Le coût des opérations de l'OTAN en Libye

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Il est bien évident que l'OTAN ne prend pas en charge la totalité du coup de l'opération en Libye... les frais sont partagés. Et le contribuable Français fera les frais de l'inconscience de Sarkozy, une fois de plus.

 

 

 

Le coût des opérations de l'OTAN en Libye

 

 

Par Andreï Fediachine
RIA Novosti

 

A partir du 31 mars, l’OTAN a pris officiellement en charge la coordination de toutes les opérations militaire en Libye. Et les Etats-Unis, à en croire le Pentagone, réduiront la participation de leurs avions aux bombardements et à la surveillance des zones contrôlées et non-contrôlées par Kadhafi de manière à ce que cette participation ne constitue qu’un tiers (et encore moins par la suite) de tous les raids effectués par les avions de la coalition. Le "recalibrage" de la participation américaine aux opérations portant l’étrange nom d'Aube de l’Odyssée, contraindra automatiquement l’Europe à dépenser bien plus pour "encamisoler Kadhafi", et permettra à Washington de faire des économies.

Il faut partager!

 

Ce qui est très juste dans l’ensemble. En fin de compte, le pétrole et le gaz libyens sont principalement destinés à l’Europe: les importations américaines de pétrole libyen ne s’élevaient qu’à 7% des importations totales avant la crise. Et les clandestins affluant en Europe via la Méditerranée en provenance d’Afrique du Nord provoquent des migraines chez les dirigeants de l'UE, mais les Etats-Unis sont épargnés.

 

En effet, pourquoi les Etats-Unis devraient-ils assumer la majeure partie des dépenses pour toutes les opérations militaires de l’OTAN (ou de certaines coalitions hors-OTAN), s’ils sont "moins riches" que l’Union européenne. Selon le Fonds monétaire international (FMI), en 2010, le PIB de l’UE s’élevait à 16.100 milliards de dollars, tandis que celui des Etats-Unis atteignait 14.600 milliards de dollars (la CIA affirme que le PIB européen s’élevait à 15.900 milliards de dollars, mais il reste tout de même supérieur à celui des Etats-Unis). L’idée du partage est apparue à la Maison Blanche et au Congrès, notamment dans le contexte des dépenses colossales assumées presqu’unilatéralement par les Etats-Unis dans le cas de la Yougoslavie et du Kosovo (1999), de l’Afghanistan (2001) et de l’Irak (2003).

 

Et en l’occurrence il s’agit d’une somme considérable. Le prix du "produit final" (la Libye sans Kadhafi) dépendra, bien sûr, de la durée de la campagne contre le colonel libyen. Mais il est tout à fait possible de calculer le coût actuel de l’opération.

 

Il convient de préciser que tous ces calculs sont approximatifs. Au moment du lancement de l’opération, le Pentagone avait déjà déployé trois sous-marins près des côtes libyennes (coût journalier de 90-150.000 dollars), deux destroyers (50-60.000 dollars), deux bâtiments de débarquement, dont un porte-avions (150-200.000 dollars) et un bâtiment de commandement et de communication, le vaisseau amiral de la 6e flotte américaine (environ 150.000 dollars). Plus de 200 missiles Tomahawk (1-1,5 million de dollars chacun) ont déjà été lancés contre la Libye. Les chasseurs et les bombardiers américains ont effectué près de 1.000 raids (à titre de comparaison, 120 pour la Grande-Bretagne et un peu plus de 140 pour la France). Le coût d’une heure de vol d’un chasseur F-15 ou F-16 s’élève à près de 13.000 dollars pour des missions d’une heure et demie en moyenne. Les heures de vol des bombardiers B-2 (trois raids contre la Libye depuis la base dans l’Etat de Mississipi) coûtent à peine moins cher que les raids des chasseurs, mais leur entretien est plus onéreux et la durée de la mission est plus longue. On peut donc estimer une heure de vol à 15.000 dollars. Le chasseur F-15E Strike Eagle qui s’est écrasé coûte 55 millions de dollars.

 

En faisant la somme et en la divisant par le nombre de jours, on obtient 100-130 millions de dollars par jour rien que pour les Etats-Unis. C’est tout à fait injuste, surtout étant donné que le président français Nicolas Sarkozy fait preuve du caractère le plus agressif et le plus belliqueux.

 

Les experts britanniques affirment qu’au cours de la première semaine de l’opération, Londres a dépensé 25 millions de livres, sans compter le prix des munitions. Le ministère britannique ne publie aucune information officielle à ce sujet. La France a probablement dépensé autant que la Grande-Bretagne.

La doctrine d’Obama en action

 

Mais pour l’instant, il est impossible de calculer avec précision ces dépenses. Il est difficile de séparer l’argent dépensé pour les navires et les avions qui se trouvaient déjà en mission dans leurs zones de surveillance au début de "l’Odyssée" de ceux qui sont venus spécialement pour participer à l'opération. En d’autres termes, de faire la différence entre les dépenses prévues et les dépenses supplémentaires dans le cadre du budget. Le Pentagone déclare pour l’instant que ses prévisions budgétaires pour la fin de la semaine ne seront pas dépassées de plus de 550 millions de dollars. Il faudra le croire sur parole, car il est difficile de le vérifier. Le 30 mars, des audiences à huit clos se sont tenues au Congrès avec la participation du Secrétaire américain à la Défense Robert Gates et de la Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton sur le thème suivant: quelle somme a déjà été dépensée en Libye et combien d’argent sera encore nécessaire.

 

Les personnes, ayant une bonne connaissance de la manière du Pentagone de dépenser l’argent, affirment que d’ici le mois d’octobre, à la fin de l’exercice financier, il sera contraint de demander plus de 1 milliard de dollars supplémentaires en raison de l’opération en Libye.

 

Cela représente beaucoup d’argent, mais ce n’est pas mortel pour le budget. Comme l’a récemment fait remarquer l’amiral Joe Mulloy, l’assistant du Secrétaire américain à la Défense pour le budget, en réalité la majorité des opérations transocéaniques du Pentagone sont généralement payées à l’avance par le budget alloué pour les "circonstances imprévues." Le magazine Forbes interprète ces propos de la manière suivante: cela signifie que près de 2 milliards de dollars par jour sont alloués pour la "projection" de la puissance militaire des Etats-Unis et la défense des intérêts nationaux. Bien sûr, les opérations de longue durée ne sont pas couvertes par cet argent. Mais pour des opérations non programmées ces fonds suffisent. Dans un premier temps. C’est précisément le cas de la Libye.

 

Désormais, les Européens devront sérieusement réfléchir à la participation à l’opération. Son transfert sous le commandement de l’OTAN signifie automatiquement que le mécanisme du partage proportionnel des dépenses pour les opérations militaires est mis en route. Chaque pays payera en fonction du nombre de bombardements et de vols. On pourrait calculer approximativement le coût total, si la "démocratisation de Kadhafi" dure environ un mois.

 

Sources Ria Novosti

 

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans REVOLUTION DES PEUPLES

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mehhdi mountather 29/02/2016 13:48

Ces catastrophes naturelles et les astéroïdes punition d’ALLAH contre les amis de satan depuis notre père Adam a ce jour si ces séismes en Maroc la mort de satan c’est la fin du monde satan mourra c’est la réalité si la fin du monde vendredi 4.3.2016 au pape François et aux non musulmans de se convertir a l’islam pour éviter la panique et l’enfer ALLAH dit (Quiconque recherche en dehors de l’islam une autre religion, celle-ci ne sera point acceptée de Lui , et dans l’autre monde, il sera du nombre des réprouvés.) Verset 85 Sourate Al-i’Imran merci.