Bush se dirige vers la loi martiale
Cela fait un moment que nous disons que la clique de Bush est en train d'installer une dictature aux Etats-Unis pour réprimer le Peuple Américain. 600 camps de concentrations, voir les photos ICI... voir tous les articles regroupés sur le pouvoir fascite qui se met peu à peu en place dans le monde ICI... pour qu'ils aient fait passer cette loi juste avant les élections, c'est qu'ils mijotent quelque chose. Ils vont encore truquer les élections et garder le pouvoir, ce qui va mettre le Peuple Américain très en colère. Et évidemment, ils ont tout mis en place pour la répression.
BUSH SE DIRIGE VERS LA LOI MARTIALE
par Frank Morales
CONFIRMÉ PAR LA MAISON BLANCHE http://www.whitehouse.gov/news/releases/2006/10/20061017-9.html
DOCUMENT OFFICIEL : http://www.govtrack.us/congress/bill.xpd?bill=h109-5122
Dans une manoeuvre furtive, le Président Bush a transformé en loi, par sa signature, une disposition qui, selon le sénateur Patrick Leahy (un Démocrate du Vermont), encouragera en fait le président à déclarer la loi martiale fédérale (1). Elle (cette mesure) le fait en remettant à jour la Loi sur l’Insurrection, un ensemble de lois qui limite la capacité du président de déployer des troupes dans les Etats-Unis. La loi sur l'insurrection (10 U.S.C.331 -335) a historiquement, avec la Loi du Posse Comitatus (18 U.S.C.1385), aidé à imposer des interdictions strictes sur la participation de l’armée dans l'application de la loi domestique. D’un coup de stylo, Bush cherche à défaire ces interdictions.
La loi publique 109-364, ou "John Warner Defense Authorization Act of 2007" (Loi 2007 d'autorisation de défense de John Warner) (H.R.5122) (2), qui a été signée par le commandant en chef (Bush) le 17 octobre 2006, durant une cérémonie privée du bureau ovale, permet au président de déclarer « l’urgence publique » et de placer des troupes n'importe où en Amérique ainsi que de prendre le contrôle des unités de la garde nationale (unités qui sont normalement commandées par les états) sans le consentement du gouverneur ou des autorités locales, afin de « supprimer le désordre public. »
Le Président Bush a pris ce pouvoir sans précédent le même jour où il a signé la toute aussi odieuse Loi sur les Commissions Militaires de 2006. Dans un sens, les deux lois se complètent l’une l’autre. L’une autorise la torture et de la détention à l'étranger, alors que l’autre cherche à imposer un consentement sans discussion au niveau interne, préparant à ordonner aux militaires de s’emparer des rues en Amérique. Souvenez-vous : le terme consistant à mettre un secteur sous le contrôle des militaires au niveau de l’application de la loi est précis ; ce terme est « loi martiale. »
La section 1076 du massif Authorization Act (loi d'autorisation), qui accorde au Pentagone un autre budget de plus de $500 milliards pour ses aventures peu judicieuses, est intitulée « Utilisation des forces armées dans les grandes urgences publiques. » La section 333, « Grandes urgences publiques ; interférence avec l'état et la loi fédérale » déclare que « le président peut utiliser les forces armées, y compris la garde nationale en service fédéral, afin de rétablir l'ordre public et pour faire appliquer les lois des Etats-Unis quand, en raison d'une catastrophe naturelle, une épidémie, ou toute autre urgence sérieuse de santé publique, une attaque ou un incident terroriste, ou une autre condition dans n'importe quel état ou possession des Etats-Unis, c’est le président qui détermine que de la violence domestique s'est produite avec une telle ampleur que les autorités constitutionnelles de l'état ou de la possession sont incapables ( « refusent » ou « échouent ») de maintenir l’ordre, « afin de supprimer, dans n'importe quel état, toute insurrection, violence domestique, combinaison illégale, ou conspiration. »
Pour le président actuel, « l’application des lois afin de restaurer l'ordre public » signifie réquisitionner des gardes de n'importe quel état, par dessus les objections des entités locales du gouvernement, de l’armée et de la police ; les envoyer dans un autre état ; les appeler sous les drapeaux en mode d'application de la loi ; et les lâcher contre l'ensemble des citoyens « turbulents » - les protestataires, probablement, ou ceux qui s'opposent aux vaccinations obligatoires et aux mises en quarantaine en cas d'un événement de bio-terrorisme.
La loi facilite également les rassemblements militarisés de la police ainsi que la détention des protestataires, des prétendus « étrangers illégaux », « des terroristes potentiels » et des autres « indésirables » pour l’enfermement dans des infrastructures qui ont déjà été commandées sur contrat et qui sont en construction via la compagnie Halliburton. C'est exact. Sous couverture d'une « urgence imaginaire face à l'immigration » et de la militarisation frénétique de la frontière sud, des camps de détention sont construits juste sous nos nez, des camps conçus pour n'importe quelle personne qui résiste à l'agenda de l'administration de Bush, à l’étranger comme à l’intérieur du pays.
Un article sur « les récentes récompenses concernant les contrats » dans un des derniers numéros du journal bien conçu et réservé aux initiés, le "Journal of Counterterrorism & Homeland Security International" (« Journal international du contre-terrorisme et de la sécurité de la patrie »), a signalé que « l’ingéniorat global et les services techniques de la vigoureuse KBR [Kellog, Brown & Root] ont annoncé en janvier 2006 que sa division « Gouvernement et Infrastructure » a été récompensée par un contrat « livraison indéfinie/quantité indéfinie » (IDIQ) afin de soutenir les infrastructures américaines de l’immigration et d'application des douanes (Immigration and Customs Enforcement ou ICE) en cas d'une urgence. » « Avec une valeur totale maximum de $385 millions une limite de cinq ans, » fait remarquer le reportage, « le contrat doit être exécuté par le corps des ingénieurs de l'armée américaine » « pour établir des capacités de détention provisoire et de traitement afin d’augmenter les opérations existantes de détention et d'enlèvement (DRO) de l’immigration et de l’application des douanes - en cas d'un afflux d’urgence des immigrés aux Etats-Unis, ou pour soutenir le développement rapide de nouveaux programmes. »
Le rapport précise que « Kellog, Brown & Root est la filiale de technologie et de construction de Halliburton. » (3) Donc, en plus d'autoriser encore $532.8 milliards pour le Pentagone, y compris une « disposition supplémentaire » de $70 milliards qui couvre le coût des folles et continues manoeuvres militaires en Irak, en l'Afghanistan et à d'autres endroits, la nouvelle loi, signée par le président lors d’une cérémonie privée de la Maison Blanche, fait s’effondrer la division historique entre la police et l’armée : un signe indicateur d'un état-policier qui se consolide rapidement en Amérique, tout cela est accompli parmi les prétentions impérialistes continues de domination mondiale des Etats-Unis, et vendu à un public « contrôlé par les urgences » et apparemment obstinément crédule comme étant une « guerre mondiale contre le terrorisme. »
Ne faites aucune erreur à ce sujet : l'abrogation de fait de la Loi du Posse Comitatus (PCA) est un assaut sinistre contre la tradition et la jurisprudence démocratiques américaines. Cette loi de 1878, qui dit « toute personne qui, excepté dans des cas et dans des circonstances expressément autorisées par la Constitution ou l'acte du Congrès, utilise obstinément toute partie de l'armée ou de l'Armée de l'Air en tant que posse comitatus ou de toute autre façon afin de faire exécuter les lois, recevra une amende sous ce titre ou sera emprisonné pendant une durée ne dépassant pas plus de deux ans, ou les deux à la fois (amende et emprisonnement),» est le seul statut criminel des États-Unis qui interdit les opérations militaires dirigées contre les Américains sous couverture de « l’application de loi. » En tant que telle, elle a été la meilleure protection que nous ayons eue contre les intentions affamées de pouvoir de dirigeants sans scrupules et insouciants, des dirigeants ayant l’intention d’employer la force pour imposer leur volonté.
Malheureusement, la semaine passée, le président a porté au posse comitatus, ainsi qu’à la démocratie américaine, un coup presque mortel. En conséquence, il faudra un ensemble de citoyens en colère pour défaire les dommages provoqués par cette horrible nouvelle loi, qui constitue en partie et en tout, comme nous l’avons vu, une longue liste d’abus et d’outrages commis par cette administration autoritaire.
En dépit de la nature sans précédent et choquante de cette loi, il n'y a eu aucun tollé dans les médias américains, et peu de réaction de nos responsables élus du Congrès. Le 19 septembre, un seul sénateur, Patrick Leahy (un Démocrate du Vermont) a fait remarquer que la Loi 2007 sur l’autorisation de la défense contenait « une disposition recueillant une large opposition et permettant au président davantage de contrôle sur la garde nationale [et l’adoption] de changements apportés à la Loi sur l’Insurrection, ce qui facilitera pour ce président-ci ou n'importe quel futur président l’utilisation de l’armée afin de restaurer l'ordre dans le pays SANS le consentement des gouverneurs de la nation. »
Le sénateur Leahy poursuivit en soulignant que « nous n’avons certainement pas besoin de faciliter le fait de déclarer la loi martiale pour les présidents. Invoquer la Loi sur l’Insurrection et utiliser les militaires pour des activités d'application de la loi va à l'encontre de certains des principes centraux de notre démocratie. On peut facilement envisager des gouverneurs et des maires responsables d'une urgence et qui doivent constamment regarder par-dessus leurs épaules alors que quelqu'un qui n'a jamais rendu visite à leurs communautés donne les ordres. »
Quelques semaines plus tard, le 29 septembre, Leahy a signalé sous registre du Congrès qu'il émettait « de graves réserves au sujet de certaines dispositions du rapport de la conférence sur le projet de loi d’autorisation de la défense de l'année fiscale 2007 » et dont le langage, a-t-il dit, « renverse les statuts solides et anciens du posse comitatus qui limitent la participation des militaires dans l'application de la loi, et rendant donc plus facile le fait que le président déclare la loi martiale. » Ceci « avait été glissé dans (cette loi), » a dit Leahy, « en tant que clause additionnelle et qui est donc peu étudiée, » alors que « d’autres comités du Congrès ayant juridiction sur ces sujets n'avaient aucune chance de commenter et encore moins de tenir des auditions sur ces propositions. »
Dans ce que l’on peut appeler pour le moins une sous-estimation, le sénateur du Vermont a fait remarquer que « les implications de changer la Loi (du Posse Comitatus) sont énormes ». « Il y a une bonne raison, » a-t-il dit, « pour qu’il y ait des frictions constructives dans la loi existante lorsque l’on en vient à parler des déclarations de la loi martiale. Utiliser les militaires pour l'application de la loi va à l'encontre d’un des principes fondamentaux de notre démocratie. Nous faisons faux bond à notre Constitution, négligeant les droits des états, lorsque nous facilitons le fait que le président puisse déclarer la loi martiale et foule aux pieds la souveraineté locale et de l'état. »
Les ruminations finales du sénateur Leahy : « Depuis que j’ai entendu il y a deux semaines que ce résultat était probable, je me suis demandé comment le Congrès pouvait en être arrivé à ce point. Il semble que les changements à la Loi sur l’Insurrection ont survécu à la conférence parce que le Pentagone et la Maison Blanche le veulent. »
La réécriture historique et sinistre de la Loi sur l’Insurrection, effectuée au milieu de la nuit, et qui donne à Bush l'autorité légale de déclarer la loi martiale, est à présent un fait accompli.
Le Pentagone, comme on pouvait le prévoir, joue un rôle bien plus direct dans les opérations de loi martiale. Le titre XIV de la nouvelle loi, intitulé « Dispositions législatives concernant le transfert de technologie à la défense de la patrie, » autorise « le secrétaire de la défense à créer un consortium de transfert de technologie de la défense de la patrie afin d’améliorer l'efficacité des processus du ministère de la défense (DOD) afin d’identifier et de déployer la technologie appropriée du ministère de la défense vers le fédéral, les états, et les premières personnes qui répondent favorablement au niveau local. »
En d'autres termes, la loi facilite le « transfert » de ce qu’il y a de plus récent en matière de prétendue technologie « de contrôle des foules » et autres armements conçus pour supprimer la dissidence, depuis le Pentagone vers les unités locales de police militarisée. La nouvelle loi poursuit la construction et la codification des précédents accords « de transfert de technologie », spécifiquement le mémorandum d’accord de 1995 entre le ministère de la Défense et le ministère de la Justice réalisé par le passé sous le régime Clinton-Reno. (4)
Il est devenu clair ces derniers mois qu'une masse critique d’Américains ont vu clair à travers les mensonges de l'administration Bush ; étant donné que les sondages concernant le président se trouvent à un minimum historique, qu’il y a une résistance croissante contre la guerre en Irak, et que les Démocrates sont susceptibles de reprendre le Congrès après les élections de mi-mandat, l'administration Bush est dans les cordes. Et donc, il est particulièrement inquiétant que le Président Bush ait pu percevoir l'opportunité, dans les circonstances actuelles.
Source : www.uruknet.info?p=27769
Sources : Conscience du Peuple