Moubarak s'exprime enfin: il reste aux commandes

Publié le par Adriana EVANGELIZT

On a droit au même cinéma qu'avec ben Ali. Il fait des promesses qu'il ne tiendra pas. Les sionistes ont dû lui monter le bobichon pour qu'il se maintienne au pouvoir, en lui faisant miroiter un avenir radieux, alors que les carottes sont cuites pour lui comme elles l'étaient pour le despote tunisien. Qu'a-t-il encore à faire là, à 82 balais, et en plus il compte se réprésenter aux prochaines élections !

 

Il est clair et net que le régime sioniste en maintenant Moubarak dans cette posture ne prêche que pour ses intérêts. Aussi, y-a-t-il de fortes chances pour que se reproduise le même schéma qu'en Tunisie lorsque ben Ali avait fait son discours du même acabit. L'histoire devrait se répéter et les manifestations continuer jusqu'à ce qu'il débarque du navire.

 

Il y a 27 morts, des centaines de blessés, plus d'un milliers d'emprisonnés. Le net est coupé à 88%. L'électricité aussi dans de nombreux endroits. 27 morts, tués comment ? Nul n'est dupe de ce qui se passe là-bas. L'infiltration doit être maximale pour causer un maximum de dégâts chez les pauvres. Les ripoux, eux, sont protégés. En attendant, Obama menace de revoir l'aide à la baisse si Moubarak ne fait pas d'efforts démocratiques. A lui de choisir entre les sionistes qu'ils lui disent de réprimer et ceux qui disent le contraire. Il verra bientôt où sont ses pseudos-amis qui l'ont mis dans le pétrin en suivant leurs propres intérêts.

 

D'autre part, El-Baradei a été mis en résidence surveillée. Il faut voir l'article sulfureux qui parle de lui sur le Figaro. Bien évidemment, il est contre l'attaque de l'Iran, il a critiqué Israël, et le media sioniste ne peut pas cacher ce qu'il ressent envers le bonhomme.

 

Alignez-vous donc avec les criminels, vous en porterez la trace dans vos consciences d'imbéciles. Les oppresseurs de tous poils, et ceux qui les soutiennent, vont bientôt comprendre que le moment est venu pour les Peuples de se libérer de toutes les tutelles coloniales, nous ne sommes pas venus au monde pour être vos esclaves. L'Humanité toute entière suit le mouvement de la Terre qui va bientôt montrer aux "faux propriétaires" qu'elle n'appartient qu'à elle-même. Les dernières fumées sortant du Yellowstone prouvent qu'elle est prête à faire peau neuve. Nous attendons avec impatience cet instant...

 

 

 

 

 

Moubarak s'exprime enfin: il reste aux commandes

 

 

Prenant la parole pour la première fois depuis le début de la révolte, le président égyptien a démis le gouvernement.
 
 Loin d'annoncer qu'il jetait l'éponge comme la population le souhaitaitHosni Moubarak a promis de nommer un nouveau gouvernement samedi, et a annoncé de "nouvelles mesures" pour la démocratie.

Il a assuré qu'il comprenait les aspirations de la rue, mais a mis en garde contre les risques de "chaos" et s'est dit déterminé à assurer "la stabilité".

 

Cette brève allocution télévisée, très attendue alors que Moubarak avait gardé le silence ces derniers jours, est survenue alors qu'en Egypte, où le couvre feu est entré en vigueur dans trois grandes villes, le bilan des affrontements dans les manifestations de vendredi s'est alourdi à 20 morts.

Vingt morts dans les manifestations vendredi en Egypte

 
 Au total, 27 personnes ont perdu la vie depuis mardi dans tout le pays, dont au moins 20 pour la seule journée de vendredi. Tandis que l'armée a été appelée à la rescousse, les manifestations contre le régime de Moubarak se sont multipliées vendredi, faisant 13 morts à Suez, 5 au Caire et 2 à Mansoura (nord), ainsi que des centaines de blessés dans les heurts entre forces de l'ordre et manifestants, selon des sources médicales. Au Caire, le siège du parti au pouvoir a été incendié.

Au quatrième jour du mouvement de protestation le plus important depuis l'arrivée au pouvoir de Moubarak en 1981, le couvre-feu a été instauré au Caire, à Alexandrie (nord) et à Suez (est) depuis vendredi et jusqu'à nouvel ordre, de 16h à 5h du matin, en vertu d'un décret présidentiel. Mais les manifestants ne l'ont pas respecté et ont maintenu la pression, malgré la coupure d'internet et la limitation du réseau de téléphonie mobile censées rendre l'organisation des rassemblements plus difficile. Preuve de la tension et d'une certaine confusion qui règnent dans le pays, l'annonce, par la télévision, de l'extension du couvre-feu de trois villes à l'ensemble du pays a été annulée par l'agence officielle égyptienne.

Des colonnes de blindés ont circulé dans les rues du Caire, et sans doute dans d'autres grandes villes, avec l'ordre d'aider la police à disperser les très nombreux manifestants et rétablir l'ordre. Or, les images des télévisions ont diffusé des images montrant les manifestants acclamant l'armée, tandis que CNN a montré des manifestants fraternisant avec les soldats. Vendredi soir, des soldats faisaient le "V" de la victoire à l'attention des milliers de manifestants ayant bravé le couvre-feu dans la capitale et des policiers serraient la main de manifestants, selon un journaliste de l'AFP.

Les voyagistes français ont suspendu vendredi soir tous les départs de vacanciers prévus ce week-end vers l'Egypte où la contestation contre le président Hosni Moubarak a atteint une ampleur sans précédent. Paris a appelé ses ressortissants à "limiter" leurs déplacements "à ceux qui sont strictement nécessaires" en Egypte et à se tenir éloignés des attroupements". Mais contrairement à ce qui était arrivé en Tunisie, aucun rapatriement général n'était programmé pour l'heure.

Moubarak s'adresse enfin aux Egyptiens


Le président égyptien Hosni Moubarak, dont des milliers de manifestants réclament le départ après 29 ans au pouvoir, a décidé de tenir bon, à quelques mois du prochain scrutin présidentiel. Tard vendredi soir, alors qu'il avait observé le silence depuis le début de la révolte, et que des rumeurs circulaient sur son éventuel départ, il a annoncé la démission immédiate du gouvernement et la nomination d'une nouvelle équipe dès samedi.


Assurant comprendre les souffrances et les aspirations de ses concitoyens, tant au niveau des difficultés économiques que des attentes démocratiques dans le pays, Moubarak a défendu son bilan et a annoncé d'autres réformes. "Il y aura de nouvelles mesures pour une justice indépendante, la démocratie, pour accorder davantage de liberté aux citoyens, pour combattre le chômage, améliorer le niveau de vie, développer les services et soutenir les pauvres", a-t-il promis.

Se posant en garant de la "stabilité", Moubarak a considéré que les difficultés ne se régleraient pas par le "chaos" et le recours à la "violence". Plus tôt vendredi, Hosni Moubarak avait demandé à l'armée de faire respecter la sécurité avec la police qui a semblé débordée par l'ampleur de la mobilisation populaire.

 

Les manifestations de vendredi


Au Caire vendredi en journée, la police a tiré en l'air des balles caoutchoutées et utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser les manifestants, qui sont descendus dans la rue dès la fin des prières musulmanes pour ce "vendredi de la colère". Citées par l'agence Reuters, des sources médicales ont fait état d'au moins 410 personnes blessées, certaines par balles, dans un état grave. Puis le bilan s'est aggravé: 5 morts et des centaines de blessés.

"Hosni Moubarak", "Liberté! liberté! liberté" et "le peuple veut la chute du régime", les manifestations se sont étendues à tout Le Caire, une métropole de 20 millions d'habitants, et ont gagné les principales villes du pays.

A Alexandrie, deuxième ville d'Egypte, de violents accrochages ont eu lieu vendredi avec la police qui a fait usage de gaz lacrymogènes et de balles caoutchoutées pour disperser 4000 à 5000 manifestants anti-régime. La foule a réclamé plus de liberté en incendiant le siège du gouvernorat, symbole du régime, et s'en prenant à des véhicules anti-émeutes.

A Suez, les chars de l'armée ont fait leur apparition vendredi dans les rues. Dans la soirée, des sources médicales ont fait état de 13 morts et 75 blessés. Suez avait déjà été, jeudi, le théâtre des manifestations les plus violentes dans le pays.

Le Mouvement du 6 avril, groupe pour la démocratie active sur internet réclamant des réformes politiques, économiques et sociales dans le pays, est à l'origine de l'appel à la mobilisation populaire. Ce groupe de jeunes pro-démocratie s'est inspiré de la "révolution du jasmin" qui a chassé le président Ben Ali de Tunisie le vendredi 14 janvier.

L'opposant Mohamed El Baradei, l'ex-chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui s'est dit prêt à mener une transition au pouvoir après un éventuel départ de Moubarak, a participé aux manifestations. Selon le Wall Street Journal citant Associated Press, il aurait été placé vendredi après-midi en résidence surveillée.

Obama a parlé à Moubarak

 

 


Comme Washington un peu plus tôt, Paris a "exprimé sa vive préoccupation face aux manifestations qui secouent l'Égypte depuis quelques jours et qui ont connu une nouvelle vigueur ce vendredi". "Elle déplore les victimes et appelle à la retenue", ajoute la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie.

La Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Navi Pillay a demandé vendredi aux autorités égyptiennes de lever l'état d'urgence en vigueur depuis près de 30 ans dans le pays.

Internet bloqué, une coupure "sans précédent par son ampleur"


Les internautes égyptiens étaient quasiment coupés vendredi du réseau mondial, sur ordre des autorités. L'accès à internet était bloqué, de même que l'envoi de SMS, alors que les réseaux mobiles étaient bloqués sur certaines zones. L'internet a été largement utilisé par les militants qui appellent aux manifestations.


"Selon nos informations, environ 88% du réseau internet n'est plus disponible en Egypte, c'est une première dans l'histoire d'internet", a déclaré Rik Ferguson, expert sécurité pour Trend Micro, troisième éditeur de solutions de sécurité mondial.

Trente ans de régime Moubarak


Le régime égyptien, jugé souvent très corrompu, est dominé depuis près de 30 ans par le président Hosni Moubarak, 82 ans, à la santé fragile. Celui-ci n'a pas encore fait savoir s'il se présenterait cette année, mais son entourage assure qu'il briguera un nouveau mandat.


Sa succession est au centre d'une sourde rivalité entre son fils Gamal, 47 ans, proche des milieux d'affaires, et la "vieille garde" du pouvoir liée au puissant appareil  militaro-sécuritaire.

L'armée égyptienne, dont sont issus tous les présidents depuis 1952, est jugée davantage loyale envers le pouvoir que l'armée tunisienne ne l'était à l'égard du président déchu Ben Ali.

Sources France 2

 

Posté par Adriana Evangelizt

Tard vendredi, on apprenait que le président américain avait parlé à son homologue égyptien durant 30 minutes. Barack Obama a estimé que Hosni Moubarak devait agir "concrètement" en faveur de réformes politiques et a mis en garde le gouvernement égyptien contre l'usage de la violence, rappelant que le peuple égyptien jouissait de droits universels.

Un peu plus tôt, Washington a prévenu qu'il pourrait revoir son aide financière en fonction du comportement des forces de l'ordre égyptiennes. "Nous réexaminerons notre assistance (à l'Egypte) en fonctions des événements qui auront lieu dans les prochaines jours", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs. Cette déclaration suggère que les Etats-Unis reconsidèrent l'éventail des moyens dont ils disposent pour faire pression sur Le Caire. L'Egypte est un grand bénéficiaire de l'aide américaine (1,3 milliard de dollars d'aide militaire par an).

De son côté, la chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton a haussé le ton vendredi contre le gouvernement égyptien, l'invitant à "faire tout ce qui est en son pouvoir pour réfréner les forces de l'ordre", lors d'une déclaration vendredi en fin d'après-midi. Les autorités doivent "permettre les manifestations pacifiques et mettre fin aux mesures sans précédent qu'elles ont prises pour bloquer les communications", a-t-elle poursuivi.

Paris appelle à "la retenue"

Publié dans REVOLUTION DES PEUPLES

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article