Les propositions d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy pour sauver l'euro

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Ca s'agite. Ca s'agite pour sauver l'Euro. Il faut bien se rendre compte de ce qui se joue là. Et bien se rendre compte du fonctionnement de l'Union Européenne et de l'esclavage que cela entraîne au niveau de tous les pays. Parce que là, il est demandé à tous les pays de venir en aide à la Grèce. C'est-à-dire qu'ils devront emprunter -certains au FMI- pour sauver la Grèce et l'Euro. Sarkozy et Merkel ont tellement peur de la chute de l'euro qu'ils sont en train de tirer leurs dernières cartouches pour sauver l'insauvable. Plutôt que de renoncer à cette monnaie, ils préfèrent saborder leur pays. Incroyable. Et après, on nous dira qu'ils pensent à leur peuple ! Ces gens-là oeuvrent pour la Bête. Point.

 

Voyez ICI la lettre de Sarkozy et de Merkel.

 

 

 

 

 

 

 

Les propositions d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy pour sauver l'euro

 

 

 

 

 

Défendre la zone euro en danger, alors que la crise grecque menace de s'étendre au Portugal et à l'Espagne : Angela Merkel et Nicolas Sarkozy font front commun, à la veille du sommet de la zone euro du vendredi 7 mai.

 

Ils ont envoyé, jeudi, une lettre commune au président du Conseil européen, Herman Van Rompuy et au président de la Commission, José Manuel Barroso. Silencieuse sur les désaccords, notamment sur la possibilité de laisser un Etat de la zone faire faillite ou restructurer sa dette, l'initiative refonde un socle commun minimal et demande l'approfondissement des règles de gouvernance économique de la zone euro.

 

La lettre commence par exclure l'idée d'expulser un Etat membre de l'union monétaire, les deux dirigeants se disant "pleinement attachés" à préserver "l'unité de la zone euro".

 

Ensuite, elle précise que la monnaie unique est une affaire commune et qu'il n'est plus question de laisser chacun gérer ses petites affaires seul. "Tous les Etats membres sont responsables de la stabilité de la zone euro dans son ensemble."

 

Car, sur le fond, jamais la chancelière allemande et le président français n'ont été autant en désaccord : M. Sarkozy voulait intervenir vite et fort, décelant une attaque des spéculateurs. Mme Merkel, face à son opinion publique, voulait punir les Grecs, coupables de mensonges et de laxisme budgétaire, et respecter les traités.

 

"UN CADRE ROBUSTE"

 

Jamais les deux dirigeants n'ont fait autant d'efforts pour éviter les déchirements publics. Il faut trouver les moyens d'éviter que la crise grecque ne se reproduise.

 

M. Sarkozy et Mme Merkel veulent que le conseil des dirigeants de la zone euro qui se réunissent le 7 mai à Bruxelles conduise à un renforcement de la gouvernance économique de la zone. Ils proposent de créer "un cadre robuste pour la résolution des crises respectant le principe de responsabilité budgétaire de chaque Etat membre".

 

Traduit par l'Elysée, les Européens doivent trouver un moyen de contourner l'interdiction faite par les traités de renflouer un Etat en faillite. Pour sauver la Grèce, les Etats ont eu recours à des aides bilatérales. Les Allemands avaient besoin juridiquement de l'intervention du FMI, attestant de l'urgence extrême de la crise, pour justifier face à leur Cour constitutionnelle la nécessité d'intervenir. Il faudrait donc, comme l'avait proposé le ministre des finances allemand Wolfgang Schäuble, imaginer un "fonds monétaire européen".

 

Rien n'est dit en revanche sur la possibilité de laisser un Etat de la zone euro faire faillite ou restructurer pleinement sa dette. "Ce n'est pas l'objet de cette lettre", explique l'Elysée. Sur ce point, le désaccord franco-allemand est profond. M. Sarkozy refuse toute idée de défaut de paiement, qui provoquerait selon lui au niveau des Etats un cataclysme comparable à celui de la faillite de la banque d'affaire américaine Lehman Brothers. Ce serait aussi une énorme catastrophe pour les banques françaises, particulièrement exposées en Grèce et en Europe du sud.

 

RÉFORME DES TRAITÉS

 

Devant le Bundestag, mercredi, Mme Merkel a dit vouloir "élaborer une procédure codifiée de défaut de paiement".

 

La chancelière a aussi expliqué qu'elle s'engageait "avec force" pour une réforme des traités, même si elle est "longue et laborieuse". Les Français sont dubitatifs sur l'idée de réformer le traité de Lisbonne. Il faudrait revisiter toute l'union économique et monétaire, concoctée dans une période libérale, celle des années 1990, et la faire ratifier par 27 Etats membres.

 

Il serait plus simple de revoir le pacte de stabilité, qui régit le fonctionnement de l'euro. "Nous ne sommes pas hostiles à un changement du pacte de stabilité", explique l'Elysée. Rédigé en terme franco-allemand, le texte demande "des sanctions plus efficaces pour les procédures de déficits excessifs".

 

Les procédures de sanctions inscrites dans le pacte étaient devenues caduques fin 2003, lorsque Paris et Berlin, alors en dérive budgétaire, avaient refusé de s'y soumettre. L'Allemagne souhaite que les pays laxistes puissent être privés de certaines subventions européennes et de leurs droits de vote. S'il n'est pas possible de réviser le pacte, l'Elysée note que le traité de Lisbonne permet aux membres de la zone euro de s'organiser entre eux.

 

Enfin, il convient de prêter attention à l'économie et pas seulement aux budgets. La lettre franco-allemande demande "l'élargissement de la surveillance aux questions structurelles et de compétitivité et aux déséquilibres".

 

La réforme de la gouvernance économique doit être approfondie par le président du conseil européen, Herman Van Rompuy, qui doit dévoiler la composition d'un groupe de travail sur le sujet.

 

Par le passé, le pacte de stabilité a montré ses limites. Pour l'Elysée, le problème grec est plus un problème de compétitivité, sur lequel les Européens ne se sont pas penchés, qu'un problème de déficit. Pendant des années, l'Irlande et l'Espagne ont été citées en modèle, parce leur dette publique était faible.

 

Nul n'a prêté attention à l'explosion de leur dette privée, alimentée par la spéculation immobilière. Aujourd'hui, la défaillance de l'ancien élève modèle espagnol déclencherait une catastrophe.

 

Arnaud Leparmentier
 
Sources Le Monde
 
Posté par Adriana Evangelizt

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