La Révolution des Egyptiens fera-t-elle tâche d'huile ?

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Je disais ICI qu'avec la Révolte tunisienne en cours, il faudrait pour qu'elle soit générale dans cette contrée que l'Egypte se rebelle aussi. Et j'ajoutais dans un autre commentaire, qu'à mon sens, ce serait le prochain pays Arabe qui se révolterait. Je repose la première carte où je disais que la Lybie "faisait barrage" entre l'Egypte, la Tunisie et l'Algérie, tous trois en ébullition. Et tous trois appliquant la répression pour juguler les manifestations.

 

 

 

Je ne vois pas les Lybiens se révolter. Pour la simple raison que Khadafi tient le pays d'une poigne de fer comme l'Arabie Saoudite. Qu'en est-il du Maroc ? Le monarque sent venir la menace et donne des subventions pour les produits de base, ce qui est hautement significatif sur l'appréhension qu'il peut avoir à ce que son pays connaisse aussi des troubles à cause de la misère. Il anticipe. Mais les Marocains ne pourraient-ils pas avoir envie de suivre la vague ? Car le mécontentement gronde depuis 2008. C'est une grande possibilité. Passons à la Mauritanie où il y a déjà eu immolation par le feu. Le mécontentement envers le régime est manifeste. Il pourrait bien arriver à Aziz ce qui est advenu à son prédécesseur en 2008 par ses soins. Et pour terminer, il nous rest la Jordanie. Le roi Abdallah est sans doute le moins pire de tous les dirigeants de ces pays. On ne peut pas dire que c'est un dictateur. Mais la misère qui y règne a poussé les jordaniens à manifester. Il est un peu comme le roi du Maroc. Il anticipe pour contenir la grogne populaire. Y parviendra-t-il ? C'est possible. Mais ce qui est interessant dans la Jordanie, c'est SA POSITION. Elle est à cheval entre un monde et un autre...

  

 

 Car effectivement, si la Jordanie s'embrasait, cela pourrait donner des idées à l'AUTRE BLOC. La Jordanie me fait penser à une "cheville". Et à côté de qui se situe-t-elle ? Il faut bien en parler. Le Peuple pourrait-il se soulever en Israël ? Est-il mécontent de son régime ? Il manifeste en tout cas pour le dire, parfois. Mais là-bas, les Israéliens sont aussi maintenus dans une chappe de plomb pour éviter les débordements et les dissidents sont très surveillés. Il ne faut avoir aucune illusion là-dessus. Et s'il y avait de plus en plus d'opposants, cela virerait vite au vinaigre pour le Peuple. C'est une certitude. Bref. Notons que toutes ces révoltes Arabes ne plaisent pas du tout aux "agents" sionistes. Il se passe beaucoup de chose dans la région qui les inquiètent. Et si tous les pays concernés se mettaient en colère, cela donnerait cela...

  

 

 Voyez où est situé Israël. L'extension vers ce que je nommerai l'Est -la droite de la carte- est difficilement imaginable. Déjà sur l'Arabie Saoudite, c'est impossible. Il faudrait un miracle pour que les saoudiens se révoltent. Le Peuple est là aussi maintenu dans la soumission la plus complète par le régime dictatorial. De surcroît, quand il y a des rébellions, l'Elite fait appel aux soldats américains qui sont sur place. Le tour est vite joué. Mais, par contre le Liban, est politiquement dans une phase critique. Il y a des manifestations. Par qui sont-elles organisées ? Derrière le soutien à Hariri, il y forcément des ingérences étrangères. De toute façon, que le Hezbollah accède au pouvoir au travers d'un de ses hommes, ne peut pas plaire aux sionistes. C'est certain. Ils sont très vigilants sur ce qui se passe. Pour eux, c'est un coup dur. Et ils ne vont certainement pas rester les deux pieds dans le même sabot. Déjà les multiples incursions dans le ciel libanais ne sont pas de bonne augure. La provocation des sionistes va donc s'intensifier pour qu'il y ait un clash et une nouvelle guerre au Liban. C'est leur tactique quand une situation ne leur plaît pas. Au lieu de calmer le jeu, ils en rajoutent. Et c'est là l'erreur qui va embraser toute la région et faire que la bande rose sur la carte au-dessus va se matérialiser. Nous allons passer d'une révolte populaire à une révolte contre l'occupant sioniste.

 

Sur un autre plan, je disais ICI que rien ne sortait de Chine et que l'on ignorait où en était la colère populaire. Il y a huit jours, il y a eu des manifestations et 18 manifestants ont été blessés par balles. Là-bas, on ne s'embarrasse pas à prendre des gants, on tire dans le tas. Et s'ils pratiquent cette méthode, c'est qu'ils savent très bien qu'avec plus d'un milliard cinq cent millions d'habitants, si la Révolte éclatait, leur peau ne vaudrait pas cher. Il est même à craindre que si le Peuple se rebellait en masse, l'Elite n'hésiterait pas à employer les gros moyens, quitte à tuer des dizaines de milliers de gens, pour conserver ses intérêts. La Caste est pire que tous les tyrans arabes réunis, à elle seule. Mais la jeunesse chinoise, comme toutes les jeunesses du monde, aspire à autre chose. Et la Révolution couve. Il faut donc s'attendre à ce que cela bouge aussi de ce côté-là à plus ou moins long terme.

 

Je suis absolument certaine qu'une Révolution planétaire est en marche. Aucun pays n'y échappera car nous allons entrer dans une grande époque de turbulences. D'abord parce que la misère et les injustices ne vont cesser de croître et qu'il va aussi y avoir de plus en plus de cataclysmes qui ne vont pas arranger les choses. Les peuples au fond d'eux sentent que nous sommes à la fin de "quelque chose". Ceci signifiant la "fin des tyrans".

 

Quand on regarde Moubarak, l'autocrate au pouvoir depuis plus de trente ans, est-ce logique ? Il s'accroche, contre vents et marées, tenant le pays dans une poigne de fer. Qui dit que Moubarak est un dictateur ? Ca fait le même coup que pour le ben Ali. Tout le monde s'est tu et faisait ami-ami avec lui. Que dire de ce lâche et de ses prises de position avec les Palestiniens.  De sa proximité avec les sionistes ? Ces gens-là sont une honte pour les Peuples qu'ils maintiennent dans une pauvreté chronique. Le slogan lancé "Pain, Liberté, Dignité" est hautement significatif du personnage. Lui aussi, il sera jugé à ses oeuvres. D'ailleurs, le jugement a déjà commencé car il ne faut pas croire que son cancer soit arrivé par hasard. Avec tout le mal qu'il a perpétré, son âme lui a renvoyé l'image de ce qu'il est. Il ferait mieux, avant de mourir, de lâcher du lest, cela allègerait tous les forfaits qui pèsent sur sa Conscience...

 

 

 

"Moubarak dégage": les manifestants égyptiens

 

se déchaînent contre le raïs

 

 

"Moubarak dégage": sans précaution de langage des milliers d'Egyptiens sont descendus mardi dans les rues pour exprimer leur ras-le-bol d'un régime devenu pour eux synonyme de pauvreté et de répression.

 

Parmi la foule venue sur la grande place Tahrir, au centre du Caire, Ibrahim, un juriste de 21 ans, ne mâche pas ses mots: "nous avons un régime corrompu qui veut poursuivre l'oppression sans fin".

 

Ahmed, un avocat de 28 ans, a lui aussi suivi avec passion la fuite sous la pression populaire du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, après 23 ans de pouvoir, contre presque 30 pour Hosni Moubarak.

 

"Nous devons aujourd'hui nous tenir debout comme des hommes, enfin", affirme-t-il.

 

Mohamed, un technicien informatique, renchérit; "moi aussi, je suis venu parce qu'il faut renverser ce régime", assure-t-il.

 

"Moubarak dégage, tu es injuste, tu nous affames, tu nous tortures dans tes commissariats, tu es un agent des Américains", lançait une mère de famille venue manifester dans le quartier de Mohandessine, dans l'ouest du Caire, un drapeau égyptien à la main.

 

D'autres manifestants prenaient d'assaut les caméras des télévisions étrangères avec le même mot à la bouche ou sur des pancartes: "dégage".

 

Ailleurs, ce sont les slogans tunisiens qui ont fait mouche, comme "Pain, Liberté, Dignité".

 

La foule est plutôt jeune, largement mobilisée au travers d'internet et des réseaux sociaux comme Facebook. Les messages sur téléphone ont aussi beaucoup contribué à la mobilisation.

 

Ironie, la semaine dernière le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, avait cité le nombre élevé d'usagers du téléphone portable -60 millions, selon lui, pour une population de plus de 80 millions- pour dire que tout n'allait pas si mal en Egypte.

 

Le départ de Ben Ali alimente aussi les "nokta", les blagues politiques dont les Egyptiens sont friands, du genre:

 

Ben Ali appelle Moubarak depuis l'avion à bord duquel il part en exil pour Djeddah, en Arabie saoudite:

 

"Allo Hosni, regarde ce qu'ils m'ont fait. Tu peux m'héberger cette nuit"?

 

Moubarak répond: "Bien sûr que non. Tu es cinglé? Regarde dans quel pétrin tu nous a tous mis. Vas en Arabie Saoudite, et dis-leur que je pourrais bien faire un pèlerinage anticipé cette année".

 

Environ 15.000 personnes ont manifesté dans plusieurs quartiers du Caire, notamment aux abords des bâtiments officiels du centre-ville, selon les services de sécurité.

 

La police a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour tenter de disperser les manifestants.

 

Selon des spécialistes, ces manifestations anti-gouvernementales sont les plus importantes depuis les émeutes de 1977 provoquées par une hausse du prix du pain.

 

Sources Orange

 

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Egypte: appel à un deuxième jour de mobilisation,

 

la France déplore les morts

 

 

Le groupe de militants pro-démocratie, le "Mouvement du 6 avril", à l'initiative des manifestations de mardi qui ont fait trois morts, a appelé à un deuxième jour de mobilisation, mercredi en Egypte.

 

Le groupe d'opposition a appelé les Egyptiens, sur sa page Facebook, à se rassembler sur la grande place Tahrir du Caire, là où 10.000 personnes, selon des chiffres officiels, avaient déjà manifesté mardi, en scandant "le peuple veut le départ du régime".

 

"Tout le monde doit se rendre sur la place Tahrir pour s'en emparer de nouveau", a écrit le groupe sur sa page.

 

Mardi, deux manifestants et un policier ont trouvé la mort lors de manifestations rassemblant plusieurs milliers d'Egyptiens, réclamant le départ du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981, une contestation inspirée par la révolte populaire tunisienne.

 

La France, par la voix de sa ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie, a déploré les morts, en rappelant mercredi sur RTL sa politique visant à appeler "à plus de démocratie dans tous les Etats".

 

"Il ne s'agit pas pour la France de faire de l'ingérence" mais "nos principes sont des principes de respect de l'Etat de droit, de non-ingérence mais aussi d'appel à ce qu'il y ait toujours plus de démocratie et de liberté dans tous les Etats", a-t-elle ajouté.

 

Deux manifestants sont décédés à Suez (nord de l'Egypte) après des heurts avec la police, et au Caire un policier a succombé après avoir été battu par des manifestants, selon de sources médicales et de sécurité.

 

Les forces de l'ordre sont intervenues dans la nuit de mardi à mercredi avec d'importants tirs de gaz lacrymogènes pour disperser des milliers de manifestants présents sur la grande place Tahrir, dans le centre de la capitale, proche de nombreux bâtiments officiels.

 

Scandant "Moubarak dégage", "la Tunisie est la solution", des milliers d'Egyptiens ont défilé au Caire comme à Alexandrie (nord) et dans de nombreuses autres villes, face à un dispositif policier massif.

 

Selon des spécialistes, ces manifestations anti-gouvernementales étaient les plus importantes depuis les émeutes de 1977 provoquées par une hausse du prix du pain.

 

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a toutefois assuré que le gouvernement égyptien, ferme allié des Etats-Unis au Moyen-Orient, était "stable".

 

De son côté, la Maison blanche a jugé que "le gouvernement égyptien a une occasion importante d'être sensible aux aspirations du peuple   égyptien et de mener des réformes politiques, économiques et sociales qui peuvent améliorer sa vie et aider à la prospérité de l'Egypte".

 

Environ 15.000 personnes ont manifesté dans plusieurs quartiers du Caire, dont 10.000 sur la place Tahrir, selon des chiffres officiels, en scandant "le peuple veut le départ du régime".

 

Au total, 20 à 30.000 membres des forces de l'ordre ont été mobilisés dans la capitale, selon la police.

 

Le ministère de l'Intérieur a appelé en fin de journée à "mettre fin à ces rassemblements afin d'éviter leurs répercussions sur l'ordre public". Il a accusé le mouvement des Frères musulmans d'être derrière les heurts qui ont eu lieu dans la capitale.

 

Partout dans le pays les manifestants ont fait référence à la révolte populaire qui a fait tomber mi-janvier le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali après 23 ans de pouvoir.

 

"Pain, Liberté, Dignité", scandaient certains, reprenant des slogans des manifestants tunisiens. "Moubarak dégage", criaient d'autres.

 

"Ces manifestations sont les plus importantes depuis 1977 non seulement par le nombre des participants et le fait qu'elles ont lieu dans tout le pays, mais aussi parce qu'elles touchent l'ensemble de la population", estime le politologue Amr al-Chobaki, de l'institut al-Ahram.

 

Plusieurs groupes de militants pour la démocratie avaient appelé à descendre dans la rue pour faire de mardi, officiellement "Journée de la police", une "Journée de révolte contre la torture, la pauvreté, la corruption et le chômage".

 

L'opposant Mohamed ElBaradi, ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a soutenu cette initiative.

 

L'idée a été fortement relayée, en particulier auprès des jeunes, à travers les réseaux sociaux sur internet.

 

Les Frères musulmans et le Wafd, premier parti d'opposition laï que, ne se sont pas officiellement associés au mouvement, mais ont laissé leurs jeunes militants libres de s'y joindre.

 

Avec plus de 80 millions d'habitants, l'Egypte est le pays le plus peuplé du monde arabe, et plus de 40% de sa population vit avec moins de deux dollars par jour et par personne.

 

Plusieurs immolations par le feu ont eu lieu ces derniers jours en Egypte, rappelant celle d'un jeune Tunisien qui avait déclenché la révolte dans son pays.

 

Le président Moubarak, 82 ans, est au pouvoir depuis 1981. Une élection présidentielle est prévue en septembre, mais il n'a pas dit s'il se présenterait. Son fils Gamal, 47 ans, est donné comme un possible successeur.

 

Sources ORANGE 

 

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans REVOLUTION DES PEUPLES

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Nono 27/01/2011 13:55



Révolution tracée


 


Comme en Amérique du Sud, les dictatures installées de toute pièce pour plusieurs dizaines d'années doivent précéder les révolutions démocratiques. En suite, c'est le peuple qui demande
à entrer dans le système. Quand le pays est assez façonné pour devenir comme les français, il fait sa révolution et devient démocratique. Ce schéma est le même à travers le monde depuis
plus de 300ans, le type de dictature qui précède ne change qu'avec les personnalités en place et les modes politiques acceptées et possibles (communisme, dictatures Sud américaines (aidées à
défaut de crises manipulées comme en Argentine), dictatures et semi-dictatures arabes, dictatures militarisées des mafias de la drogue (Colombie, Aghanistan), dictature des fourmis asiatique (par
le travail, semi-communisme), paradis fiscaux ou dictature monétaire (tenus avant tout par l'argent) comme en Arabie saoudite, Dubaï et même l'Equateur, et enfin les régions tenues en
guerre pour éviter leur développement quand il est difficile à contrôler, délicat ou confus (Palestine et Moyen-Orient, Inde et Sri-Lanka, la plus part des pays d'Afrique, régions d'Islam...).


 


Bref, à quand donc le passage dans le système matriciel de toutes ces dictatures toujours bien utiles pour l'heure. Il semble que le temps de la révolution des pays arabes vers le
système global soit venu. Sont-ils mûrs pour rejoindre le nouvel ordre mondial et sa démocratie? Eux aussi, ça viendra comme ça avait éclos en Angleterre, en France, au Etats-Unis, en Suisse, en
Italie, en Turquie, au Brésil, en Pologne, en Ukraine... Le schéma est invariablement identique (dictature, famine, révolte, terreur, révolution, instauration, désordre, restauration, guerre
civile et enfin ordre (de droite à gauche et de haut en bas) quand la république démocratique est acceptée de tous), et c'est bien ce schéma (et toujours assez rigoureusement dans le même ordre)
qui revient et façonne les démocraties, comme aujourd'hui dans le Maghreb et le monde arabe. C'est le nouvel ordre mondial qui avance inexorablement, qui transmet son mode de
valeurs et de gouvernance et qui pourra en faire un peu plus tard un seul système parfaitement accepté et cohérent où chacun est venu rejoindre de lui-même la République et la Démocratie,
l'inverse donc des systèmes religieux combattus viscéralement à cet effet par la franc-maçonnerie internationale sous la bannière de l'autodétermination, de la liberté et de
l'affranchissement dogmatique. Toutes ces valeurs que les anonymous trouvent normales sans en connaitre d'autres (sinon les mensonges et fariboles de Zeigest pour détruire la religion,
lobotomisés qu'ils sont par la propagande), sont entièrement maçonniques et prompts à détruire toute religion et ôter les hérédités (le Pouvoir) pour les remplacer par le libre arbitre de la
démocratie athée et les valeurs finalement les plus subversives qui sont, elles, son nouvel enchaînement et son appât le plus puissant vers le système de la Bête (tel la sexualité, la
subversion, l'affranchissement parentale, la liberté des adolescents, le divorce, la mode, le crédit, l'argent, tout ce qui brille...).