Retour de Duvalier à Haïti : la diaspora haïtienne consternée

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Et le Duvalier, croyez-vous que la honte l'étouffe ? Il est retourné en Haïti après toutes les exactions qu'il a perpétrées et les 900 millions qu'il a détournés. Mais dans quel monde vivons-nous ??? Il est grand temps de se poser des questions sur la foire à la canaille qui règne ici-bas. Où sommes-nous ? A moins que ce ne soit un rêve ? Ou plutôt un cauchemar ? Incroyable. Les bras m'en tombent. C'est très triste mais on ne peut pas s'empêcher de rire tellement ils sont tous grotesques ! Savez-vous, par exemple, que le dictateur Duvalier est en France depuis 25 ans sans JAMAIS avoir obtenu OFFICIELLEMENT le droit d'asile ! Qu'est-ce que ce serait s'il l'avait obtenu ! Rions ! Rions un grand coup, c'est trop drôle ! La France, terre d'accueil pour les despotes rendus millionnaires par leurs spolliations aux Peuples mais interdite aux immigrés sans le sou. Nous sommes très fiers d'être Français. Vraiment. Dommage que nous ne soyons pas président, Duvalier aurait droit au même traitement que les ben Ali.

 

Voyez aussi le dernier article en bas... en 2008, il avait encore de l'argent bloqué en Suisse. 4,6 millions d'euros. Pour pouvoir s'approprier de cet argent, il aurait fallu qu'il prouve que cette fortune avait été réunie de manière non-délictueuse. Faute de quoi, elle aurait été transférée en Haïti. Si ça se trouve, ils ont fait le transfert et qui peut nous empêcher de penser que quelqu'un de bien intentionné là-bas pourrait lui restituer une partie de cette somme ??? Ce qui pourrait expliquer la raison de son retour en Haïti. Il donne comme excuse qu'il "vient aider aider son pays". Aider à quoi, ce bon à rien ? Serait-il devenu amnésique ? L'ex-président qui s'était nommé "à vie" aurait-il oublié pourquoi il fut chassé de ses terres ? 15 ans de terreur, 30 000 morts à son actif, 100 millions de dollars détournés sous le couvert d'oeuvres sociales + les 900 millions et sans doute quelques "bricoles" bien planquées à droite et  à gauche. Mais malgré tout, en 2009, il présentait ses voeux par radio au Peuple Haïtien en disant : "Pour celles et ceux qui abordent cette nouvelle année dans la solitude, la peine, la détresse ou la maladie, je veux exprimer mes pensées les plus chaleureuses." Si ça, ce n'est pas du cynisme, qu'est-ce que c'est ? Jusqu'à quand allons-nous devoir supporter ce genre d'énergumène ?

 

Michaëlle Jean, ex-gouverneure du Canada, dont les parents ont fui sa dictature est sous le choc. Comme on la comprend. "N'a-t-il pas de compte à rendre ? Comment peut-il rentrer en Haîti sans être inquiété, comme un citoyen sans reproche" a-t-elle dit. La moindre des choses de la part des autorités actuelles aurait été de l'embastiller. Mais non, Môssieur s'est barricadé dans un palace et il attend. Il paraît qu'il voudrait se présenter aux élections. Comme si de rien n'était. En 25 ans d'exil chez nous, le foie gras, le caviar et le champagne ont dû altérer ses neurones. Il a oublié qu'il était tyran dans un pays nommé Haïti. Et là, il est parti en villégiature à mille lieues des tentes où croupissent les sinistrés. Il médite en se prenant sans doute pour Gandhi. A moins que le sort de ben Ali lui ait rappelé quelques vieux souvenirs. Inouï.

 

 

 

Retour de Duvalier: la diaspora haïtienne consternée

 

 

par Pierre Saint-Arnaud

 

 

 

 

C'est avec surprise et consternation que les membres de la diaspora haïtienne ont accueilli la nouvelle du retour de l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier en Haïti.

 

 Des expatriés et des représentants de la communauté haïtienne ont déploré ce nouveau développement, qui détourne l'attention alors que la situation exige que tous les efforts soient dirigés ailleurs.

 

«Nous avons reçu plus d'une centaine de courriels de gens qui ont été victimes, qui disent: "on a tué mon père, mon frère. J'ai été en prison"», raconte Franz Voltaire, directeur du Centre international de documentation et d'information haïtienne, caribéenne et afro-canadienne.

 

«Sur le coup, ç'a été le choc, reconnaît le sociologue Jean-Claude Icart, qui a quitté Haïti alors que le pays était sous le joug de François Duvalier, le père de Jean-Claude. D'autant plus qu'on ne s'y attendait pas. Il y a une semaine, on ne parlait que des élections, de l'anniversaire du séisme... Il y avait bien d'autres préoccupations.»

 

 

Les membres de la diaspora, dont plusieurs se sont impliqués corps et âme dans l'effort de reconstruction, soupçonnent fortement le gouvernement sortant de René Préval d'avoir agi de façon délibérée dans le but de détourner l'attention.

 

«Il (Duvalier) n'aurait pu rentrer sans l'aval de certains membres du gouvernement ou du gouvernement lui-même, ce qui crée une diversion dans le panorama politique actuel», soutient Franz Voltaire.

 

Jean-Claude Icart note au passage que celui que l'on surnommait «Bébé Doc» semble jouir d'une immunité inexpliquée, lui qui fait face à de multiples poursuites pour détournement de fonds et pour des crimes commis contre la population. «La surprise tient davantage du fait, non pas que Jean-Claude Duvalier soit rentré, mais plutôt que, finalement, le gouvernement haïtien n'ait présenté aucun acte d'accusation contre lui», dit-il.

 

Les Haïtiens s'interrogent également sur le rôle joué par la communauté internationale, particulièrement la France, qui hébergeait Duvalier jusqu'ici.

 

«Ce serait tout simplement incroyable que Jean-Claude Duvalier retourne en Haïti sans que la France ne soit au courant, comme le prétendent les officiels français, poursuit M. Icart, ou qu'il retourne en Haïti sans que les Américains ne soient d'accord, vu l'importance de leur influence politique en Haïti.»

 

Les deux hommes disent par ailleurs craindre que le retour de Duvalier ne serve de prétexte aux partisans d'un autre dictateur déchu, Jean-Bertrand Aristide.

 

«Vous allez sûrement avoir des manifestations, des protestations des partisans de l'ancien président (Jean-Bertrand) Aristide qui vont dire: "si vous laissez rentrer Jean-Claude Duvalier, pourquoi pas M. Aristide?" On va créer une confusion majeure en Haïti», déplore Franz Voltaire, qui a quitté Haïti une première fois durant 11 ans à l'époque de François Duvalier. Emprisonné à son retour sous Jean-Claude Duvalier en 1977, il devait quitter pour de bon en 1979.

 

Il craint que l'on ne trouve ainsi un prétexte parfait pour l'ingérence. «Est-ce qu'on laisse entrer M. Duvalier pour dire: "regardez les Haïtiens, ils ne sont pas capables, ils créent encore des troubles". Et avec une sortie des partisans de M. Aristide, ce serait alors aux Nations unies de rétablir l'ordre. Est-ce que cette situation pourrait forcer par la suite à trouver une formule de mise en tutelle?»

 

Quoi qu'il en soit, rappelle Jean-Claude Icart, ce pavé dans la mare pourtant déjà trop pleine d'Haïti relègue à l'arrière-plan les vraies questions.

 

«Ces jeux politiques, pendant combien de temps ça va continuer, alors qu'il y a encore un million de personnes sous les tentes, puisque l'international dit clairement qu'il y a des choses qui ne se feront pas tant qu'il n'y aura pas un gouvernement stable, élu, démocratique. Ça va durer combien de temps ce jeu-là? (...) Quelque part, on se moque de quelqu'un et les dindons de la farce sont sous les tentes», dit-il.

 

Sources : Cyberpresse

 

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La Suisse prête à remettre à Haïti les fonds Duvalier

 

 

La Suisse remettra après la fin septembre au gouvernement d'Haïti des fonds dissimulés dans des banques suisses par l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier (1971-1986), à moins que les titulaires des comptes ne démontrent leur origine légale, a annoncé Berne mercredi. Dans un communiqué, l'Office fédéral de la justice (OFJ) a annoncé avoir donné trois mois aux titulaires des comptes pour prouver que cette fortune a été réunie de manière non-délictueuse. Faute de quoi, l'OFJ ordonnera la remise des fonds à la République d'Haïti. Les fonds, estimés à 7,6 millions de francs suisses (4,6 millions d'euros), ne représentent qu'une fraction des sommes que Jean-Claude Duvalier, qui vit en France depuis 1986, et son entourage sont accusés par Port-au-Prince d'avoir détournées. Haïti estime que plus de 100 millions de dollars ont ainsi été détournés sous le couvert d'oeuvres sociales avant la chute du dictateur. Ces prélèvements systématiques sur des entreprises d'Etat auraient été transférés en partie dans des banques suisses. Les fonds Duvalier déposés dans les banques helvétiques sont gelés depuis 2002. En 1986, les autorités haïtiennes ont déposé une demande d'entraide judiciaire, mais Port-au-Prince n'a complété sa demande qu'en mai dernier, ouvrant la voie à un transfert des fonds vers l'île. Les autorités du pays ont en effet confirmé qu'elles avaient repris la procédure pénale contre Jean-Claude Duvalier pour détournement de fonds. Elles ont également renouvelé les garanties concernant la conformité de la procédure aux droits de l'homme.

 

SourcesTélélakay

 

 

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LES HOMMES DE LA BÊTE

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