Le retour d'El-Baradei en Egypte, il réclame le départ de Moubarak

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Mr El-Baradei -ex chef de l'AIEA- va se joindre aux manifestations en Egypte prévue demain vendredi. C'est un homme très bien. Un homme juste. Un vrai démocrate. Lisez bien le dernier article. Mais voilà, il est trop bien. Déjà, il est dans le collimateur des sionistes parce qu'il a TOUJOURS refusé toute action militaire contre l'Iran. Eux préfèrent Moubarak, c'est sûr, leur grand collaborateur. Alors, inutile de dire qu'ils ne verraient pas d'un bon oeil son accession au pouvoir. Cela chamboulerait tout leur plan. Nous ne voulons pas être pessimiste mais, il y a fort à craindre qu'El-Baradei finisse comme Kennedy dont le faux assassin Oswald peut être associé à Ben Laden ou à Al Qaïda dans la manipulation. Tout va être fait pour qu'il ne joue aucun rôle en Egypte. Et nous sommes prêts à parier très gros ! 

 

 

Egypte: El-Baradei réclame le départ de Moubarak





 

MOSCOU, 27 janvier - RIA Novosti - Attendu au Caire jeudi soir, l'ex-directeur général de l'Agence internationale à l'énergie atomique (AIEA), Mohamed El-Baradei, a réclamé le départ du président Hosni Moubarak au pouvoir depuis 1981, rapportent les médias internationaux.

"Il sert le pays depuis 30 ans et il est temps qu'il se retire", a déclaré M.El-Baradei, devenu l'opposant le plus en vue au régime égyptien en place.

Prix Nobel de la paix en 2005, M.El-Baradei a déclaré jeudi son intention de revenir en Egypte pour soutenir l'opposition dans sa lutte pour des réformes politiques et économiques. Il souhaite cependant que cette lutte soit pacifique et appelle les opposants à s'abstenir de toute violence.

Il a notamment annoncé sa volonté de participer à la manifestation prévue vendredi 28 janvier qui fera suite à la mobilisation antigouvernementale qui a débuté le 25 janvier.

Inspirées de la révolution de Jasmin en Tunisie voisine, les manifestations antigouvernementales qui se déroulent en Egypte depuis mardi dernier sont les plus importantes depuis l'arrivée au pouvoir d'Hosni Moubarak en 1981. Réclamant de meilleures conditions de vie dans le pays, les manifestants veulent la fin du régime du président Hosni Moubarak. Selon les dernières données, ces troubles populaires ont déjà fait quatre morts et près de 400 blessés. Un millier de manifestants ont été arrêtés.



Sources Ria Novosti



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El-Baradei, le sauveur de l'Egypte?



 

Par Tangi Salaün

 


Alaa el-Aswany, auteur du best-seller L'Immeuble Yacoubian(Actes Sud)

 

 

 

Encore hésitant il y a un mois, lorsqu'il a reçu un accueil triomphal à son retour en Egypte, où il ne vit plus depuis une trentaine d'années, El-Baradei se glisse peu à peu dans son nouveau costume. Rentré discrètement en début de semaine d'un voyage à l'étranger, il prévoit, selon son entourage, de rencontrer des représentants de toutes les mouvances de l'opposition pour étudier une éventuelle plate-forme commune. 

 

Atavisme familial: son père, Mustafa El-Baradei, célèbre militant pro-démocratie, s'est souvent heurté au président Gamal Abdel Nasser, dans les années 1960, à l'époque où il dirigeait le barreau du Caire. Après avoir fait ses classes dans la diplomatie égyptienne, puis aux Nations unies et à l'AIEA, qu'il a dirigée pendant douze ans, Mohamed El-Baradei n'a pas attendu ces dernières semaines pour démontrer qu'il avait de qui tenir. En mars 2003, devant le Conseil de sécurité de l'ONU, il met en cause l'authenticité de documents qui prouvaient, selon Washington, que Saddam Hussein avait tenté de se procurer de l'uranium au Niger. Cette capacité à résister aux pressions des Etats-Unis, prêts à tout pour légitimer la guerre contre l'Irak, le révèle aux yeux du grand public... et aux siens. "C'est dans des moments pareils que l'on prend conscience de son destin", explique l'un de ses proches. 

 

Hostile à toute action militaire contre Téhéran

  

Récompensé par le prix Nobel de la Paix, le deuxième pour un Egyptien (le premier ayant été décerné à Anouar el-Sadate, en 1978), El-Baradei voit son troisième mandat à la tête de l'AIEA empoisonné par le dossier iranien. Son hostilité à toute action militaire contre Téhéran ne lui vaut pas que des amis, notamment en Israël. Lorsqu'il annonce son départ, en 2008, il semble donc prêt à s'effacer de la scène pour profiter, dit-il, de sa maison dans le sud-ouest de la France. On le dit usé, désabusé. Erreur. 

 

Invité d'une émission télévisée populaire en Egypte, au début de 2009, il fustige à la stupeur générale le bilan politique et social de Hosni Moubarak. La mèche est allumée. Rien ne pourra l'éteindre. Et sûrement pas la presse officielle, qui se déchaîne contre ce "président importé". "Le problème d'El-Baradei, c'est qu'il est nostalgique de la monarchie", grince un proche du pouvoir. "Il passe son temps à dire que tout allait mieux avant la révolution nassérienne de 1952, mais il oublie d'où il vient et il ne propose rien pour l'avenir." 

 

Un "président importé"

  

Ingrat, El-Baradei ? "Je ne dois rien au régime actuel", rétorque au journal Al-Chorouqel-Gedid celui qui a reçu en 2006 la plus haute distinction égyptienne, la médaille du Nil. "Quand le groupe africain a posé ma candidature à l'AIEA, l'Egypte a fait campagne contre moi", rappelle-t-il. 

 

Pour les opposants égyptiens, l'engagement d'El-Baradei est un "cadeau inattendu". Broyée depuis des années entre le marteau du parti au pouvoir et l'enclume des Frères musulmans - un mouvement islamiste d'opposition - l'opposition laïque, libérale ou de gauche semblait sclérosée, démobilisée et résignée au scénario écrit à l'avance, selon elle, de la transmission du pouvoir de Hosni Moubarak à son fils Gamal. En mal de leadership, la voilà soudain revigorée, même si des divisions pointent entre les partisans d'El-Baradei et ceux qui préfèrent conclure un accord avec le pouvoir dans l'espoir d'obtenir plus de sièges aux législatives de novembre prochain.

 

Electron libre, El-Baradei joue, lui, la carte de la société civile et d'un "réveil populaire". Sur Facebook, ses groupes de soutien rassemblent déjà près de 250 000 membres. Le mois dernier, il a lancé une initiative, la Coalition pour le changement, mais demeure réticent à l'idée de rallier un parti d'opposition, voie pourtant la plus sûre pour se présenter à la présidentielle dans le système actuel. "Il veut faire quelque chose pour son pays, mais il n'est pas rongé par l'ambition", assure l'un de ses proches.  

 

"Ce serait mieux si vous trouviez une personne moins âgée que moi", confiait l'intéressé l'an dernier. Certains l'imaginent rouler pour le secrétaire général de la Ligue arabe, le très populaire Amr Moussa, candidat non déclaré à la succession de Moubarak, mais El-Baradei semble de plus en plus tenté de relever le défi à son tour : "Si le moyen d'aboutir au changement est de me présenter, je ne vous décevrai pas", a-t-il lancé à ses supporters. En attendant, son mouvement espère recueillir un million de signatures afin de "faire pression sur le gouvernement", comme lors de la "révolution" de 1919 contre l'occupant britannique d'alors, qui mena à l'indépendance de l'Egypte. 

 

Alors, héraut ou futur héros ? Mohamed El-Baradei lui-même semble hanté par le doute : "Je suis inquiet, a-t-il confié lors d'une interview télévisée. Car les Egyptiens ne comprennent plus la notion de démocratie. Ils sont tellement déçus qu'ils attendent un libérateur. Or, ce n'est pas la solution. Pour changer ce pays, tout le monde doit s'y mettre." 

 

Sources L'Express

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

 

 

Publié dans REVOLUTION DES PEUPLES

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