USA: des médecins ont pratiqué des “expérimentations humaines” pour la CIA

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Est-ce que vous avez déjà torturé quelqu'un ? La question est posée bien évidemment au commun du mortel, pas aux agents du Mossad, de la CIA ou de tous les pays du monde qui sont chargés de cette sale besogne. Certains y mettant grand coeur tant leur haine est grande et tant faire souffrir les autres leur procure de jouissance. Parce que nous en sommes là maintenant. On torture non pas pour faire parler les gens mais par vengeance. Tout simplement  parce qu'un quidam n'aime pas tel pays ou telle personne de ce pays ou telle idéologie de ce pays. Il y a des tas d'individus aujourd'hui dans le monde qui se conduisent ainsi.

 

Et puis il y a ceux qui torturent pour faire parler les gens. Il ne faut pas croire que le coup de la gégène, de la baignoire ou de mettre les gens à poil datent d'aujourd'hui. On peut vous dire qu'en France, il y a trente ans, un de nos amis, braqueur de métier qui s'était fait serrer, a eu droit à toute cette panoplie dans un commissariat de Bordeaux. On l'a obligé à se déshabiller, on lui a bandé les yeux, et on l'a fait se promener en tenue d'Adam dans les couloirs. Puis comme il ne parlait pas sous les coups, il a eu droit au coup de la baignoire ou du lavabo, avec un médecin qui tenait le pouls pendant la séance. Mais malgré tout cela, il n'a pas parlé. Parce que c'était un dur à cuire. Un caïd. Quelqu'un qui aurait été capable de mourir plutôt que de dénoncer ses amis. On pourrait vous en raconter beaucoup dans ce style. Dans les locaux de notre police il s'en passe de belles et depuis longtemps.

 

Alors pour torturer quelqu'un qui ne vous a rien fait personnellement, que vous ne connaissez pas, il faut déjà avoir une constitution particulière et pas grand-chose ni dans le coeur ni dans la Conscience. Parce que pour obtenir des résultats, tous les moyens seront employés, y compris celui de dégrader complètement l'autre. Ceux qui pratiquent ces méthodes sont comme ceux qui travaillent dans les abattoirs. Ils n'ont aucun respect pour les êtres vivants ni pour la Vie. Et quand ils vont mourir, ils vont ressentir au centuple ce qu'ils ont infligés aux autres. Toutes ces horreurs seront inscrites dans leur Conscience puis s'inscriront sur leur génome futur puis sur ceux de leurs descendants qui seront atteints de maladies génétiques. Voilà comment cela se passe.

 

Et pourtant il existe une méthode où l'on n'a pas besoin d'avoir recours à des tortures tant psychologiques que physiques. Tout simplement l'Hypnose. Si nous vivions dans un monde éclairé, connaissant les Secrets des aptitudes du corps humain et du psychisme, nous l'utiliserions sans faire souffrir personne. Nous pourrions même guérir certaines maladies dues à des traumatismes en remontant dans le temps. Notre mémoire est un ordinateur où tout est inscrit. Mais pourquoi ne l'utilise-t-on pas ?

 

 

 

 

USA : des médecins ont pratiqué des “expérimentations humaines” pour la CIA

 

 

 

 

WASHINGTON – Les médecins américains qui assistaient aux interrogatoires de la CIA après le 11-Septembre réunissaient des données médicales permettant d’affiner les méthodes de torture, une pratique qui s’apparente à de l’”expérimentation humaine”, selon une organisation.

 

“Il y a des preuves que les médecins calibraient la douleur infligée par les techniques d’interrogatoire et cherchaient à améliorer leurs connaissances sur ces techniques”, a expliqué lors d’une conférence de presse Nathaniel Raymond, un responsable de Phycisians for Human Rights (PHR, Médecins pour les droits de l’homme), qui a publié lundi un rapport intitulé “expérimentations dans la torture”.

 

“Il ne s’agit de logique à la Jack Bauer (l’agent spécial de la série “24 heures chrono”, ndlr), mais de médecins qui recueillent des données utilisées pour déterminer si ce qu’ils observent rentre dans la définition de la torture” telle qu’elle a été établie par le ministère de la Justice de George W. Bush, a-t-il poursuivi.

 

Les auteurs du rapport ont appelé à une enquête exhaustive sur les pratiques autorisées contre les suspects de terrorisme sous l’administration Bush. Mais, comme d’autres organisations de défense des droits de l’homme, ils ont reconnu ne pas trouver “une volonté politique au Congrès ni dans l’administration de prendre en mains ces questions”.

 

Pour établir le rôle joué par les médecins de la CIA dans l’amélioration de l’efficacité des techniques infligées aux détenus, PHR s’est appuyé sur des documents publics révélés depuis 2008, dont une série de notes internes qui ont attesté l’usage répété de la torture contre certains détenus enfermés dans les prisons secrètes de la CIA.

 

Les Etats-Unis ont théorisé au lendemain du 11-Septembre une liste de “techniques d’interrogatoires améliorées” que le ministère de la Justice a par la suite justifié au plan légal en limitant l’appellation torture à “une souffrance mentale ou physique sur le long terme équivalente à la douleur ressentie lors de la défaillance d’un organe ou la mort”.

 

Concrètement, PHR démontre dans son étude que les médecins ont par exemple observé que la simulation de noyade – qui a été pratiquée des dizaines de fois sur au moins deux détenus -, si elle était répétée trop souvent avec de l’eau simple comportait des risques que le détenu attrape une pneumonie. Ils ont donc recommandé le recours à une solution saline.

 

La différence entre la simulation de noyade pratiquée au tout début, à partir d’expériences ponctuelles sur des soldats volontaires, et après l’intervention des médecins “indique que les médecins de la CIA ont participé à la modification de la technique”, affirme PHR.

 

De même, dit l’organisation, les médecins ont “analysé les données récupérées lors des interrogatoires de 25 détenus soumis à une combinaison de “techniques d’interrogatoire améliorées”" et ont estimé que celle-ci ne comportait pas de contre-indications médicales majeures.

 

Parmi les techniques les plus connues, figure la privation de sommeil, la nudité forcée, le ligotage pendant des heures dans des positions inconfortables ou encore l’exposition à des températures extrêmes.

 

Les médecins de la CIA servaient aussi de témoin, en cas de poursuites futures pour attester que les interrogateurs agissaient “en toute bonne foi”, sous directives médicales et en présence d’un médecin.

 

“Ce rapport est la partie émergée de l’iceberg et il est nécessaire de conduire une enquête complète, de chercher les responsabilités et d’éviter qu’une telle chose puisse jamais se reproduire”, a estimé Allen Keller, médecin spécialiste des effets de la torture lors de la conférence de presse.

 

Sources : Signe des temps

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article