4 - La planète terre en tant qu'arme et en tant que cible
La planète terre en tant qu'arme et en tant que cible
par LEUREN MORET
4ème partie
PROJET DE SATELLITE A ENERGIE SOLAIRE (1968)
Le programme de satellite à énergie solaire (solar power satellite ou SPS), vers la fin des années 60, a gagné l’appui des civils et des universités en tant qu’alternative à l'énergie nucléaire, mais servi de couverture pour les militaires pour la recherche et l'expérimentation continues sur l'ionosphère. Le coût projeté de l'électricité produite par ce projet était de $3000 par kilowatt comparé à $1100 par kilowatt pour l'énergie nucléaire. Ce fut un programme très onéreux dès le début, exigeant presque $800 milliards rien que pour les 60 satellites requis, et il doit avoir été évident pour certains qu'il ne serait jamais mis en application. Le coût entier du budget était 2 ou 3 fois plus grand que le budget entier du ministère de la Défense ! En 1978, le Dr. Rosalie Bertell faisait partie d’un government review panel, et découvrit l'ombre des militaires qui planait sur ce projet via un autre membre de ce groupe qui précisa qu'il y avait là une possibilité de développer une arme à rayon portée montée sur un satellite pour l'utilisation de missile anti-balistique. Une autre possibilité était qu'elle pourrait être employée pour un système de satellite de surveillance.
« Mon ancien voisin a travaillé pour TRW pendant de nombreuses années, assemblant les petites boîtes noires dans les sats [satellites] qu'ils lançaient. De façon intéressante, ces soi-disant satellites « météorologiques » disparurent soudainement. Mon voisin dit qu’il avait entendu suffisamment de conversations à TRW pour lui faire croire que ces satellites étaient devenus « furtifs » à des orbites élevées de 20.000 milles au lieu de leur orbite originale de 300 milles. Il n'était pas certain de la fonction des petites boîtes noires mais sa vague connaissance des systèmes laser et des composants qui y sont apparentés l'a mené à croire que ces satellites « météo » étaient en fait des armes laser pour une action préventive si cela s’avérait nécessaire… jusqu’à ce moment (le moment où ils seront utilisés pour une action préventive), on se perdra en conjectures quant à savoir quelle fonction ils exécutent réellement.
Les spéculations au sujet d'un rayon laser de grande énergie au sol qui pourrait détruire thermiquement les missiles ennemis entrants furent également abordées. A Livermore, la Californie, au milieu d’une nuit d’été en 1993, j'observai depuis mon arrière-cour un très grand rayon laser de couleur ambre d’environ 10 pieds (3 mètres) de diamètre, qui pointait tout droit vers l'atmosphère à partir du laboratoire Lawrence Livermore. Tout le trafic aérien fut détourné de 5 miles (à peu près 7,5 km) autour du faisceau. Lorsque je demandai à un étudiant en physique, qui travaillait au laboratoire et louait une chambre dans ma maison cet été-là, ce à quoi cela servait, il me dit « Oh, ils fabriquent une étoile, là-haut… »
Dans l'entrée du grand bâtiment des lasers du laboratoire Livermore, il y a une statue en bronze de Shiva haute de 10 pieds (environ 3 mètres), représentant la danse de l'univers. Le premier grand projet laser se nommait Shiva. Une tradition du laboratoire Livermore est que chaque (projet laser) est détruit lorsqu’un nouveau est construit. (Note du traducteur : Shiva est la déesse de la destruction).
L'INITIATIVE STRATÉGIQUE DE DÉFENSE (SDI) OU PROJET « GUERRE DES ETOILES »
Le comité des Nations Unies sur le désarmement a dit au Dr. Bertell, qui avait été préoccupée par des applications d'armes militaires, que tant que le SPS (satellite à énergie solaire) était appelé « énergie solaire », il ne pourrait pas être considéré comme un projet d'armement (d’après « Planet Earth: The Latest Weapon of War » - « La planète Terre : La plus plus récente arme de guerre », par Rosalie Bertell, Black Rose Books, 2001). Par la suite, le Congrès tua ce projet en raison de son coût. Mais il revint sous le nom de Strategic Defence Initiative (initiative stratégique de défense ou SDI) ou projet Star Wars (guerre des étoiles), comme on le nomma sous Reagan. Le coût pour la construction du système de défense « guerre des étoiles » fut estimé entre $100 et $1000 milliards. Les USA ont dépensé presque $30 milliards là-dessus, en dépit des objections des scientifiques, des alliés de l'OTAN, et des mouvements antinucléaires qui soulignaient que ce projet enfreignait les termes du Traité sur les missiles anti-balistiques de 1972.
Des chercheurs américains désillusionnés ont déclaré que ce projet « guerre des étoiles » était une fraude scientifique et que des données avaient été falsifiées ; Caspar Weinberg, ministre de la défense sous Reagan, a déclaré qu'il avait en fait été conçu pour tromper l'URSS et pour les forcer à une escalade dans les dépenses pour la défense militaire. En 1991, je fus approché au laboratoire Lawrence Livermore par un scientifique aux cheveux gris que je n'avais jamais rencontré mais qui semblait me connaître. Il dit :
« La guerre froide est terminée, nous avons regardé les livres (de compte) en URSS et ils sont en faillite. Lorsque l'Union Soviétique s'effondrera dans un an ou deux, vous serez viré. Nous avons seulement besoin de vous [les géoscientifiques] pour contrôler les essais des armes nucléaires mondiales. Nous démantelons l’armée et augmentons la communauté de l'intelligence d’au moins dix fois. »
En 1993, les financements du projet Star Wars, qui était officiellement terminé, furent transférés à l'Organisation de la Défense des Missiles Ballistiques, la troisième réincarnation du même projet depuis Reagan. A présent que c'était un projet compartimenté – défense laser, systèmes radar, la défense nationale des missile (NMD), et la navette spatiale - aucun de ces éléments ne semblait particulièrement alarmant jusqu'à ce que, comme le Dr. Rosalie Bertell le dit, les boucliers de l'espace ou boucliers plasma aient été considérés comme le véritable but derrière les réincarnations persistantes de ces programmes très onéreux.
LA SECTE JAPONAISE AUM SHINRIKYO ET LES RECHERCHES SUR LES ARMES ELECTROMAGNETIQUES
Le 23 avril 1993, Aum Shinrikyo, la secte bouddhiste japonaise de la « Vérité Suprême », acheta un ranch d’ovins de 500.000 acres en Australie occidentale, près de Banjawarn. Ils vendirent le ranch et quittèrent soudainement l'Australie en octobre 1994. Les indications étaient qu'ils avaient fait des recherches pour trouver de l’uranium, avaient utilisé des produits chimiques et un laboratoire dans un but inconnu, et après qu'ils aient quitté l’Australie, des traces de gaz Sarin furent trouvées sur les moutons et la laine (d’après « Global Proliferation of Weapons of Mass Destruction: A Case Study on the Aum Shinrikyo » - « Prolifération mondiale des armes de destruction massive : Une étude sur le cas de la secte Aum Shinrikyo », sous-comité permanent des enquêtes des affaires du Sénat au gouvernement, rapport du personnel du 31 octobre 1995). Des membres tardifs de cette secte furent impliqués dans l'attaque au gaz Sarin du métro de Tokyo en 1995. Le chef fut arrêté et condamné à Tokyo tandis que j'étais au Japon durant l'été 2003. J'ai rencontré des journalistes japonais qui avaient suivi l'histoire et qui connaissaient personnellement des membres de la secte, dont de nombreuses personnes étaient des scientifiques.
Un membre du projet Manhattan, le Dr. Fred Wood, et Alden Bryant, le Secrétaire-Trésorier du New Energy Movement (mouvement de l'énergie nouvelle) m'ont averti par rapport au grand danger que la technologie des armes exotiques russes représente et ont dit que cette technologie avait été louée par l'Aum de Russie. Aum recruta des disciples au Japon, en Russie, en Australie, au Sri Lanka, aux Etats-Unis, et visita la Yougoslavie. Des liens (de la secte Aum) aux Yakuza (Mafia japonaise) à travers le trafic de drogue étaient allégués dans les médias japonais.
Une enquête du Congrès sur Aum Shinrikyo en 1995 a signalé que leur intérêt dans les armes de destruction massive était lié à des événements du genre Armaggedon qu'ils projetaient de mettre en scène contre les intérêts du Nouvel Ordre Mondial :
« Elle [la secte Aum] prétend que les Juifs projettent des massacres semblables dans d'autres parties du monde afin de mener à bien un sinistre complot en vue de réduire la population mondiale de trois milliards de personnes d’ici l'an 2.000. La secte Aum a également lié les Juifs à ses autres ennemis à l’intérieur de la société japonaise – « l’aristocratie noire » des « internationalistes » japonais comprenant un certain nombre d’anciens et de récents politiciens et hommes d'Etat japonais. »
La secte prétendait avoir 65.000 membres, dont environ la moitié en Russie. Le gouvernement japonais a estimé leurs capitaux à $1 milliards. De nombreux disciples de la secte Aum possédaient une grande connaissance dans les domaines de la science et de la technologie et étaient diplômés des meilleures universités du Japon. La secte avait dépensé plus de $400 millions en matériel informatique, acheté presque intégralement à une compagnie de Taiwan. Leur secte acquit des armes conventionnelles mais était davantage intéressée par les armes de destruction massive et voyait apparemment la Russie comme source d’armes plus exotiques et bien plus mortelles.
Lorsque la douma russe a mené une enquête sur la secte, le parlementaire russe Vitaly Savitsky, Président du Comité des affaires religieuses de la douma dit à ses camarades parlementaires que « son comité suspectait sérieusement qu'Aum Shinrikyo avait été aidée lors de sa pénétration en Russie par les services d'intelligence russes. »
De février à avril 1995, Aum envoya une bande de six membres au musée Tesla à Belgrade, ancienne Yougoslavie, afin de faire une révision de la thèse originale de Tesla et d'autres papiers de recherches concernant « les systèmes d'arme de Tesla » qui se concentrent sur l'amplification des ondes.
Nikola Tesla était un scientifique qui effectua des expériences dans les domaines des perturbations atmosphériques, de l'électromagnétisme, de la dynamique des fluides et de la géodynamique au début des années 1900, et qui découvrit le courant alternatif. Bien que Marconi ait gagné le prix Nobel pour inventer la radio, Tesla gagna plus tard un procès, clamant qu'il avait été l'inventeur légitime. Lorsqu’il mourut aux USA en 1943, tous ses papiers furent saisis par le gouvernement des USA et furent classifiés.
Les membres d'Aum ont étudié la recherche sur l'enroulement Tesla, utilisé pour le courant alternatif, ainsi que d'autres inventions et expériences. Ses premières expériences (à Tesla) avec des fréquences résonnantes étaient des expériences qui permettaient de créer des tremblements de terre. On prétend qu’il a dit qu’avec sa technologie, il pourrait « fendre le monde » en deux. Tesla avait développé un « pistolet à rayon » dans les années 30 qui était en fait un accélérateur de faisceau de particules. On a rapporté que ce pistolet était capable d’abattre un avion à 200 miles de distance, et il (Tesla) prétendait avoir inventé le bouclier Tesla que rien ne pouvait pénétrer.
En avril 1993, la secte Aum dit aux Australiens que la propriété en Australie devait être utilisée afin de « mener des expériences au profit de l'humanité ». Le 28 mai, juste 35 jours après l'achat (de la propriété), un météore étrange ressemblant à une boule de feu, une explosion, et un tremblement de terre de magnitude 4 furent signalés dans le secteur. En septembre 1993, une compagnie de front pour Aum fut employée afin d’importer en Australie de l’équipement électrique comprenant des transformateurs, des convertisseurs statiques, des générateurs, du câblage coaxial, des batteries, des appareils de mesure et des outils, et du matériel de protection.
Plus tard, un géologue a appelé Harry Mason visita le secteur et fit une recherche dans cette région semi-désertique afin de trouver des cratères de météore. Il a découvert sur base d’interviews avec les résidents que :
« … les gens avaient entendu la boule de feu avant de l’avoir vue ; c'était une grande boule de feu sphérique rouge-orange avec une très petite queue conique bleuâtre; la vitesse était celle d’un Boeing 747 ; la boule de feu volait apparemment de façon parallèle à la courbure de la terre en une « trajectoire courbée » à basse altitude (environ 2000 mètres) sur une distance d’au moins 250 kilomètres ; la boule de feu se courba vers le bas en direction du sol et disparut derrière des arbres ou de basses collines ; puis une énorme explosion aveuglante d’énergie de couleur bleue-blanche illumina la nuit comme s’il faisait jour. Les observateurs pouvaient voir à plus de 100 kilomètres dans chaque direction au niveau du sol ; une fusée de couleur rouge fut alors tirée verticalement vers le ciel et une énorme onde sismique frappa les observateurs ; une explosion très bruyante s’ensuivit, et qui fut entendue dans un couloir de 250 kilomètres sur 150 kilomètres ; des dégâts mineurs de tremblement de terre furent rapportés jusque 150 kilomètres au sud-est. »
(Harry Mason, « Bright Skies Part I », magazine Nexus, mars-avril 1997).
Il y avait beaucoup d'irrégularités qui indiquaient que ce phénomène était très différent de tout ce qui était connu auparavant. Depuis l'événement de cette boule de feu en 1993, des milliers d’apparitions et d'émissions semblables d’énergie lumineuse se sont produits en Australie. Le Dr. Bertell rapporte que les trajectoires de la boule de feu passent près de quatre complexes militaires : Showa et Mizuho au Japon, et à Molodezhnaya et Novolazarevskaya en Russie. On suspecte également la péninsule du Kamtchatka, en Sibérie, d'être l’une parmi une série émetteurs d’armes électromagnétiques de l’ex-Union Soviétique autour du monde.
Sources Le Réseau
Posté par Adriana Evangelizt