Strauss-Kahn libéré mais pas blanchi

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Que le champagne coule à flots ! On les voit déjà tous crier cocorico et imaginant même Strauss-Kahn à la présidentielle, ce qui ne manquerait pas de piquant, assurément.  Dixit Jospin qui a oublié son "caillassage" en Palestine : A lui de se déterminer, aux socialistes de décider. Mieux. Ce soir, changement de programme à la télé. Les fans de Ghost Whisperer vont devoir se tartiner Strauss-Kahn car sur TF1 et France 2, il va y avoir des "éditions spéciales Dominique Strauss-Kahn". Ca, c'est sans doute par crainte des représailles car le "héros" pourrait attaquer les télés françaises qui l'ont montré entravé et humilié. Ils l'imaginent tellement déjà en France qu'ils en ont tous la trouille ! Ils se mettent même à plat ventre avant qu'il soit innocenté. Car il ne faut pas oublier que, dans l'immédiat, l'accusation maintient sa plainte et que l'enquête continue. Parce que c'est bien beau de nous bassiner avec "les incohérences de la victime" qui, du coup, ne serait plus crédible, mais aucune charge pesant contre lui n'a été abandonnée et l'ADN est bien là pour prouver qu'il y a eu relation sexuelle. Alors que peut bien faire qu'elle ait menti sur son passé ? Qu'est-ce qu'on en a à faire de son passé ? Ce n'est pas ça l'important. L'important, c'est ce qui est advenu dans la suite du Novotel. Il faut arrêter d'embrouiller les pistes pour faire croire ce qui n'est pas.  

 

D'autre part, il faut quand même s'interroger sur ce revirement subit alors que Lagarde vient d'être nommée directrice du FMI. C'est-à-dire que l'on a attendu que Strauss-Kahn soit mis hors circuit pour révéler "l'affaire" qui, pourtant, devait être connue bien avant que Lagarde soit nommée. Tripatouillage et compagnie. Le fait que la séance au tribunal n'ait duré que dix minutes prouve le baclage, histoire de faire croire que les pseudos-mensonges de la victime donne lieu à un changement d'attitude. On rend la caution de six millions de dollars à Monsieur et on lui enlève le bracelet électronique. C'est à dire qu'on le libère maintenant, parce qu'on sait qu'il a une remplaçante au FMI. Ils ont fait traîner les choses en longueur, juste pour ça.  

 

 

 

Dominique Strauss-Kahn libéré sur parole

 

mais l’enquête continue

 

Coup de théâtre dans l’affaire DSK. La justice américaine a décidé de libérer Dominique Strauss-Kahn sur parole, mais sans toutefois abandonner les poursuites pour crimes sexuels qui lui ont coûté son poste de directeur général du FMI et compromis ses chances de participer à la présidentielle de 2012 en France.

 

 

Assignation à résidence levée

 

Lors de l’audience surprise, qui a duré moins dix minutes au tribunal pénal de Manhattan, le juge Michael Obus, sur la demande du procureur, a levé l’assignation à résidence surveillée de DSK, à la suite d’éléments qui ont décrédibilisé son accusatrice, la jeune femme de chambre guinéenne de 32 ans.

 

 

L’assignation à résidence est levée mais les poursuites pour crimes sexuels ouvertes à son encontre ne sont pas abandonnées.

 

 

Dominique Strauss-Kahn a été libéré sur parole, a décidé le juge Michael Obus, tout en précisant que le dossier DSK « n’est pas clos ». La caution de 6 millions de dollars a été restituée à l’accusé qui n’a pas récupéré son passeport, conservé par la justice américaine. L’audience du 18 juillet est également maintenue.

 

 

Les avocats de DSK visent l’abandon des charges

 

Dans une allocution qui a suivi l’audience, les avocats de la défense ont demandé « au monde et aux médias de ne pas se hâter dans son jugement ; Cette affaire n’est pas ce qu’elle semblait être ; L’étape suivante est un abandon total des poursuites ; la veille de l’indépendance day, nous sommes heureux de fêter l’indépendance personnelle de DSK ». La stratégie des avocats de DSK vise désormais l’abandon de toutes les accusations portées contre leur client.

 

 

La plaignante maintient ses accusations

 

Kenneth Thompson, avocat de la plaignante, a ensuite prise la parole en maintenant que l’« acte sexuel violent » a bien eu lieu. Il estime par ailleurs que les fuites comme quoi sa cliente est impliquée dans un trafic de drogue est un tapis de mensonge et reproche au procureur d’avoir peur de perdre son procès.

 

 

Récit erroné de l’accusatrice selon le procureur

 

Le procureur a par ailleurs affirmé que la victime présumée a produit sous serment un « récit erroné » de l’agression sexuelle dont elle affirme avoir été l’objet, omettant de préciser qu’elle avait nettoyé une autre chambre avant de dénoncer les faits incriminés. « La plaignante a reconnu depuis que son récit était erroné et qu’après l’incident dans la suite 2806, elle avait nettoyé une chambre voisine puis était retournée dans la suite (de DSK) avant de rapporter l’incident à son supérieur », a déclaré le bureau du procureur dans un communiqué.

 

 

Pour autant, aucune n’est abandonnée et l’enquête se poursuit a-t-il rappelé. Mais selon l’avocat de la victime Kenneth Thompson, véhément à l’égard du procureur, ce dernier « pose les fondements d’un non-lieu ».

 

Sources Ouest France

 

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LES HOMMES DE LA BÊTE

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