Renault dépose plainte pour "espionnage industriel"

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Joker : Quel est le nom de la puissance étrangère ??? Et c'est là que l'on voit la manigance. Car ils n'ont pas eu peur d'accuser la Chine, mais pour ce qui est de la "puissance étrangère", on camoufle. Ceci dit, ce n'est pas difficile à deviner. Tout s'achète dans "ce monde" et malheureusement, bien des âmes s'y perdent. Il faut se méfier des donateurs généreux, ils demandent toujours quelque chose en échange. A celui qui reçoit de savoir ne pas perdre son Âme...

 

 

 

Renault dépose plainte pour "espionnage industriel"

 

 

 

Le constructeur automobile français Renault a déposé plainte jeudi à Paris pour espionnage industriel, ouvrant la page judiciaire d'une affaire qui porterait sur une fuite de secrets au bénéfice d'une "puissance étrangère".


"Conformément à ce qui avait été annoncé par Renault, l'entreprise a porté plainte contre X ce jour (jeudi) pour des faits constitutifs d'espionnage industriel, de corruption, d'abus de confiance, de vol et recel, commis en bande organisée", a annoncé le groupe.


"Cette plainte fait suite à la découverte d'agissements graves, portant préjudice à l'entreprise, en particulier sur ses actifs stratégiques, technologiques et intellectuels", a-t-il précisé.


Renault soupçonne trois cadres de haut rang d'avoir diffusé à l'extérieur des informations sensibles liées à ses actifs stratégiques, intellectuels et technologiques. Tous trois nient en bloc.


L'affaire concerne le projet phare de véhicule électrique de Renault, un enjeu colossal pour le groupe qui y a investi 4 milliards d'euros avec son allié japonais Nissan. Renault assure toutefois qu'aucune "pépite" d'innovation stratégique n'a fuité, notamment sur ses batteries ou ses brevets.


Selon le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, la plainte vise la "fourniture d'éléments intéressant le secret économique français à une puissance étrangère". Il a précisé que Renault ne citait que des "personnes morales de droit privé". Selon lui, il s'agit d'"une affaire complexe qui nécessitera des investigations internationales".


La plainte va permettre de saisir officiellement la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), dont les enquêteurs travaillent déjà sur le dossier par le biais de sa "sous-direction de la protection économique".

 

De nombreuses zones d'ombre pèsent sur l'affaire, au premier rang desquels la "piste chinoise", privilégiée par le contre-espionnage et le groupe, selon la presse et les spécialistes de l'intelligence économique.


Ni Renault, ni l'Etat français, encore actionnaire à 15%, n'ont confirmé cette piste, et Pékin a dénoncé des accusations "totalement sans fondement, irresponsables et inacceptables".


Renault "ne participera d'aucunes surenchères polémiques et réservera exclusivement les éléments en sa possession aux services compétents chargés de l'enquête", a-t-il commenté jeudi.


Selon Me Jean Reinhart, l'avocat du constructeur, la plainte a été déposée "contre X" car le groupe n'a "pas pu exactement déterminer avec certitude l'ensemble des personnes" impliquées dans l'affaire à l'extérieur du groupe .

Les trois cadres incriminés, Michel Balthazard, membre du comité de direction de Renault, un de ses adjoints, Bertrand Rochette, responsable des avant-projets, et Matthieu Tenenbaum, directeur de programme adjoint du véhicule électrique, ont été mis à pied le 3 janvier.


Selon Renault, seul l'un d'entre eux était rattaché au projet de véhicule électrique, sur lequel les deux autres ne travaillaient que marginalement.


Ils ont été reçus mardi pour un entretien préalable en vue de leur éventuel licenciement, qui pourrait leur être notifié dès vendredi à l'échéance du délai légal que Renault doit respecter.


L'enquête judiciaire devrait aussi aider à comprendre comment Renault a découvert les faits. Me Thibault de Montbrial, l'avocat de Matthieu Tenenbaum, affirme que son client est accusé sur "la base d'une lettre anonyme".


Me Xavier Thouvenin, avocat de Michel Balthazard, a quant à lui indiqué que son client attendait désormais la lettre de licenciement pour "qualifier juridiquement les faits" sur lesquel il demeurait toujours "dans l'ignorance".


L'espionnage industriel relève du droit pénal et est passible de 15 ans de prison et de 225.000 euros d'amende.

 

Sources La Libre be

 

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LES HOMMES DE LA BÊTE

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