La contagion de la crise à l'Espagne met l'euro en danger

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Peuple libre... lisez bien ce qui se prépare là. Il faut décoder. C'est comme la Bible et les Hiéroglyphes. Il y a les signes que vous voyez avec ce qu'ils semblent vouloir dire. Et ce qui se cache derrière les versets et les signes, rarement perçu par le commun des mortels. Il est bien évident que si la Grèce a plongé, d'autres pays vont suivre comme l'Espagne et le Portugal et pour finir la France. Je le dis de suite car je connais bien l'Espagne, très bien même. L'Espagne est mon second pays par rapport à certaines de mes ascendances. J'aime ce pays pour la Liberté que les Espagnols ont pris en quelques décennies. Mais n'oublions pas que ce Peuple est aussi révolutionnaire. Et si, par malheur pour lui, Zapatero est obligé d'avoir recours aux mêmes méthodes d'austérité que la Grèce, il sautera. Comme son prédécesseur a sauté lors des attentats de Madrid. Là, il y aura de telles émeutes dans tout le pays, qu'il sera obligé de partir. C'est clair et net. Aussi, dans l'immédiat, il nie qu'il tapera à la porte du FMI. Il nie car il sait très bien où cela le conduira. Et si par malheur, la même chose se produisait en France en suivant... cela ferait boule de neige. Ce n'est pas dit que Sarkozy ne sauterait pas aussi. Les Peuples sont à cran. On nous demande beaucoup d'efforts, mais ceux qui sont au sommet sont loin de nous montrer l'exemple. Bien au contraire. Plus ça va mal et davantage ils engrangent.

 

L'autre chose qu'il ne faut pas perdre de vue... j'en parlerai mieux dans le prochain article... c'est qu'ils veulent avant tout SAUVER L'EURO et pour cela, ils vont nous endetter bien plus que de raison. Sauver notre pays, ils s'en foutent. C'est sauver l'EURO qui leur importe...

 

 

 

 

La contagion de la crise à l'Espagne met l'euro en danger

 

 

 

Tout est parti de deux rumeurs : le gouvernement espagnol envisagerait de taper à la porte du Fonds monétaire international (FMI) pour réclamer une aide de 280 milliards d'euros ; la note de la dette de l'Espagne pourrait être abaissée par les agences Moody's et Fitch.

 

Malgré les démentis, les Bourses européennes ont plongé mardi 4 mai : – 5,41 % à Madrid, – 6,68 % à Athènes et – 3,64 % pour le CAC 40 à Paris. La baisse se poursuivait mercredi matin, les investisseurs s'inquiétant d'une possible contagion de la crise grecque aux "maillons faibles" de la zone euro.

 

La monnaie unique, de son côté, chutait sous le seuil symbolique de 1,30 dollar, jusqu'à 1,2976 dollar, tandis que les taux d'intérêt de la Grèce, de l'Espagne et du Portugal repartaient à la hausse.

 

"Ces rumeurs concernant l'Espagne sont imbéciles", s'agace René Defossez, analyste sur le marché de la dette chez Natixis. A court terme, le pays n'a, selon lui, aucune raison d'être aux abois en termes de liquidités. Pour autant, "on a le droit d'être inquiet", reconnaît-il. Son modèle de croissance, fondé sur l'immobilier et les banques, est "mort" ; le pays est condamné pour plusieurs années à avoir une croissance zéro.

 

Aussi, à la moindre étincelle, les marchés imaginent le pire : le risque d'un défaut. Avec, à la clé, un nécessaire plan de sauvetage du pays, quatrième économie de la zone euro, autrement plus coûteux que celui de la Grèce.

 

PAS LE DROIT À L'ERREUR

 

Or, le mécanisme de soutien promis à Athènes n'a, lui, ni convaincu ni rassuré. Malgré l'accord obtenu dimanche 2 mai, dans l'urgence, les tensions restent vives sur les marchés.

 

En outre, il reste à démontrer la faisabilité des mesures d'austérités annoncées par Athènes, qui conditionnent, en partie, le déblocage des fonds.

 

La Grèce a promis de ramener son déficit public aujourd'hui autour de 14 % du produit intérieur brut (PIB) à moins de 3 % d'ici à 2014. Inatteignable, estime l'économiste Patrick Artus, responsable de la recherche chez Natixis. S'ils appliquent ces mesures de rigueur, "les Grecs vont tuer leur croissance", assure-t-il. La récession pourrait dépasser largement les 4 % prévus et compromettre la réduction des déficits.

 

Or le pays n'a pas droit à l'erreur. "S'il y avait des manquements [au programme d'austérité], les versements seraient stoppés et le défaut de paiement menacerait à nouveau Athènes", a prévenu le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble.

 

La solidarité européenne semble se fissurer. Les réticences connues de Berlin envers la Grèce sont relayées par d'autres pays de la zone euro. Ainsi, la Slovaquie a fait savoir qu'elle ne se précipiterait pas pour débourser les 800 millions d'euros de prêts dus à Athènes. Brastislava ne pourra "octroyer aucun prêt avant de les voir faire leur devoir", a signalé Robert Fico, le premier ministre.

 

"L'EURO EST EN DANGER"

 

En voyant les protestations à l'encontre du plan de rigueur se multiplier dans les rues d'Athènes, le ministre des finances autrichien, Josef Pröll, a averti : "Notre patience, à moi et au reste de l'Europe, est quasiment à bout." Les incertitudes concernant le sauvetage de la Grèce et le risque de contagion nourrissent les hypothèses les plus pessimistes.

 

Des économistes n'hésitent plus à brandir le spectre d'un éclatement de l'Union monétaire. Si l'Europe "ne règle pas ses problèmes institutionnels fondamentaux, l'avenir de l'euro sera peut-être très bref", s'inquiète le Prix Nobel d'Economie Joseph Stiglitz. "L'euro en soi est-il en danger ? En un mot, oui", écrit sur son blog l'économiste Paul Krugman, qui n'exclut plus des défauts en série au sein de l'eurozone.

 

Mercredi matin, la chancelière allemande, Angela Merkel, a appelé les députés du Bundestag à approuver l'aide à la Grèce, "Il en va de l'avenir de l'Europe et de l'avenir de l'Allemagne en Europe, a-t-elle déclaré. Toute l'Europe regarde en direction de l'Allemagne." Elle a ajouté qu'une leçon de la crise financière grecque était la nécessité de changer le pacte de stabilité. "Il doit être réformé de telle sorte qu'il ne puisse plus être violé."

 

 A Bruxelles, on a conscience du danger lié à la nervosité du marché. Les dirigeants européens s'inquiètent depuis des semaines des risques de contagion de la crise grecque mais cherchent à apaiser les craintes. "La pression s'est déplacée, mais la cible ne présente pas les mêmes caractéristiques que la Grèce", dit-on à Bruxelles.

 

Ni l'Espagne ni le Portugal ne sont soupçonnés d'avoir maquillé leurs comptes pendant des années. Les deux pays disposent en outre d'un endettement bien inférieur à celui de la Grèce (115 % du PIB) : respectivement moins de 60 % et près de 80 % du PIB.

 

Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a, lui, rejeté mardi l'idée que son pays puisse être à son tour contraint de faire appel à l'aide internationale: "J'ai entendu parler de cette rumeur, et je ne lui accorde aucun crédit", a-t-il affirmé.

 

Claire Gatinois et Marie de Vergès avec Philippe Ricard (à Bruxelles)
Sources Le Monde
 
Posté par Adriana Evangelizt

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