La Syrie resserre à son tour son contrôle du Web

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 

 

 

La Syrie resserre à son tour son contrôle du Web

 

 

 

Les autorités syriennes ont bloqué, mercredi 26 janvier, l'accès à plusieurs programmes permettant d'utiliser la fonction de discussion en direct de Facebook sur téléphone mobile. Nimbuzz et eBuddy, deux programmes permettant d'utiliser Facebook chat ou d'autres logiciels de discussion, ne fonctionnent plus dans l'ensemble du pays.

 

La Syrie, dirigée depuis 1963 par le parti Baas, pratique une censure à grande échelle d'Internet. Classée "ennemi d'Internet", comme la Tunisie ou l'Egypte, par l'organisation Reporters sans frontières, la Syrie bloque de nombreux sites : YouTube, les sites politiques ou encore Facebook, accusé d'être "instrumentalisé par Israël pour corrompre la jeunesse syrienne".

 

CENSURE DE FER

 

"Tous les indicateurs sont au rouge depuis la révolution tunisienne", estime Mazen Darwish, responsable du Centre syrien pour la liberté d'expression et les médias, fermé par les autorités il y a trois ans. "La politique de la censure de fer n'a pas changé." Les médias syriens, contrôlés par le gouvernement, ont à peine mentionné le renversement du président Ben Ali en Tunisie. L'un des quotidiens de Damas a attribué sa chute à sa trop grande proximité supposée avec l'occident.

 

M. Darwish estime que si la Syrie ne risque pas de lever l'interdiction faite aux médias de couvrir la pauvreté ou la corruption, ces derniers sont utilisés pour fournir une soupape de sécurité pour exprimer la frustration. Le site www.syria-news.com a ainsi publié un article sur l'interdiction d'eBuddy et Nimbuzz, et laissé l'article ouvert aux commentaires. Les sites syriens doivent cependant conserver les informations permettant d'identifier les commentateurs, comme l'adresse IP, et les fournir sur demande aux autorités. Les descentes de police sont par ailleurs fréquentes dans les cafés Internet.

 

Face aux blocages, la popularité de Facebook a démocratisé les outils de contournement de la censure. Les jeunes syriens accèdent au réseau social en passant par des serveurs situés à l'étranger, notamment au Liban. En 2010, les autorités avaient laissé entendre qu'elles étudiaient la possibilité de lever l'interdiction de Facebook, mais depuis la révolution tunisienne, le régime a choisi d'accentuer son contrôle du Web.

 

Le président Bashar El-Assad utilise pourtant le réseau social : il y dispose de sa page personnelle et de groupes de soutien. Plusieurs sites de propagande à sa gloire ont également été créés ces dernières années.

 

Sources Le Monde

 

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans REVOLUTION DES PEUPLES

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