"L'union nationale" tunisienne vole en éclats

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Ce n'était pas possible de garder l'ancien Klan de ben Ali. Il faut qu'ils démissionnent tous. Sans exception. On ne bâtit rien de neuf sur du vieux.

 

 

 

"L'union nationale" tunisienne vole en éclats

 

 

 

 

Quatre ministres ont claqué la porte du nouveau gouvernement. Le président et le Premier ministre annoncent leur démission du parti de Ben Ali.

 

"L'union" n'aura pas tenu longtemps. Vingt-quatre heures après la formation du nouveau gouvernement tunisien, quatre ministres ont déjà claqué la porte. D'abord, les trois ministres appartenant à la centrale syndicale tunisienne UGTT. Ils ont démissionné mardi du gouvernement de transition formé la veille, à la demande de leur organisation, a annoncé l'un d'eux, Houssine Dimassi. "Nous nous retirons du gouvernement à l'appel de notre syndicat", a déclaré Houssine Dimassi, qui avait été nommé la veille ministre de la Formation et de l'Emploi. Les deux autres ministres démissionnaires appartenant à l'UGTT sont Abdeljelil Bédoui (ministre auprès du Premier ministre) et Anouar Ben Gueddour (secrétaire d'État auprès du ministre du Transport et de l'Équipement).

 

Le chef de l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), Abdesalam Jerad, a expliqué avoir demandé lundi au Premier ministre Mohamed Ghannouchi de reporter l'annonce du gouvernement pour permettre des consultations avec les autres forces politiques. "Mais il a refusé, et nous n'acceptons pas cette précipitation", a-t-il affirmé. Abdesalam Jerad a reproché au gouvernement de compter parmi ses membres "des barons de l'ancien régime qui avaient participé à la répression et à un système de dictature". "Nous voulons un gouvernement qui réponde à nos aspirations et nous allons continuer, avec le peuple et les travailleurs, à le réclamer", a-t-il souligné.

 

Ben Ali radié du RCD

 

En fin de journée, mardi, c'est le Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDLT) qui a annoncé la suspension de sa participation dans le gouvernement, où il avait un ministère. De nombreuses voix s'élèvent en Tunisie, notamment au sein de la gauche et de la mouvance islamiste, contre la présence de membres de l'ancien gouvernement et du parti du président déchu Ben Ali dans la nouvelle équipe de transition formée lundi, où ils occupent tous les ministères-clés : Intérieur, Défense, Affaires étrangères, Finances.

 

En réaction, le président et le Premier ministre ont annoncé, mardi soir, leur décision de démissionner du parti de Ben Ali, le RCD. Dans le même temps, ce mouvement a fait part de sa décision de radier de ses rangs le président déchu Ben Ali, ainsi que six de ses proches et collaborateurs.

 

Sources Le Point

 

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans REVOLUTION DES PEUPLES

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