Kadhafi menace d'exporter la guerre en Europe

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Il vaut mieux pour Sarkozy qu'il quitte vite la Libye. Vite. Quand il parle au nom de la France et des Français pour perpétrer ses crimes, rien ne va plus. Le sang qu'il verse est sur ses mains. Il en répondra. Lui qui lance des mandats d'arrêt contre Kadhafi, qu'il prenne bien garde. Son tour pourrait venir. Et plus tôt qu'il ne pense. Le Peuple de France pourrait bien lui demander des comptes. Nous allons faire le calcul. A combien se montrait la dette lorsqu'il est arrivé au pouvoir. A combien en est-elle aujourd'hui. On va aussi prendre les 10 000 euros par mois qu'il s'est aligné. Plus tous ses copains qui sont payés à glander sous des appellations de "secrétaires d'Etat" ou autre, comme Arno Klarsfeld qui n'a rien à faire au gouvernement vu qu'il est binational. Nous allons peu à peu faire le calcul et présenter sous peu l'addition à Sarkozy. Avec le nombre de chômeurs qu'il a acculé à la misère. Le nombre de boîtes qui ont fermé à cause de ses réformes. Noir sur blanc, il va tout avoir. Et il va falloir qu'il nous rembourse jusqu'au dernier centime. Il vaut mieux qu'il stoppe tout avec Kadhafi, un bon conseil.

 

On ne l'a pas entendu parler de mandat d'arrêt pour Bush, Cheney, Perle, Wolfowitz et tous les sionistes qui ont martyrisé le Liban et Gaza sous le feu de leurs bombes. Là, il était silencieux. Et donc leurs complices. De ces crimes-là également il répondra.

 

 

 

 

 

Kadhafi menace d'exporter la guerre en Europe

 

 

Mouammar Kadhafi a juré vendredi de demeurer au pouvoir. Le dirigeant libyen a aussi mis en garde l'OTAN contre les risques auxquels elle s'expose si les bombardements aériens se poursuivent.

 

« Nous vous conseillons de battre en retraite sous peine de catastrophe. [...] Je vous conseille d'immobiliser vos avions [...] et d'ouvrir des discussions avec le peuple libyen », a-t-il dit dans une déclaration diffusée des milliers de partisans massés sur la Place verte de Tripoli.

 

Il a conseillé à l'OTAN de discuter directement « avec le peuple libyen et les chefs des tribus » pour trouver à une issue à la situation en Libye, n'ayant « aucune chance de vaincre ce peuple courageux ».

 

« Vos avions ne sont d'aucune utilité et le largage d'armes à la cinquième colonne dans le Djebel ne servira à rien. Le peuple est souverain et il est maître de son destin. Discutez avec lui d'une sortie de cette crise et je vous aiderai », a-t-il lancé.

 

Dénonçant le mandat d'arrestation lancé contre lui lundi, par la Cour pénale internationale (CPI), le colonel Kadhafi a menacé d'exporter « la bataille en l'Europe ».

 

Le peuple libyen est capable de porter un jour la bataille à la Méditerranée et à l'Europe. Il pourrait s'en prendre à vos foyers, vos bureaux et vos familles, qui deviendraient des cibles militaires légitimes puisque vous avez transformé nos bureaux, nos quartiers généraux, nos maisons et nos enfants en cibles militaires que vous considérez comme légitimes. [...] Si nous le décidons, nos sommes capables de nous ruer sur l'Europe tels des criquets ou des abeilles.

— Le colonel Kadhafi, dans une allocution relayée par les haut-parleurs de la place Verte à Tripoli

 

Le colonel Kadhafi, qui parlait d'un lieu tenu secret, a exhorté ses partisans à « marcher sur Misrata et la libérer pouce par pouce, sans recours aux armes. Finissez la bataille rapidement », a-t-il clamé.

 

« Nous ne quitterons jamais notre pays, nous mourrons pour lui. [...] Le combat se poursuivra jusqu'à la victoire », a déclaré le dirigeant libyen, sous les acclamations de la foule.

 

Des milliers de Tripolitains et d'habitants des banlieues de la capitale ont défilé tout l'après-midi sur la Place verte avec un drapeau vert de 4 km de long, scandant « Dieu, Mouammar et la Libye ! », ou « Sarkozy, assassin ! ».

 

Le dirigeant libyen a par ailleurs appelé ses partisans à reprendre les armes larguées par l'armée française aux rebelles, dans son discours diffusé à l'occasion des cent jours du début des frappes aériennes de l'OTAN.

 

Critiquée par Moscou pour avoir effectué ces livraisons, la France avait toutefois informé l'OTAN et le Conseil de sécurité de l'ONU, a soutenu vendredi le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, en visite à Moscou.

 

L'Union africaine ne coopérera pas avec la CPI

 

Au sommet de l'Union africaine (UA) à Malabo, en Guinée équatoriale, les États membres de l'organisation ont décidé qu'ils ne coopéreront pas à l'exécution du mandat d'arrêt lancé par la CPI contre le dirigeant libyen.

 

Préoccupés par « la manière dont le procureur de la Cour pénale internationale gère la situation », ils demandent au Conseil de sécurité de « mettre en oeuvre les dispositions en vue d'annuler le processus de la CPI sur la Libye ».

 

Selon l'UA, le mandat d'arrêt « complique sérieusement les efforts visant à trouver une solution politique négociée à la crise en Libye », tel que l'avait mentionné mercredi le président de la commission, le Gabonais Jean Ping.

 

Écarter Kadhafi des négociations

 

Le commissaire à la paix et la sécurité de l'Union africaine, Ramtane Lamamra, a par ailleurs déclaré à l'Agence France-Presse que Kadhafi devait être écarté des négociations pour sortir son pays de la crise.

 

Les chefs d'État se sont mis d'accord sur un « accord-cadre » qui devra être soumis par les médiateurs de l'UA (Afrique du Sud, Congo, Mali, Ouganda, Mauritanie) au gouvernement de la Jamahiriya libyenne et au Conseil national de transition. Ils proposent de tenir des pourparlers de paix « très prochainement » en Éthiopie, en vue d'un cessez-le-feu et d'une transition vers un pouvoir démocratique.

 

Frappes des forces de Kadhafi et de l'OTAN

 

Après s'être approchés à 80 km de Tripoli, des insurgés libyens ont dû battre en retraite sous les tirs de roquettes des forces pro-Kadhafi, vendredi.

 

Trois explosions ont par ailleurs retenti dans la capitale. Des colonnes de fumée noire se sont échappées d'une zone avoisinant le complexe fortifié de Bab al Azizia, où serait caché Mouammar Kadhafi, selon un journaliste de l'agence Reuters.

 

Ces frappes de l'OTAN ont été dépeintes par Kadhafi comme des actes d'agression coloniaux visant à s'approprier le pétrole libyen.

 

Possibles issues?

 

Dans une entrevue télévisée diffusée jeudi soir sur France 2, la fille de Kadhafi, l'avocate Aïcha, a déclaré que Tripoli serait prêt à conclure un accord avec les rebelles pour mettre fin aux effusions de sang. « Il y a actuellement des négociations directes et indirectes. Nous oeuvrons pour que cesse de couler le sang des Libyens et, pour cela, nous sommes prêts à nous allier au diable, aux rebelles armés », a-t-elle affirmé.

 

C'est la première fois que les responsables libyens envisagent de discuter avec les insurgés qu'ils traitaient de criminels.

 

L'avocate a pourtant exclu l'exil de son père. « Où voulez-vous qu'il parte ? Ici, c'est son pays, sa terre, son peuple, où pourrait-il partir ? », a-t-elle demandé.

 

Selon le journal Asharq al Awsat [Le Moyen-Orient], basé à Londres, des représentants de Kadhafi auraient rencontré des responsables français et britanniques en Tunisie, sur l'île de Djerba. Le dirigeant libyen serait prêt à démissionner s'il ne faisait l'objet d'aucune poursuite et pouvait vivre dans sa ville natale de Syrte, avec des garanties de sécurité.

 

Ni par la France ni par la Grande-Bretagne n'ont confirmé ces informations. Selon certains spécialistes, Kadhafi aurait évoqué un éventuel accord de paix pour gagner du temps et affaiblir la détermination des alliés de l'OTAN à l'évincer.

 

D'autres croient qu'il cherche une issue étant donné que les sanctions imposées à la Libye entraînent des pénuries de carburant dans les zones contrôlées par les forces de Kadhafi.

 

Sources : Radio Canada

 

Posté par Adriana Evangelizt

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toto 04/07/2011 02:54



Quand Khaled arrive, ce n’est que désolation. Sa femme, qu’il avait tant aimée, et l’enfant qu’elle portait ont disparus. Ses enfants pour lesquels il aurait tout donné, ont été broyés par les
explosions et l’effondrement des plafonds.


Les villas ne sont que ruines. Douze corps déchiquetés gisent sous les décombres. Des biches touchées par les éclats agonisent dans leur enclos.


Les voisins qui ont accouru cherchent en silence des preuves de vie dans les gravois. Mais il n’y a aucun espoir. Les enfants n’avaient aucune chance d’échapper aux missiles. On extrait le
cadavre décapité d’un bébé. Le grand-père récite des versets du Coran. Sa voix est ferme. Il ne pleure pas, la douleur est trop forte.


À Bruxelles, les porte-parole de l’OTAN ont déclaré avoir bombardé le siège d’une milice pro-Kadhafi afin de protéger la population civile du tyran qui la réprime.


Nul ne sait comment la chose avait été planifiée par le Comité des cibles, ni comment l’état-major a suivi le déroulement de l’opération. L’Alliance atlantique, ses généraux tirés à quatre
épingles et ses diplomates bien pensants, ont décidé d’assassiner les enfants des familles des leaders libyens pour casser leur résistance psychologique.






Khaled Al-Hamedi sur les tombes de ses enfants et de son épouse.


© Franklin Lamb / Réseau Voltaire



Depuis le XIIIe siècle, les théologiens et les juristes européens prohibent l’assassinat des familles. C’est un des fondements même de la civilisation chrétienne. Il n’y a guère que la mafia pour
passer outre ce tabou absolu. La mafia, et maintenant l’OTAN.


Le 1er juillet, alors qu’1,7 million de personnes manifestaient à Tripoli pour défendre leur pays contre l’agression étrangère, Khaled est allé sur le front apporter du secours aux réfugiés et
aux blessés. Des snipers l’y attendaient. Ils ont tenté de l’abattre. Il a été gravement touché, mais selon les médecins ses jours ne sont pas en danger.


L’OTAN na pas fini sa sale besogne.



toto 04/07/2011 02:53



je dépose ici un article que jais trouver dans ce site la...!!!


http://www.voltairenet.org/Le-massacre-de-Sorman


 



Témoignage




par Thierry Meyssan




Pour une fois, Thierry Meyssan ne nous livre pas une analyse froide des évolutions géopolitiques. Il relate les faits dont il est témoin : l’histoire de son ami l’ingénieur Khaled K.
Al-Hamedi. Une histoire faite d’horreur et de sang où l’OTAN incarne le retour de la barbarie.


Réseau Voltaire | Tripoli (Libye) | 1er juillet 2011

 






L’International Organization for Peace, Care and Relief (IOPCR) est particulièrement active en Algérie, en Iran, au Soudan et en Palestine. Elle porte secours aux victimes des
catastrophes naturelles et des conflits armés. Son action exemplaire à Gaza et en Cisjordanie est saluée par tous. Ici Khaled el-Hamedi reçoit la médaille du courage des mains du Premier
ministre Ismail Haniyeh. Il a identiquement été décoré par Mahmoud Abbas.



C’était une fête de famille à la libyenne. Tous étaient venus célébrer le troisième anniversaire du petit Al-Khweldy. Les grands parents, les frères et sœurs, les cousins et cousines se
pressaient dans la propriété familiale de Sorman, à 70 kilomètres à l’ouest de la capitale : un vaste parc dans lequel ont été construites les petites villas des uns et des autres, de sobres
maisons de plain-pied.


Aucun luxe tapageur, mais la simplicité des gens du désert. Une ambiance paisible et unie. Le grand-père, le maréchal Al-Khweldy Al-Hamedi, y élevait des oiseaux —C’est un héros de la Révolution
qui a participé au renversement de la monarchie et à la libération du pays de l’exploitation coloniale. Tous sont fiers de lui—. Le fils, Khaled Al-Hamedi, président de l’IOPCR, une des plus
importantes associations humanitaires arabes, y élevait des biches. Une trentaine d’enfants couraient en tous sens au milieu des animaux.


On préparait aussi le mariage de son frère Mohammed, parti sur le front combattre les mercenaires étrangers encadrés par l’OTAN. La cérémonie devait avoir lieu ici aussi dans quelques jours. Sa
fiancée était déjà radieuse.


Personne n’avait remarqué que, parmi les invités un espion s’était infiltré. Il faisait mine d’envoyer des twitters à ses amis. En réalité, il venait de déposer des balises et il les reliait par
le réseau social au QG de l’OTAN.


Le lendemain, dans la nuit du 19 au 20 juin 2011, vers 2h30 du matin, Khaled rentre chez lui après avoir visité et secouru des compatriotes qui fuient les bombardements de l’Alliance. Il est
assez proche de sa maison pour entendre le sifflement des missiles et leurs explosions.


L’OTAN en tire huit, de 900 kilos chacun. L’espion avait placé les balises dans les différentes villas. Dans les chambres à coucher des enfants. Les missiles sont tombés à quelques secondes
d’intervalles. Les grands parents ont eu le temps de sortir de leur maison avant qu’elle ne soit détruite. Il était déjà trop tard pour sauver enfants et petits-enfants. Lorsque le dernier
missile a frappé leur villa, le maréchal a eu le réflexe de protéger son épouse de son corps. Ils venaient de franchir la porte et ont été projetés par le souffle de l’explosion une quinzaine de
mètres plus loin. Ils ont survécu.






La demeure familiale des Al-Hamedi bombardée par l’OTAN.


© Franklin Lamb / Réseau Voltaire