La police secrète avec les contre-manifestants sèment violence et chaos

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Actuellement, on en est à 3 morts, 1500 blessés. Moubarak se refuse à partir, il avait en quelque sorte prévenu : C'est moi ou le chaos. Finalement, on a les deux, lui et le chaos total. Qui le conseille ? Bien évidemment, on pense que le téléphone sioniste doit marcher à fond et qu'il doit être demandé au despote de rester, contre vents et marées De tenir bon face à la contestation de la rue et de la communauté internationale. C'est un très mauvais plan. Tout ça, parce qu'ils ont peur que les Frères Musulmans prennent le pouvoir, ce qu'ils ne veulent pas. Et d'ailleurs, il faut bien remarquer que ce n'est pas eux qui ont lancé la "Révolution". Et il y a une raison à cela qui sera expliquée dans le prochain article.

 

La manifestation est en train de virer au cauchemar à cause des contre-manifestants payés par le pouvoir auxquels sont mêlés des membres de la police secrète -les moukhabarats tortionnaires-. Ils sont arrivés avec des bâtons, des barres de fer, lançant des pierres contre les anti-moubarak et la situation est en train de virer au carnage. Et là, nous avons des tas de témoignages affirmant cette infiltration. Ils ont arrêté, molesté des journalistes français qui précisent bien que ce sont des pro-Moubarak auxquels sont mêlés des policiers en civil.

 

D'un autre côté, deux reporters suédois ont été pris à parti par des militaires qui les ont accusé d'être des agents du Mossad. Or, curieusement, il y avait aussi trois journalistes israéliens qui ont été aussi arrêtés puis relâchés. Une chose est sûre, il y en a qui ne veulent pas que la presse soit sur place. Les attaques sont ciblées.

 

Il y a donc fort à craindre que la posture de Moubarak ne va pas arranger les choses, bien au contraire. Il ferait mieux de s'en aller au lieu de s'agripper et d'envoyer ses sbires semer le désordre et la violence. Car il faut bien se dire que dans ce chaos, n'importe qui peut tuer qui il veut sans se faire remarquer. Et les infiltrations ne doivent pas manquer.

 

 

 

Moubarak, président autiste

 

par Mireille Duteil

 

 

 

La contestation ne faiblit pas et les capitales occidentales semblent prêtes à le lâcher, mais le raïs ne veut rien savoir.

 

La révolution de velours à l'égyptienne a tourné court mercredi 2 février. La veille au soir, dans un discours télévisé, Hosni Moubarak, méprisant le million de manifestants qui s'étaient rassemblés ce jour-là sur la place Tahrir, au centre du Caire, pour demander son départ, a simplement accepté de ne pas briguer un nouveau mandat en septembre prochain, le sixième en trente ans de pouvoir ! "C'est moi ou le chaos", a-t-il déclaré en substance aux Égyptiens, précisant cependant qu'il avait demandé à son vice-président d'ouvrir un dialogue avec les partis politiques.

 

Pour Moubarak, raïs obstiné, ancien militaire compétent et courageux mais imbu de lui-même, coupé de son peuple, il n'est pas question que la rue lui fasse abandonner le pouvoir avant l'heure. Il croit qu'une manipulation extérieure fait agir les opposants qui manifestent et qu'il peut leur faire peur. Mercredi après-midi, des contre-manifestants payés par le pouvoir, auxquels se sont joints, selon des observateurs, des moukhabarats - membres de la police secrète -, ont fermé les accès à la place Tahrir, encerclé les manifestants (dont nombre de femmes et d'enfants) et les ont attaqués à coups de gourdin, de brique... En quelques heures, il y a eu un mort et plus de 500 blessés dont beaucoup à la tête. Les soldats des nombreux chars qui entouraient la place sont restés impavides, certains s'enfermant dans leurs engins sur lesquels les manifestants grimpaient pour lancer des pavés à ceux qui les attaquaient.

 

Washington demande une "transition immédiate"

 

En fin d'après-midi, Washington et les capitales européennes ont condamné la violence. Quatre jours auparavant, les États-Unis avaient demandé à Moubarak d'assurer une "transition dans l'ordre". Un premier lâchage mais qui pouvait s'interpréter comme un désir de le voir rester au pouvoir jusqu'en septembre. Le 1er février, Barack Obama a conversé une demi-heure au téléphone avec le président égyptien pour le convaincre, selon certaines sources, d'annoncer son départ prochain. En vain. Le raïs n'a rien voulu savoir. Ce mercredi soir, après les violences, Washington lui a demandé d'assurer une "transition pacifique et immédiate".

 

L'Égypte est un pion essentiel dans la stratégie américaine au Proche-Orient. Les Américains ont oeuvré pendant de longues années pour aboutir à la signature du traité de paix de 1979 entre Le Caire et Tel-Aviv. Ils ne veulent pas qu'un nouveau pouvoir en Égypte puisse remettre en cause ce traité de paix avec leur grand allié israélien. Si Hosni Moubarak n'est plus capable d'assurer une transition dans l'ordre mais, au contraire, devient celui qui risque de faire capoter le régime, il devra partir. Sinon, le général Omar Souleimane, nommé vice-président la semaine passée à l'instigation des Américains pour prendre la relève, risque d'être, lui aussi, récusé par les manifestants.

 

Sources Le Point

 

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans REVOLUTION DES PEUPLES

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Nono 03/02/2011 09:02



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