Les sionistes et le Soudan : une grande histoire !

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Ce n'est pas la peine de chercher d'où viennent les problèmes ni qui les génère en Afrique ou ailleurs. Ils ne sont bons qu'à ça, s'infiltrer partout, déstabiliser les pays, faire en sorte qu'ils restent arriérés en générant des conflits. Celui qui laisse entrer un pied aux ennemis du genre humain laisse entrer le loup dans la bergerie. Quand on sait que la population du Soudan-Sud est chrétienne et animiste, le reste n'est pas difficile à deviner. En attendant, il y a déjà eu deux millions de morts mais bien évidemment on nous fera croire que c'est la faute à Omar el-Béchir alors que les USA et Israël ont armé les rebelles du Sud. Diviser pour mieux régner, telle est leur devise.

 

 

Le fait que la première préoccupation des sécessionistes soudanais sera d'ouvrir un ambassade israélienne en dit long sur l'autre "Grand Jeu" qui s'est déroullé et se déroule toujours dans cette partie de l'Afrique. Le vieux chef de guerre reconnait sans problème que c'est Israël (et les Etats-Unis ds une autre interview) qui ont financé et armé la rebellion, voire en fait l'ont créé de toute pièce car une rebelion tribale n'aurait sans doute pas pu aller bien loin avec juste des fléchettes empoisonnées.  Au lieu de cela 2.500.000 morts dans une guerre civile, voilà de quoi bien développer un pays. Maintenant ce sont plutôt les groupes rebelles du Darfour les heureux bénéficiaires de la générosité US.
 
Lors d'un récent débat à Bruxelles la représentante Ecolo avait cité nommément le Soudan comme exemple-type où l'Otan pourrait intervenir, sous couvert de l'ONU, - pour protéger la population civile bien sûr (autre pub pour Alerte Otan, le compte rendu de ce débat à l'adresse http://csotan.org/ao/article.php?ao_id=40&art_id=521&Mois=janvier&Year=2011 ) 
  
Le Sud-Soudan et Israël décideront seuls de leurs futurs rapports (Khartoum)
8 janvier - RIA Novosti
  
En cas de division du Soudan en deux Etats distincts à la suite du référendum du 9 janvier, le Sud sera libre d'établir avec Israël tout type de relations qu'il jugera nécessaire, a déclaré le président soudanais Omar el-Béchir dans une interview à la chaîne de télévision Al Jazira.
 
"J'estime que les relations entre le Sud-Soudan et Israël relèvent de leurs affaires intérieures à condition qu'elles ne soient pas dirigées contre le Nord", a-t-il affirmé.
 
Selon le président, certains pays voisins du Soudan entretiennent des relations diplomatiques avec Israël, mais cela n'exerce aucun effet négatif sur leurs liens bilatéraux avec Khartoum.
 
Le chef du gouvernement sudiste, Salva Kiir, avait antérieurement annoncé qu'en cas d'accession du Sud-Soudan à l'indépendance, une ambassade d'Israël serait ouverte à Djouba.
 
Le Soudan et Israël n'ont pas de relations diplomatiques bilatérales. Khartoum a à plusieurs reprises reproché à l'Etat hébreu de fournir des armes aux Sudistes et d'entraîner leurs combattants.
  
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Soudan: le premier chef rebelle sudiste espère voir aboutir 50 ans de lutte
 
De Peter MARTELL (AFP) – 7/1/11
 
JUBA — "Nous avons commencé à nous battre pour l'indépendance les mains vides", se souvient le chef de la première rébellion sudiste, Joseph Lagu. A 79 ans, il se prépare à voter pour la sécession du Sud-Soudan, son rêve de toujours.
 
La première guerre civile entre le nord et le sud du Soudan remonte à 1955 et la mutinerie de Torit, ville sudiste, un an avant l'indépendance du Soudan, jusqu'alors placé sous un condominium anglo-égyptien.
 
A l'époque, les Sudistes craignaient de tomber sous un autre joug, celui des Arabes du Nord-Soudan, en cas d'indépendance du Soudan uni.
 
Après quelques années de conflit larvé, la guerre Nord-Sud s'intensifie au début des années 60, mais les rebelles sudistes étaient alors sans argent et sans armes.
 
"Nous avons commencé à nous battre pour l'indépendance les mains vides", se remémore Joseph Lagu, qui avait quitté son poste de lieutenant dans l'armée en 1963 pour prendre les commandes d'une rébellion tournée vers la partition du Soudan.
 
"Nous ne voyions aucune autre option que de nous battre pour le droit de notre peuple à vivre en toute liberté", souligne depuis la capitale sudiste Juba le père de la rébellion de "l'Anyanya", du nom du venin dans lequel les chasseurs trempaient la pointe de leur flèche.
 
"Nous n'avions que trois fusils à l'époque. Moi-même je n'avais pour seule arme qu'une machette", se souvient le vieil homme.
 
"Nous savions que notre cause était juste, mais nous n'avions pas de moyens", explique Joseph Lagu, qui avait reçu sa première cargaison d'armes du Congo, avant d'obtenir le soutien d'Israël, après que Khartoum eut soutenu l'Egypte dans la guerre des Six jours en 1967.
 
"J'avais écrit au Premier ministre israélien, je flattais son ego en lui disant: +je suis heureux que vous, le peuple élu de Dieu, ayez battu les Arabes", dit-il.
 
"Et puis j'ai ajouté: +moi aussi je me bats contre les Arabes, donc si vous nous fournissez des armes, je vais neutraliser les forces soudanaises qui ne pourront donc plus soutenir l'Egypte contre vous". La lettre a fait son effet.
 
La rébellion de l'Anyanya a reçu des armes et ainsi fédéré des milliers de Sudistes. "Les gens accouraient de toutes les région du Sud, à la fin nous avions environ 18.000 hommes armés", se félicite-t-il.
 
La rébellion de Joseph Lagu a finalement signé en 1972 à Addis Abeba la paix avec le gouvernement de Khartoum, qui avait laissé le Sudiste Abel Alier le représenter aux pourparlers de paix.
 
Selon les estimations, environ 500.000 personnes sont mortes pendant cette première guerre civile Nord-Sud. "Au Soudan, le Nord a une aversion pour le mot +fédération+ et le Sud une obsession pour lui. Ces sentiments très forts se reflètent dans l'accord de paix", a écrit dans ses mémoires M. Alier.
 
L'accord de paix d'Addis Abeba n'accordait pas aux Sudistes le droit de tenir un référendum d'indépendance, mais leur garantissait la création d'une région autonome du Sud-Soudan.
 
"Je savais que l'accord ne remplissait pas les attentes de mon peuple, mais je savais aussi que la population avait besoin d'une période de repos", souligne Lagu, aujourd'hui conseiller du chef sudiste Salva Kiir. "Si l'ennemi abrogeait l'accord, je savais que la guerre allait repartir".
 
La dissolution du gouvernement semi-autonome du Sud-Soudan en 1983 par le pouvoir de Khartoum a plongé le Nord-Sud dans une nouvelle guerre civile à l'origine de deux millions de morts. Elle prendra fin en 2005 avec la signature d'un accord de paix.
Sources Alerte OTAN

 

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Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LES HOMMES DE LA BÊTE

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