "Nous voulons des réformes qui ouvrent la voie à notre peuple vers de larges possibilités et une vie décente qu'il mérite", a ajouté le roi.

 

CONTAGION ?

 

La nomination de M. Bakhit, ex-ambassadeur en Turquie (2002) puis en Israël (2005), devrait calmer la rue en Jordanie, où il jouit d'une grande popularité. Le Front de l'action islamique (FAI), principal parti d'opposition en Jordanie, avait souligné lundi que, contrairement à l'Egypte, l'opposition n'appelle pas à un changement de régime dans le royaume, mais qu'elle demande des réformes politiques. Le FAI a critiqué mardi le choix de Maarouf Bakhit, estimant qu'il n'est "pas un réformateur".

 

A l'instar de la contestation qui a eu raison du régime de Ben Ali en Tunisie et fait vaciller Hosni Moubarak en Egypte, la Jordanie, aux prises avec l'une des pires récessions économiques de son histoire, traverse une période de tensions politiques. Samedi, quelque deux cents Jordaniens s'étaient rassemblés devant les bureaux du gouvernement pour exiger la démission de Samir Rifaï et des mesures contre la corruption.

 

Sources Le Monde

 

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Devant la colère de la rue,

 

la Jordanie cherche à faire baisser les prix

 

 

Le gouvernement jordanien s'apprête à prendre des mesures urgentes pour faire baisser les prix. Une conséquence, selon les observateurs, de la contestation populaire qui commence à enfler dans le pays.

 

Le roi Abdallah II a demandé "que les produits de base soient au plus bas prix possible". Il a également ordonné à l'armée, qui détient plus de 80 coopératives alimentaires, "de ne pas augmenter les prix (..) en particulier du riz et du sucre", selon un communiqué officiel. L'inflation a atteint le mois dernier le chiffre record de 6,1 %.

 

Un syndicaliste populaire, représentant les journaliers agricoles, Mohamed Sneid, avait appelé à un mouvement de protestation dans tout le royaume vendredi après la prière de midi. Mais un dirigeant du puissant parti du Front de l'action islamique (opposition), a indiqué que le mouvement islamiste en Jordanie "n'avait pas encore décidé de participer à cette manifestation".

 

Le monarque a aussi demandé au gouvernement d'agir rapidement pour lancer des "projets qui génèrent des revenus et créent des opportunités de travail", alors que des protestations contre la vie chère et des violences liées au manque d'emplois commencent à gronder. Le roi a également appelé à "protéger les défavorisés et la classe moyenne, en leur donnant les moyens d'assurer leurs besoins de base", selon un communiqué officiel qui ne précise pas quelles sont les mesures qui seront prises à cet effet.

 

Sources Le Monde

 

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans REVOLUTION DES PEUPLES

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