Que disait-on hier ? Que les
représailles au nom d'Al Qaïda n'allait pas tarder contre Obama, Sarkozy ou Medvedev parce qu'ils s'étaient accordés
sur l'enrichissement de l'uranium pour l'Iran. Nous savons comment procède la Bête et ses mercenaires. Quand quelque chose contrarie leur plan, ils se vengent à leur manière. Le droit par la
force, comme il est écrit.
Un double attentat à la voiture piégée contre des bâtiments officiels en plein coeur de Bagdad a fait
dimanche au moins 90 morts et 600 blessés, un acte que le gouvernement a imputé à Al-Qaïda et "ses
alliés" pour torpiller les élections théoriquement prévues en janvier.
Le premier attentat a visé vers 10H30 (07H30 GMT)
le ministère de la Justice et celui des Municipalités et des Travaux publics qui se font face dans la rue de Haïfa.
Dix minutes plus tard, une seconde explosion s'est
produite devant le siège du gouvernorat de Bagdad, dans le même secteur.
"Je n'exclus pas que ces attentats aient visé les élections. Ils portent l'empreinte d'Al-Qaïda et de ses alliés qui refusent de voir l'Irak retrouver sa stabilité", a
affirmé le porte-parole du gouvernement, Ali al-Dabbagh.
"C'est l'oeuvre d'un groupe
qui se trouve à l'intérieur de l'Irak et qui coordonne son action avec des groupes à l'extérieur", a-t-il ajouté. L'Irak a déjà accusé dans le passé la Syrie de donner
refuge à des membres du parti Baas de l'ancien président Saddam Hussein.
L'hôpital al-Karama a reçu 49 tués et 333 blessés,
dont de nombreuses femmes et personnes âgées vivant près du ministère de la Justice. A la
Cité médicale, le service des urgences a reçu 30 tués et 200 blessés, à l'hôpital Yarmouk huit tués
et 52 blessés et à celui d'Ibn Nafis trois tués et 7 blessés.
Il semble que, comme lors du double attentat du 19 août contre les ministères des Affaires Etrangères et
des Finances qui avait fait une centaine de morts, il s'agisse d'actions suicide car des cratères étaient
visibles au milieu de la chaussée.
Peu après les explosions, des corps gisaient dans la rue
ensanglantée devant les ministères. Un corps sans tête, des membres et des morceaux de chair étaient dispersés, alors que
les ambulanciers ramassaient dans des couvertures des victimes encore brûlantes.
En ce premier jour de la semaine, le trafic était important et les journalistes de l'AFP ont vu
des dizaines de voitures brûlées avec des passagers calcinés que les secouristes essayaient d'extraire.
"Pourquoi ont-ils fait
ca?, c'est à cause des élections, ils veulent défier le gouvernement", s'interrogeait Mohamed, assis sur la chaussée, sa chemise ensanglantée, devant le
gouvernorat.
Au ministère de la Justice, les dégâts sont encore plus graves. Les pompiers ont déployé des échelles pour
pouvoir sortir les victimes.
"J'étais en train de travailler quand il y a eu une énorme explosion, des gens sont tombés autour de moi,
le bureau est devenu tout noir et je me suis retrouvé à l'hôpital", a raconté Haïdar Assem, ingénieur de 30 ans au ministère des Municipalités, le visage bandé.
A l'hôpital al-Karama, des dizaines de personnes ont afflué pour consulter la liste des victimes. "Où est
Kazem, où est mon mari? Les voisins m'avaient dit qu'il était ici mais je ne le trouve pas", se lamente Oum Ahmad, 45 ans.
Le chef de l'armée de terre irakienne avait mis en garde samedi contre le risque d'un regain de violences
dans les prochains mois en raison de la tenue d'élections générales et de l'installation d'un nouveau gouvernement.
Dans un entretien à l'AFP, le général Ali Gheidan s'est également dit préoccupé par les répercussions d'un
éventuel report de ce scrutin prévu le 16 janvier.
Les dirigeants irakiens devaient se réunir dimanche pour tenter de se mettre d'accord sur une nouvelle loi
électorale permettant la tenue du scrutin.
Le Parlement n'était pas parvenu mercredi à trouver un accord sur ce texte, en raison de l'âpre bataille entre Arabes et Kurdes pour le contrôle de la région pétrolière de
Kirkouk.
Son président Iyad al-Samarraï avait annoncé avoir "transmis la loi électorale au Conseil politique de
sécurité nationale pour qu'il prenne une décision d'ici dimanche". S'il y arrive, le Parlement se réunira lundi pour voter la nouvelle loi.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt



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