Kouchner, Morantinos et Lieberman : Un dîner mémorable

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Pour un dîner mémorable, ce fut un dîner mémorable. J'imagine aisément la scène et je l'imagine tellement que je suis littéralement pliée de rire en tapant sur le clavier. Il faudra m'excuser s'il y a quelques fautes.

 

Je vois... ce pauvre Kouchner, hébété, lèvres entrouvertes, le regard saisi d'un stupide étonnement, en train d'écouter Lieberman lui débiter ses insanités de sa grosse bouche violette et humide, avec ses yeux globuleux injectés de sang. Quand je regarde cet homme, il me fait penser à un bouledogue qui aurait le raffinement d'un pachiderme.

 

 

 

Je disais justement ICI que le physique des individus est le résultat de leur Conscience et qu'au travers de leurs traits on voyait le visage de leur Âme. C'est ainsi. Vous regardez Lieberman, vous voyez son Âme. Vous lisez le discours de Lieberman et vous avez sa pensée. Une ideologie d'extrême-droite qui nous vient de Moldavie. Il est ministre des affaires étrangères. C'est pas beau ça ? Imaginez qu'on ait Le Pen à la place de Kouchner. Bien que Le Pen soit loin d'arriver aux chevilles de Lieberman. C'est certain.  Que diraient les pro-israéliens et les sionistes ? On n'ose pas l'imaginer. Eh bien, là-bas, c'est normal. Et ils ricanent de l'humiliation subie par Kouchner et Morantinos. Lire aussi Le Franc-Parler de Lieberman où l'on en rajoute une couche en signalant que ni Kouchner ni Morantinos n'ont rétorqué quoi que ce soit aux propos du sioniste Moldave. Alors quelque part, les sionistes ont raison de ricaner car nos deux personnages sont plus que pitoyablement risibles.

 

Connaissant la psychologie des divers protagonistes, j'avais dit ICI en fin d'article ce qui attendait nos deux NIAIS après leur propos sur le recours au Conseil de sécurité : On imagine sans peine l'accueil qui va leur être fait par Netanyahou et ses suivants. Au mieux, ils auront droit au sourire hypocrite de Bibi comme il en a l'habitude, au pire, ils sont capables d'envoyer Lieberman qui leur dira tout net et sans ambages ce qu'il en pense." Me suis-je trompée ? C'était clair comme de l'eau de roche.

 

Ils ont gardé le meilleur pour la fin aux "envoyés" de l'UE. Ces derniers ont d'abord eu droit aux salamalecs et aux sourires hypocrites de Netanyahou, Perez, Livni, et Barak qui n'ont pas osé leur dire ce qu'ils pensaient de cette "initiative", laissant le soin à Lieberman de leur mettre les points sur les i. Tout avait été soigneusement planifié à l'avance. Et ne doutez pas qu'ils ont dû bien rigoler en imaginant le scénario, Netanyahou en tête de liste. Se foutre de la gueule du monde, ils aiment ça.

 

Le plat de résistance allait leur être servi lors ce dîner mémorable qui n'a pas fait la Une des médias, on s'en doute. Le bouledogue leur a parlé comme s'ils étaient ses laquais et nul n'a moufté :

 

  « Réglez vos propres problèmes en Europe avant de venir chez nous vous plaindre. Peut-être à ce moment là je serai ouvert à vos suggestions. »

 

Prenez ça dans les dents et dites merci. Ca, c'était les amuse-gueules à l'apéro. Rions avec les sionistes, que diable ! Passons au hors d'oeuvre :

 

« Je ne m’attends pas à ce que l’Europe résolve tous les problème du monde, mais j’attends d’elle qu’elle règle au moins quelques uns de ses problèmes, comme la crise au Kosovo ou le conflit à Chypre. »

 

Notez le "mais j'attends d'elle" en parlant de l'UE. Imperium sionistum exige, en s'essuyant les lèvres après avoir avalé un calamar farci. Kouchner et Morantinos, interloqués, en sont comme deux ronds de flanc. La main crispée sur leurs fourchettes, ils sont tétanisés. Le coup fatal va leur être porté au plat de résistance :

 

 « En 1938, la communauté européenne a décidé d’être conciliante avec Hitler au lieu de soutenir sa fidèle alliée, la Tchécoslovaquie, la sacrifiant sans rien y gagner. Nous espérons ne pas être la Tchécoslovaquie de 2010 et nous assurerons la sécurité d’Israël. »

 

Waterloo morne plaine... c'est la Bérézina. Imperator Sionistor a sorti sa grosse artillerie. Et nos deux quenelles en face ont subi l'assaut sans broncher. Sans remettre à sa place l'émigré Moldave qui a lampé son verre de vin sous leur regard hagard. Kouchner a reposé sa fourchette. Il n'avait plus faim. Fin du spectacle.

 

L'excellent article de Mr Hmida Ben Romdhane explique ce dîner mémorable en montrant la lâcheté de ces deux hommes. En effet, le lendemain, les propos que leur avait tenu Lieberman s'étalaient sur tous les journaux israéliens, ce qui a rendu furieux Kouchner et Morantinos parce "qu'il a violé toutes les règles de la diplomatie." Comme si Lieberman pouvait être diplomate ! On aurait préféré que nos deux rigolos soient furieux pour les propos tenus par le sioniste et qu'ils le remettent à sa place. Cela aurait prouvé qu'ils étaient des hommes. Il n'en fut rien. Ils se sont aplatis comme des carpettes et dans une autre déclaration Morantinos appelle Lieberman "notre ami". 

 

"Si nous n'avions pas un rôle, si nous n'avions pas un poids, si nous n'avions pas une influence peut-être que notre ami Lieberman n'aurait pas réagi comme il l'a fait"  

 

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le sens de l'Honneur ne doit pas trop leur peser.

 

Le site de la Diplomatie avec les images sans Lieberman, où rien n'est raconté de ce dîner.

 

 

Lire aussi Et voilà Adolf Lieberman 

 

 

 

Un dîner mémorable

 

 

 

par Hmida Ben Romdhane

 

 

 

Bernard Kouchner et Miguel Angel Moratinos, les ministres français et espagnol des Affaires étrangères, doivent regretter amèrement de s’être abaissés au niveau d’Avigdor Lieberman, leur homologue israélien, de l’avoir considéré comme collègue et d’avoir accepté de dîner avec lui.


Le dîner a eu lieu dimanche lors de la visite effectuée par les deux responsables européens en Israël, destinée à « revigorer » le rôle de l’UE dans les interminables tractations pour la solution introuvable au conflit du Moyen-Orient. Au menu : une série de remontrances et d’attaques en règle administrées aux deux ministres européens par l’émigré moldave. Il est hautement improbable, au vu de la tension qui avait régné au cours du dîner, que Kouchner et Moratinos aient eu l’envie de terminer la soirée dans l’une des boîtes de nuit où leur hôte avait commencé sa première carrière de videur.


« Réglez vos propres problèmes en Europe avant de venir chez nous vous plaindre. Peut-être à ce moment là je serai ouvert à vos suggestions », a affirmé Lieberman aux deux ministres interloqués. Il leur a même donné des exemples de ces « problèmes en Europe » à résoudre avant de proposer leurs services à Israël : « Je ne m’attends pas à ce que l’Europe résolve tous les problème du monde, mais j’attends d’elle qu’elle règle au moins quelques uns de ses problèmes, comme la crise au Kosovo ou le conflit à Chypre. »


Au cours de ce dîner, que Kouchner et Moratinos n’oublieront pas de sitôt, Lieberman a, à un certain moment, élargi le champ de ses attaques en s’en prenant à la communauté internationale. Celle-ci, d’après lui, est en train de maquiller ses échecs en Afghanistan, au Soudan et en Corée du Nord, en voulant atteindre un accord entre Israéliens et Palestiniens en une année. »

 
La cerise sur le gâteau-dessert de ce dîner est cette trouvaille de Lieberman : « En 1938, la communauté européenne a décidé d’être conciliante avec Hitler au lieu de soutenir sa fidèle alliée, la Tchécoslovaquie, la sacrifiant sans rien y gagner. Nous espérons ne pas être la Tchécoslovaquie de 2010 et nous assurerons la sécurité d’Israël. »


Lundi dernier, c'est-à-dire au lendemain du fameux dîner, les deux ministres européens ont exprimé leur « fureur », non pas pour les positions déroutantes du ministre israélien, mais parce qu’il a « violé toutes les règles de la diplomatie » en rendant public le contenu des « discussions ».


Cette « fureur » européenne aurait eu un sens, si elle était exprimée pour dénoncer les absurdités et les inepties débitées par Lieberman plutôt que pour son manque de discrétion. Nul ne s’étonne de ce que dit ou fait le ministre israélien des Affaires étrangères, et personne, y compris en Israël, ne s’attend à écouter quelque chose de censé quand il fait un discours ou rend publique une déclaration.


Tout le monde s’étonne, en revanche, quand deux brillants ministres européens se contentent d’écouter Lieberman comparer Abbas à Hitler, les Palestiniens aux Allemands sous le IIIe Reich et Israël à la Tchécoslovaquie de 1938, sans réagir. Les politiciens israéliens sont habitués à faire ce genre de comparaisons. Mais ils les font toujours à l’envers. Car tout le monde sait, qu’en termes de puissance de feu, de répression de tout un peuple, de calvaire imposé à un groupe social sans défense, Sharon et Netanyahu ressemblent à Hitler beaucoup plus que ne lui ressemblent Arafat et Abbas, et qu’en termes de propagande mensongère et de défense de la « pureté ethnique », Lieberman ressemble à Goebbels beaucoup plus que ne lui ressemble Saeb Erekat.


Quant à la comparaison avec la Tchécoslovaquie, ce n’est pas Israël qui risque de subir son sort en 2010, mais c’est la Cisjordanie et Jérusalem-Est qui le subissent chaque jour un peu plus, et cela dure depuis quatre décennies.

  
Evidemment, on ne peut pas en vouloir à deux ministres de deux grands pays européens de taire ces vérités si évidentes. Ils sont tenus d’observer les règles diplomatiques en usage dans le monde, la principale de ces règles étant que toutes les vérités ne sont pas forcément bonnes à dire.


En revanche, MM. Kouchner et Moratinos auraient pu crier haut et fort que l’Union européenne a non seulement le droit, mais aussi le devoir de jouer un rôle au Moyen-Orient et de contribuer à la recherche d’une solution à son conflit. D’abord parce que l’UE est un géant économique dans le monde, même si son influence politique n’est pas encore proportionnelle à son poids économique. Ensuite, parce que l’UE contribue à elle seule au tiers du budget de l’Autorité palestinienne, ce qui arrange parfaitement Israël qui a depuis longtemps refusé ses obligations de puissance occupante que lui impose le droit international, dont la prise en charge totale des besoins de la population occupée. Enfin, compte tenu de l’impartialité et de l’inefficacité de la puissance qui a monopolisé la médiation depuis des décennies, il est peut-être temps que des intermédiaires plus neutres et plus impartiaux fassent leur entrée sur la scène moyen-orientale.


On ne sait pas si les ministres français et espagnol ont présenté ces arguments au cours du dîner avec Lieberman. S’ils ne l’ont pas fait, ils ont tort. S’ils l’ont fait, pourquoi ne pas le dire publiquement ? Le ministre israélien s’est bien permis lui de rendre publiques des absurdités et des inepties, pourquoi les ministres européens ont-ils des scrupules à rendre public le contenu de leurs réponses ?

 

Sources Ere Libre

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

le Fils de l homme 15/10/2010 16:19



Pour ce qui est d Obama, lisez Ezechiel 17 et MATTHIEU 21-28A31. C en est fini pour lui. Quant aux dirigeants israeliens, lisez Esaie 1-23 pour savoir que c est l argent qui les interesse, c est
pourquoi ils font les desirs de satan. Ils sont corrompus et vous voyez qu a chaque fois, il y a des proces de corruptions contre eux. Quant aux oppresseurs, ceux qui sement la division dans ce
monde, qui oppriment les pauvres(Jacques 2-5a7), c est la fin de leur regne. C est le Messie qui vous ecrit.


le Fils de l homme