La France exclut l'Otan du "pilotage politique" des opérations en Libye

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Alors Juppé peut dire ce qu'il veut et couvrir les mensonges de Sarkozy -ce qui est bien dommage pour sa conscience-, l'OTAN ne va pas se déplacer et engager de gros moyens pour être le supplétif des occidentaux va-t-en guerre. C'est le contraire qui va se produire. Nous vendre aux Américains, c'est de toute façon le but de Sarkozy. Il y a longtemps qu'il manoeuvre dans ce sens. Depuis qu'il est à la tête de notre pays, la France n'est plus que l'Ombre d'elle-même. Depuis Pétain, on n'a pas eu pire président. Alors, devant ce fait accompli où notre République ne s'appartient plus, il est bien évident que le "nationalisme" de Marine le Pen a toutes les chances de l'emporter. Car le ras-le-bol général de Sarkozy et de la gauche qui a applaudi à cette résolution guerrière va pousser des milliers d'électeurs à une vengeance. Sarkozy à osé dire Ni les socialistes Ni Marine Le Pen mais le mot d'ordre d'ores et déjà lancé est Ni la droite Ni la gauche. Surtout au premier tour, pour que l'affaire aille plus vite. Voilà ce qui pend au nez de l'Otaniste Sarkozy.

 

 

La France exclut l'Otan du "pilotage politique"

 

des opérations en Libye

 

 

L'Otan n'exercera pas "le pilotage politique" de la coalition internationale en Libye, où elle jouera un rôle d'"outil de planification et de conduite opérationnelle" pour établir une zone d'exclusion aérienne, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie française, Alain Juppé.


Après les raids menés par principalement les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, dans une deuxième phase, "l'Otan interviendra comme l'outil de planification et de conduite opérationnelle des interventions" pour faire respecter la zone d'interdiction aérienne prévue par la résolution 1973 de l'Onu, a affirmé le ministre lors d'une conférence de presse.


"Ce n'est pas (elle) qui exercera le pilotage politique de l'opération", qui sera confié à un comité réunissant les ministres des Affaires étrangères des Etats - y compris arabes - participant à l'intervention, a-t-il précisé. Alain Juppé avait proposé mardi la constitution d'un tel "groupe de contact".


Ce comité sera "largement ouvert aux pays participant" aux opérations mais aussi "à la Ligue arabe, l'Union africaine, l'Union européenne", a-t-il ajouté.


Dans le cas d'un commandement dévolu à l'Otan, ce rôle politique reviendrait au Conseil de l'atlantique nord, qui réunit les représentants des Etats membres.


La question du commandement de l'opération en Libye a donné lieu pendant plusieurs jours à des débats intenses entre Occidentaux.


Paris et Washington ont annoncé mardi soir avoir trouvé un accord sur le rôle de l'Otan dans la coalition, mais l'ont présenté de façons sensiblement différentes. Pour la Maison Blanche, l'Otan jouera un "rôle clef" dans le commandement de l'opération qui va lui être confiée, la zone d'exclusion aérienne et vraisemblablement le contrôle naval de l'embargo sur les armes décrété contre la Libye.


Une expression que n'a pas reprise la présidence française, qui évoque simplement une conversation téléphonique au cours de laquelle Barack Obama et Nicolas Sarkozy "se sont entendus sur les modalités d'utilisation des structures de commandement de l'Otan en soutien de la coalition".


Mercredi, le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a qualifié le futur rôle de l'Otan de "technique".


"D'ores et déjà, la zone d'exclusion aérienne est un succès puisqu'elle est respectée", a également souligné M. Juppé. Une manière de dire que la coalition a désormais ou est sur le point d'avoir la maîtrise du ciel, ce qui va permettre un désengagement de moyens militaires américains et de confier cette responsabilité à l'Alliance atlantique.


Ce transfert de mission à l'Otan vise "à mutualiser les moyens" et réduire son coût pour les trois pays qui l'assuraient depuis samedi, explique un responsable français sous couvert d'anonymat. Faire respecter une zone d'exclusion aérienne est une opération lourde, mobilisant des moyens de renseignement, des avions-radar Awacs et des avions de chasse.


Outre le respect d'une zone d'exclusion aérienne, il y a "dans la résolution 1973 du Conseil de sécurité (la possibilité de) frappes au sol pour neutraliser les capacités militaires au sol. Nous allons continuer sur ce plan là", a précisé le ministre français.


Selon des sources concordantes, Washington, Paris et Londres continuaient mercredi de discuter de l'articulation des deux missions - exclusion aérienne et attaques de blindés ou infrastructures militaires -. Paris souhaite faire garder à la coalition cette deuxième mission, qui conserve sa pertinence pour la France et qui serait très difficile à mettre en oeuvre dans le cadre de l'Otan.


Membres de cette alliance, Turquie et Allemagne sont opposées au recours à la force contre des troupes au sol.

 

SourcesLe Parisien

 

Posté par Adriana Evangelizt

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