Salaires des hauts fonctionnaires remis en cause, ils gagnent plus que les ministres

Publié le par Adriana EVANGELIZT

La France et les Français sont littéralement vampirisés par des parasites, des profiteurs de la pire espèce qui ont trouvé le filon pour être payés très cher à ne rien faire. Comme je le disais ICI, le régime de Louis le Seizième n'était pas pire que ce gouvernement.  

 

Pour exemple, en 1991, il y avait 191 proches collaborateurs, pour les élus locaux et ministres, rémunérés par l'Etat, en 2009, il y en avait 7200. Faites le calcul. L'enveloppe s'élevait donc à 178 000 euros en 91, elle est passée à 13 000 000 en 2009. Faites le calcul. Et pendant ce temps, les Français sont obligés de se serrer la ceinture et de travailler jusqu'à 67 ans pour assurer leur retraite. Tandis qu'eux, ils vont s'amuser quatre ans -car quand on voit ce qu'on voit, on ne peut pas dire qu'ils bossent- et la toucher toute leur vie. D'autant que pour leur mâcher le boulot, ils prennent donc des "collaborateurs". Dont certains palpent 160 000 euros par an. Il est dit dans cet article que le salaire moyen peine autour de 2000 euros, mais c'est loin d'être la majorité. Très loin.

 

Il est cité ici l'exemple d'une Maire qui a pris son mari comme directeur de cabinet, "elle a poussé le devoir conjugal jusqu'à attribuer à ce dernier un salaire plus élevé que le maximum autorisé. Ainsi de 2001  à 2008, il a touché un trop-perçu de 150 000 euros" ! Allons-y gaiement !

 

Nul besoin d'être devin pour comprendre ce qu'il se passe. Ils prennent comme collaborateurs leurs copains, leurs tantes et leurs cousins, histoire qu'ils se fassent du pognon gratis sur le dos du peuple et ça passe à la trappe. On se demande qui tient les comptes de la France pour en arriver à de telles dérives. Apparemment n'importe qui embauche qui il veut, lui octroie le salaire le plus élevé dans un silence assourdissant. Par contre, les salaires des "petits fonctionnaires" sont gelés, on ne parlera même pas de celui des travailleurs qui, eux, n'ont juste qu'un droit, bosser et la fermer. Pourvu que ça dure !  

 

 

 

 

 

Les salaires des hauts fonctionnaires remis en cause

 

 

par Jean-Claude Galli

 

 

 

Alors que le salaire moyen en France peine autour de 2.000 € et que, pour cause de rigueur budgétaire, ceux des « petits » fonctionnaires sont gelés, les rémunérations généreuses offertes par les élus locaux et les ministres à leurs proches collaborateurs font débat.

 

A l’heure où, rigueur économique oblige, les Français sont invités à se serrer la ceinture et à travailler plus longtemps pour assurer leurs vieux jours, les projecteurs se braquent sur les revenus perçus par les hauts fonctionnaires de l’Etat et ceux des collectivités locales. C’est la chambre régionale des comptes d’Ile-de-France qui, la première, s’est lancée dans cet état des lieux salarial sulfureux dont la poursuite risque de faire grincer bien des dents. Dans un rapport « sévère » portant sur la gestion du personnel de la mairie de Paris, elle pointe du doigt l’attribution par la ville de rémunérations supérieures à la fonction réellement exercée par plusieurs de ses cadres. Des emplois de délégué et de directeur de projet étant, par exemple, rémunérés comme des emplois de direction avec de confortables émoluments pouvant atteindre jusqu’à 160.000 € par an.

 

La chambre dénonce également la « dénaturation de la prime départementale », notant que l’enveloppe globale de cette dernière est passée de 178.000 € en 1991 à près de 13 millions en 2009. « Nous avons élargi le nombre de bénéficiaires (162 en 1991 contre 7.200 en 2009, NDLR) dans une volonté de justice sociale », se défend, dans les pages du Monde, Maïté Errecart, adjointe au maire chargée des ressources  hu maines. Une justice sociale qui toutefois permet à un secrétaire général d’empocher 40.000 € de prime quand un simple adjoint administratif ne touche, lui, que 350 €…

 

Interpellé en conseil de ville par l’opposition, Bertrand Delanoë s’est dit étonné du coût financier (4,9 millions d’euros en 2008) que représentent pour les caisses de la capitale les salaires de ses vingt directeurs généraux les mieux payés. Le maire de Paris a promis qu’il allait leur « demander un effort ». « Je pense que c’est souhaitable », a-t-il convenu.

Son époux pour directeur de cabinet

« S’il existe des chambres régionales des comptes pour vérifier le bon fonctionnement des milliers d’institutions locales, leur effectif et leur pouvoir ne sont pas suffisants pour réguler cette immense masse d’élus et de budgets », avertit l’historien et journaliste Vincent Quivy, dont le dernier ouvrage (*) est consacré aux revenus et aux pratiques salariales de nos élus. « De sorte, explique-t-il, que vous pouvez très bien prendre quelques libertés avec les lois sans avoir de grandes inquiétudes quant à votre avenir. » Il cite l’exemple de « Maryse Joissains, maire (UMP) d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), qui a eu la particularité d’avoir son époux pour directeur de cabinet. Elle a poussé le devoir conjugal jusqu’à attribuer à ce dernier un salaire plus élevé que le maximum autorisé. L’heureux mari embauché par sa femme avait touché de 2001 à 2008 la somme de 475.700 € alors qu’il n’aurait pas dû empocher plus de 307.900 €. »

 

Un trop-perçu de plus de 150.000 € condamné par la justice administrative. Au cours de son enquête, Vincent Quivy a pu constater que l’accès aux informations et aux chiffres touchant aux rémunérations des élus et à celles de leurs collaborateurs relevait, « malgré la bonne volonté affichée et la transparence revendiquée », du parcours du combattant. « Quand il s’agit de préciser ou d’éclairer les salaires et les postes, de comptabiliser les avantages et les fonctions, de clarifier les situations et les missions, les réponses se font attendre », écrit le journaliste.

Ils gagnent plus que leur ministre

René Dosière, lui, n’a pas attendu. Pourfendeur des dérives budgétaires et salariales dans la fonction publique, le député de l’Aisne (apparenté PS) est parvenu à se faire communiquer la grille des salaires des collaborateurs des ministres. Une grille publiée la semaine dernière, et pour la première fois, au Journal officiel. On y apprend que la moyenne des trois plus gros salaires, tous ministères confondus, dépasse les 11.000 € net mensuel.

 

C’est le cabinet de François Baroin, ministre du Budget et de la rigueur déclarée, qui paie le mieux ses collaborateurs : 15.117 €, en moyenne. C’est mieux que Matignon (14.086 €) ou que le ministère des Finances (13.948 €). Bercy compense toutefois sa relative avarice en accordant à ses cadres des primes de 30 à 40 % supérieures à celles offertes par d’autres ministères. « Ces rémunérations sont bien trop élevées, juge René Dosière dans les colonnes du Journal du dimanche. Plusieurs collaborateurs gagnent plus que leur ministre ! Je constate également que des écarts de salaires importants existent entre les différends ministères. Travaille-t-on deux fois moins aux Affaires étrangères qu’à Bercy ?, interroge le parlementaire. J’aimerais, par exemple, comprendre pourquoi le secrétariat d’Etat aux Anciens Combattants annonce une moyenne de 11.211 € de salaires contre seulement 6.995 € aux Affaires européennes. »

 

Aucune réaction officielle pour l’instant. Dans les cabinets ministériels, les fonctionnaires concernés font le dos rond. Quelques-uns, sous couvert d’anonymat, évoquent, pêle-mêle, la concurrence du privé, le prix à payer pour s’attacher les gens les plus compétents ou bien encore la prévention et la lutte contre la corruption qui, selon eux, justifieraient de tels niveaux de rémunérations. « Pour faire venir certains collaborateurs du privé, il faut pouvoir les payer convenablement, reconnaît René Dosière. Mais là, je considère que nous sommes au-delà du convenable. En outre, le service de l’Etat peut amener à de petits sacrifices », rappelle l’élu de l’Aisne. Un service, il est vrai, autrefois considéré comme un honneur par ceux qui en recevaient la charge et qui, pour contrepartie, en acceptaient la faible rémunération.

 

(*) Chers Elus (Ce qu’ils gagnent vraiment), Vincent Quivy, éd. du Seuil, 222 p., 19 €.

 

Sources France-SoirPosté par Adriana Evangelizt

 

 

Publié dans LES HOMMES DE LA BÊTE

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dootjeblauw 12/10/2010 19:25



Le fils de Roselyne Bachelot, diplômé de l’Institut supérieur des Arts de Paris(!),  était  conseiller parlementaire au ministère de la Santé au sein du pôle
"Accompagnement politique et diplomatique de la ministre. Sa mère lui a trouvé un autre job par l'intermédiaire d'une ancienne collègue du ministère comme chargé de mission au poste de
“responsable de plaidoyer de la santé dans toutes les politiques publiques” à l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), un établissement sous la tutelle du ministère
de la santé.


 On pense aussi à  Jean Sarkozï, BAC+2 ou qui triple sa 2ème année de droit...enfin des pourris,ce sont des tocards, plus c’est haut plus c’est nul, on perd son temps à discuter de
cette chienlit.