Dick Cheney, un autre homme de la Bête

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Cheney est un des hommes de la Bête. Un des pires. Mais en ce moment, le doigt de l'Immanent est posé sur sa tête. Car avec Blair, il est associé à un gros scandale qui va bientôt être découvert. Quand la Bête est acculée, elle emploie les pires méthodes pour faire diversion.

 Il nous faut ouvrir une brèche sur les attentats de Londres qui monopolise les médias depuis le Vendredi 29 juin, jour où deux Mercédès auraient été retrouvées avec des clous et de l'essence. Et dans le 1er article qui signale la chose, il est bien question de carburant et de clous et de rien d'autre. A partir de ces deux éléments, il faut voir la propagande qui s'ensuit... "ces deux Mercédès piégées auraient pu provoquer un nombre considérable de victimes..." On se demande bien comment ? Tout comme on se demande comment on peut qualifier de "piégées" des voitures contenant ces deux choses. Il est répété plusieurs fois, ""il y avait une grande quantité de bidons de carburant et des clous" puis le comble de la manipulation et de l'information diffusée -à croire, pour les idiots et imbéciles de tous poils- "Cet engin comme le premier pouvait potentiellement fonctionner et a été désamorcé" Désamorcé de qui ? De quoi ? Réfléchissons... nous trouvons des bidons d'essence et des clous dans une voiture, que pouvons-nous désamorcer ? Les mots sont très importants. D'autant que tout de suite après, on nous assène "La question est de savoir qui est derrière cela. Je tendrais à penser qu'il y a un certain lien avec Al-Qaïda". Al Qaïda, le mot magique... vous savez, la fameuse nébuleuse qui frappe dans tous les coins du monde mais plus particulièrement là où ça arrange la politique des manipulateurs de Bush dont Cheney est une tête de pont. Al Qaïda qui aurait fomenté les attentats du 11 septembre. On sait maintenant qu'il n'en est rien. Que le 11 septembre est à Cheney ce que le Reischtag était à Hitler. La véritable conspiration, c'est là qu'elle se situe. Normalement, c'est Al Gore qui aurait dû être élu. Par un traficotage des voix, Cheney et sa clique de maffieux Sionistes pour la plupart ont installé leur marionnette Bush au pouvoir dans le seul but d'agir à sa place. Lui, ne fait que répéter ce que Dick la chenille lui dicte. Croyez bien que ces diaboliques avaient tout mijoté depuis longtemps. Le 11 Septembre a ouvert la porte à l'attaque de l'Afghanistan, pour commencer, dans le but d'y éradiquer les Talibans et de tuer Oussama ben Laden qui, parait-il, s'est enfui. Ce dont nous doutons fort. Nous pensons même qu'il est mort. Plusieurs indices nous le font croire. Nous y reviendrons. Seulement si ces sataniques disaient que Ben Laden est ad patres, il n'y aurait plus d'Al Qaïda. Le but du jeu est donc de faire comme s'il était toujours vivant et de continuer à commettre des attentats en son nom. Le 11 septembre a aussi ouvert la voie à une restriction totale des libertés, aux Etats-Unis d'abord, dans le reste du monde en suivant. Au nom du terrorisme, n'importe qui peut se faire arrêter, n'importe quel pays peut être bombardé, au nom de la sécurité un état policier planétaire est en train de s'installer et le Nouvel Ordre Mondial dictatorial aussi. Il faut aussi noter -et ça, peu de gens en ont parlé- qu'une main invisible a profité de l'attaque du WTC pour subiliser 167 milliards de lingots d'or qui se trouvaient sous le bâtiment 4. Croyez-le, ils ne sont pas perdus pour tout le monde. Vu  aussi le bizarre effondrement de la tour 7 qui appartenaient à Silverstein, -le baîlleur des tours 1 et 2 depuis juillet 2001, comme par hasard- dont les amis Sionistes ne sont pas une légende -Lire ICI...- et le goût de l'or du Môssieur qui devait très bien savoir que des banques entreposaient or, diamants et autres métaux précieux sous la tour 4, la piste est plus que claire. Mais tout le monde fait comme si tout était normal. Pourquoi aller emmerder Larry Silverstein et son ami Frank Lowy dont l'avocat est le beau-père de Olmert le corrompu ? Les Sionistes manipulateurs, il n'y a que l'or qui les taraude. Ils sont les dignes descendant des Lévites comme nous l'expliquons ICI... les Lévites Egyptiens qui ponctionnaient nos Ancêtres dans le désert pour qu'il verse tous la dîme à l'Eternel. Voyez un peu la manipulation. Elle ne date pas d'aujourd'hui. Nous en reparlerons bientôt.

Pour en revenir aux attentats de Londres, dans le premier article, il était question de clous et de carburant... dans le second article paru, des bonbonnes de gaz ont été rajoutées et dans le troisième on nous sort, comme ça de tout à trac, que le "laboratoire qui fabriquait des explosifs se trouve près de Glasgow" ! De quel explosif s'agit-il ? Des clous ? De l'essence ? Ou des bonbonnes de gaz ? Ils veulent tellement nous faire croire à leurs mensonges qu'ils inventent n'importe quoi ! Ci-dessous deux articles pour mieux connaître le rôle de Cheney dans tous les mauvais coups...

 

Cheney porte sur sa tête ce qu'il est... une âme noire...

 

 

11 septembre 2001 :

Michael C. Ruppert désigne Dick Cheney comme suspect n°1



Nous vous présentons la synthèse des éléments du dossier contre Dick Cheney, qui est
désigné comme premier suspect pour les crimes du 11 septembre 2001 par Michael C. Ruppert, journaliste et écrivain membre du Collectif pour la vérité sur le 11 septembre, dans son livre « Crossing the Rubicon ».

Moyens : Dick Cheney et le Secret Service

Cheney était le Commandant en chef le 11 septembre et tirait les ficelles via le Secret Service

  Le Secret Service a légalement le pouvoir de prendre le contrôle total de toutes les agences des États-Unis en cas d’urgence nationale sur le sol états-unien. Même l’U.S. Air Force reconnaît la suprématie du Secret Service.
  Le Secret Service possède
le système de communication le plus technologiquement avancé parmi toutes les agences aux États-Unis, comme il se doit.
  Le 11 septembre 2001, le Secret Service possédait la technologie pour voir les écrans de la FAA (ndt. Federal Aviation Association, les écrans de contrôle aérien civil).
  Le Secret Service était dans le cercle de décisions dès 8H15 le 11 septembre, et pas plus tard que 8H45.
  Tout était en place, le 11 septembre 2001, pour que
le Commandeur en chef ait le contrôle total et suprême sur l’U.S. Air Force via les systèmes de communication du Secret Service, ainsi que le mandat légal pour prendre le commandement suprême.
  Néanmoins, Bush lisait des histoires de chèvres à l’école élémentaire Booker. Le Secret Service était à ses côtés, et
a choisi de le faire rester là pendant que le scénario du 11 septembre se déroulait. L’équipe du Secret Service entourant Bush était en communication complète avec les agents du Secret Service situés dans le PEOC (Centre opérationnel présidentiel d’urgence) pendant que le scénario du 11 septembre se déroulait.
 
Dick Cheney était le Commandant en chef de facto le 11 septembre et le Secret Service avait le commandement suprême.

Mobile : Le pic de la production mondiale de pétrole

Le monde est sur le point de commencer à manquer de pétrole

  La moitié du pétrole mondial est épuisé, ou est sur le point d’être épuisé.
  Une fois ce point médian franchi, chaque baril de pétrole sera plus difficile à trouver et plus cher à mesure que la demande croîtra.
Contrôler les dernières réserves de pétrole disponibles est donc la clé pour contrôler le monde.
  Presque tout ce que nous connaissons dans la société moderne ; les véhicules, les bâtiments, les ponts, les armes, les produits de grande consommation et bien d’autres choses consomment du pétrole lors de leur fabrication, de leur fonctionnement, ou les deux.
  L’énergie des hydrocarbures à bon marché et abondante garde le monde industriel au chaud et prépare notre nourriture. La plupart des habitations sont chauffées au gaz naturel.


  Nous « mangeons » du pétrole et du gaz naturel : Pour chaque calorie d’énergie de nourriture produite, 10 calories d’énergie hydrocarbonée sont consommées.
  Quatre jours après être devenu vice-président, Dick Cheney a réuni son National Energy Policy Development Group (NEPDG) par lequel il a reçu une grande quantité d’informations sur le pic de la production mondiale de pétrole provenant d’experts reconnus internationalement. Il a refusé de communiquer les documents de ces audiences au Congrès ou au peuple états-unien. FTW a toujours soutenu que les secrets les plus reclus et sombres du 11 septembre 2001 sont renfermés dans ces documents.
  Dick Cheney était informé au sujet du pic de la production mondiale de pétrole au moins dès 1999. Il connaît l’impact économique de la déplétion du pétrole et les effets catastrophiques que cela va engendrer.
 
Le 11 septembre a rendu possible ce que Dick Cheney a qualifié de « Guerre qui ne prendra pas fin de notre vivant ». Il s’agit d’une guerre à la poursuite des dernières ressources en hydrocarbures partout dans le monde. La « Guerre au terrorisme » est en réalité une guerre pour l’énergie et le 11 septembre était le prétexte pour son déclenchement.

Occasion : les simulations d’attaques du 11 septembre

Cheney supervisait de multiples simulations d’attaques et exercices antiterroristes qui ont paralysé la réaction de l’U.S. Air Force le 11 septembre.

  En mai 2001 la responsabilité directe pour superviser l’ « intégration complète » de tous les exercices d’entraînement du gouvernement fédéral et des agences militaires a été
confiée à Dick Cheney par mandat présidentiel.
  La matinée du 11 septembre 2001 a commencé par
plusieurs exercices de simulation de situation de guerre que Dick Cheney, selon son mandat présidentiel, avait la responsabilité de superviser.
  Les simulations de guerre et exercices d’alertes terroristes incluaient des exercices en conditions réelles avec des avions militaires
jouant le rôle d’avions civils détournés au-dessus des États-Unis, ainsi que des exercices de simulation qui consistaient à placer des « faux blips » (signaux radar indiquant des avions qui sont en réalité virtuels) sur les écrans de contrôle aérien de la FAA. L’un des exercices, appelé Northern Vigilance, a mobilisé des chasseurs de l’Air Force au Nord jusqu’au Canada lors d’une simulation d’attaque aérienne russe, de sorte que très peu de chasseurs demeuraient sur la côte Est pour réagir. Tout cela a paralysé la réaction de l’Air Force, de manière à ce que les pilotes de chasseurs ne puissent pas arrêter les événements du 11 septembre.
 
Un individu inconnu ou centre de commandement désigné sous le nom de « maestro » par le Major Don Arias du NORAD a coordonné les exercices de simulation. Il est possible qu’il y ait eu plus qu’un maestro, mais personne n’est disposé à donner de noms. FTW a posé la question à toutes les personnes occupant un poste gouvernemental ou militaire et en mesure d’y répondre, mais en vain. Notre enquête a révélé que le maestro était soit Dick Cheney, soit le général Ralph « Ed » Eberhart ou les deux.
  La personne qui coordonnait les exercices de l’Air Force était
sous la supervision et la direction de Dick Cheney, qui était également responsable d’une simulation d’attaque terroriste organisée sur la rive ouest de Manhattan le 11 septembre et appelée Tripod 2. Cette simulation impliquait la mise en place, le 11 septembre, d’un centre de contrôle et de commandement configuré exactement comme celui détruit ce matin-là avec le bâtiment 7 du World Trade Center. Pratique, n’est-ce pas ?
 
Dick Cheney était l’un des principaux responsables gouvernementaux ayant décidé que des simulations d’une telle envergure auraient lieu le 11 septembre. Ceci alors que les services de renseignement états-uniens avaient reçu des douzaines d’avertissements en provenance de gouvernements et d’agences de renseignement indiquant que des terroristes projetaient de détourner des avions civils et de les faire s’écraser sur des cibles états-uniennes au sol durant la semaine du 9 septembre 2001.

Ancien enquêteur de la police de Los Angeles, Michael C. Ruppert est devenu rédacteur en chef de From the Wilderness. Son ouvrage Crossing the Rubicon constitue une somme critique, réunissant notamment l’ensemble des indices et témoignages connus à propos des attentats du 11 septembre 2001.

Sources Réseau Voltaire

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

Fabrication de la guerre contre l’Irak


Le dispositif Cheney


par Thierry Meyssan

Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire

Ses articles

 

 

1998-2003, un petit groupe piloté par Dick Cheney met en place un dispositif secret pour organiser l’intoxication sur les « armes de destruction massive » irakiennes. Il infiltre et verrouille les centres d’expertises du département d’État, du Conseil de sécurité nationale et du Pentagone. Ce groupe fabrique des informations fictives et recrute de faux témoins qu’il livre aux médias. Le Réseau Voltaire révèle les détails de cette manipulation de l’appareil d’État et dévoile les noms des responsables.


Après les déclarations de David Kay, ancien chef du groupe d’inspection en Irak, selon lesquelles l’Irak ne disposait pas d’« armes de destruction massive », George Tenet, directeur de la CIA, est monté au créneau pour défendre le bilan de son agence.

M. Tenet, qui ne s’était pas exprimé en public depuis le 23 mai 2003, a choisi sa conférence annuelle à Georgetown, le 5 février 2004, pour mener l’offensive. Cette prestigieuse université, située à Washington DC, a été fondée par les jésuites. Elle a fourni de très nombreux cadres à la CIA et M. Tenet lui-même en a été élève. Les liens actuels entre les jésuites états-uniens et l’Agence passent par le cardinal Avery Dulles (s.j.), neveu du fondateur de la CIA.

George Tenet a reconnu [1] que ses auditeurs avaient « le droit de savoir » ce qu’il en était des armes de destruction massive irakiennes, mais qu’il leur faudrait du « temps et de la patience », pour conclure, qu’en définitive « lorsque tous les faits auront été rassemblés, on verra que nous n’avions ni tout à fait tort, ni tout à fait raison ». Les étudiants ont chaudement applaudi cette plaidoirie pro domo, l’on peut pourtant s’interroger sur l’utilité d’une agence de renseignement qui se contente d’approximations.

On n’en attendait pas moins de Tenet qui est réputé pour « couvrir » ses subordonnés lorsque l’Agence est attaquée [2]. Toutefois ce que l’on reproche à la CIA, c’est moins de s’être trompée que d’avoir laissé le Pentagone distiller de fausses informations. L’Agence et le département d’État sont toujours restés évasifs sur les armes irakiennes, tandis que le département de la Défense avait constitué une cellule ad hoc qui est à l’origine de cette intoxication. En fait Tenet est pris à son propre jeu. Tout au long de l11111=0000000000000000.

a crise ses services ont multiplié les notes pour mettre en garde face aux exagérations du département de la Défense, mais, pour sauver son budget, il a fini par accepter de publier un document de complaisance accréditant ce qu’il savait faux. Nous allons vous raconter comment des politiques sont parvenus à mettre au pas les services de renseignement et à les obliger à tenir le discours dont ils avaient besoin.

La mise en place du système d’intoxication

Rappelons en premier lieu que la décision d’attaquer l’Irak a été prise, non pas en 2002, mais le 29 septembre 1998 lors du vote par le Congrès des États-Unis de la loi sur la libération de l’Irak [3] à l’issue d’une campagne du Projet pour un nouveau siècle américain (PNAC) [4], le think tank électoral de George W. Bush. Il s’agissait à l’époque de renverser Saddam Hussein et non pas de le désarmer [5].
Le président Clinton avait refusé de donner suite à cette décision du Congrès. Mais dès sa nomination et avant même sa prise de fonction à la Maison-Blanche, le président
Bush a planifié sa mise en œuvre. Ainsi, lors de la séance de transmission des pouvoirs au Pentagone, le 9 janvier 2001, il interrompit les généraux qui lui présentaient leurs dossiers pour leur demander quels plans ils avaient préparé pour attaquer l’Irak [6]. George W. Bush hésita à instrumentaliser les attentats du 11 septembre pour envahir l’Irak, mais choisit en définitive d’en profiter pour attaquer l’Afghanistan [7]. Au regard de l’opinion publique intérieure, le régime Bush devait trouver un moyen de présenter cette expédition coloniale comme une riposte en légitime défense. Il fallait donc inventer un casus belli.

L’opération d’intoxication a été commanditée conjointement par la Maison-Blanche et le Pentagone. Elle a été directement pilotée par Lewis « Scotter » Libby, chef de cabinet du vice-président, et par Douglas J. Feith, sous-secrétaire à la défense chargé de la planification politique, pour le compte de Dick Cheney et Donald Rumsfeld. Avocat international, Libby s’est fait connaître en défendant des personnalités mafieuses juives, comme Marc Rich [8]. Lauréat de l’Organisation sioniste américaine, Douglas J. Feith est également avocat international. Son associé au sein du cabinet Feith & Zell est le porte-parole d’une organisation de colons israéliens. Il a lui-même été conseiller du Premier ministre Benjamin Netanyahu et milite pour l’annexion par Israël de tous les Territoires palestiniens et la déportation des populations de Gaza et Cisjordanie en Irak.

L’opération a initialement été confiée à Harold Rhode, un spécialiste d’origine lituanienne de la Solution finale, qui présida la Société juive de généalogie du Grand Washington [9]. Rhode est aussi un éminent spécialiste du Proche-Orient. Il parle l’arabe, le farsi, l’hébreu et le turc. Il travaille au sein du Bureau des évaluations du Pentagone [10], une cellule bureaucratique chargée d’évaluer la validité des programmes en cours. Il est dirigé depuis sa création, en 1973, par Andrew Marshall. Bill Clinton, exaspéré par l’anti-communisme primaire et désuet de Marshall, avait tenté, en vain de fermer ce bureau.
Sous prétexte d’évaluation, Rhode et Marshall commencèrent à épurer les services du Pentagone qui devaient traiter de l’Irak ; en premier lieu la Section des affaires proche-orientales et sud-asiatiques dirigée par
Wiliam Luti.
Fin 2001, Harold Rhode commença à recruter de nouveaux collaborateurs. Par souci de discrétion, les entretiens ne se tinrent pas dans les locaux du Pentagone, mais dans ceux de
l’Institut américain de l’entreprise [11]. Certains eurent lieu en présence de Richard Perle. Les candidats sélectionnés furent tous présentés à Douglas J. Feith pour validation.
L’une des premières recrues importantes fut
David Wurmser, qui travaillait à l’Institut américain de l’entreprise pour lequel il avait publié, en mars 1999, L’Allié de la tyrannie : l’échec de l’Amérique à vaincre Saddam Hussein [12] ; un ouvrage préfacé par Richard Perle. En outre, il est l’un des sept auteurs de l’étude mystico-politique qui inspira la politique de Benjamin Netanyahu : Une rupture nette : une nouvelle stratégie pour sécuriser le royaume d’Israël [13]. Parmi les autres signataires, on relève Richard Perle et Douglas J. Feith, ainsi que son épouse Meyrav Wurmser. Celle-ci est une des responsables du MEMRI, une agence de presse animée par des officiers de Tsahal.
La seconde recrue fut un maronite libanais,
F. Michael Maloof, qui avait été assistant de Perle au Pentagone dans les années 80.

En quelques temps, une vingtaine de personnes furent ainsi recrutées. Début 2002, un Bureau des plans spéciaux fut alors créé par Feith au Pentagone et tout ce personnel y fut incorporé. Il est dirigé par Abram N. Shulsky, un vétéran des opérations psychologiques et spécialiste universitaire du philosophe de prédilection des néo-conservateurs, Leo Strauss. Il a commencé sa carrière comme assistant du sénateur Daniel P. Moynihan à la Commission sénatoriale du renseignement. Il travaillait alors avec Gary Schmitt (actuel directeur du Projet pour un nouveau siècle américain) avec lequel il se lia d’amitié. Ils ont publié ensemble, en 1991, La guerre silencieuse : Comprendre le monde du renseignement [14]. Par la suite, Shulsky a travaillé au sein d’un think tank anticommuniste, le National Strategy Information Center [15], sous l’autorité de Prescott Bush Jr. Enfin, il a rédigé des études pour la Rand Corporation, lorsque Donald Rumsfeld et Condoleezza Rice en étaient administrateurs. Notamment un rapport sur le remodelage de l’Asie centrale, qu’il a cos-signé avec Zalmay Khalilzad, actuel représentant spécial de George W. Bush pour l’Afghanistan et l’Irak [16].

Pour accréditer ses intox, le Bureau des plans spéciaux s’appuya sur des témoins providentiels, qui avaient tous vu les « armes de destruction massive » et savaient où elles étaient cachées. Ils furent recrutés parmi les exilés irakiens par le colonel William Bruner avec l’aide du Congrès national irakien d’Ahmed Chalabi.
Le Congrès national irakien est une organisation fantoche
créée par le cabinet de communication Rendon Group pour le compte de la CIA, puis du Pentagone. Il aurait pu jouer le rôle d’un gouvernement irakien provisoire à la chute de Bagdad si les Français et les Russes ne s’y étaient pas opposés. Son président, Ahmed Chalabi, a souvent été décrit comme un escroc international après la faillite de la banque Petra qu’il dirigeait en Jordanie. Il est peu connu qu’il a été choisi par Richard Perle qui le connaissait par le biais de son beau-père, Albert Wohlstetter, le théoricien la bombe US. Chalabi étudiait alors les mathématiques à Chicago. Chalabi est aujourd’hui chaperonné par James Woolsey, ancien directeur de la CIA [17].
C’est par exemple par ce canal qu’a été recruté
Hussain al-Shahristani, dont les pseudos révélations ont alimenté les rapports du Foreign Office britannique et quelques spectaculaires conférences de presse [18].

La neutralisation des oppositions

Cependant, les « renseignements » recueillis par le Bureau des plans spéciaux du Pentagone ont été démentis, point par point, par le Bureau des Affaires proche-orientales et sud-asiatiques du département d’État. Mais Dick Cheney, qui avait prévu le surgissement de cette contre-expertise, n’avait pas manqué de prévoir sa neutralisation. Il avait imposé à Colin Powell de nommer à sa direction sa propre fille, Elisabeth Cheney. Celle-ci purgea les fonctionnaires rebelles, notamment Greg Thielmann.

Le même problème aurait pu se poser au Conseil national de sécurité. Aussi Dick Cheney y avait-il fait nommer, en juin 2001, son ami Elliott Abrams pour les questions proche-orientales. Abrams commença sa carrière comme collaborateur du sénateur démocrate Henry « Scoop » Jackson, aux côtés de Richard Perle ; puis il travailla pour le sénateur Daniel P. Moynihan avec Abram N. Shulsky et Gary Schmitt. Sous Nixon et Reagan il supervisa les escadrons de la mort en Amérique centrale et participa activement à l’Irangate. Fondamentaliste juif, il a créé le Centre pour l’éthique et la politique publique où il a étudié et dénoncé l’influence du matérialisme états-unien sur la société israélienne. C’est aussi un des adversaires les plus résolus des Accords d’Oslo.

Enfin, pour réussir cette opération, Dick Cheney devait aussi neutraliser d’éventuelles initiatives de paix de Saddam Hussein. Une opération complexe fut organisée par le Bureau des plans spéciaux pour faire patienter le président irakien et lui faire croire le plus longtemps possible à une issue pacifique de la crise. Il fallait absolument empêcher qu’il ne donne pleine satisfaction aux experts de l’ONU.
Les Irakiens furent contactés par l’officier libanais du Bureau,
Michael Maloof, et des négociations secrètes furent conduites à Londres par Richard Perle. Le procédé utilisé est exactement le même qu’en 1991, lorsque Bush père fit appel à François Mitterrand pour faire patienter Saddam Hussein en lui envoyant Marc Bourreau d’Argonne et Edgard Pisani [19]

En définitive, toute cette opération a été pilotée par Dick Cheney grâce à une équipe restreinte de personnes fidèles. Il n’a pas hésité à impliquer son épouse, Lyne, qui a surveillé les activités à l’Institut américain de l’entreprise, et à impliquer sa fille Elizabeth, qui a court-circuité Colin Powell au département d’État.
La presque totalité des cadres de l’opération a été
recrutée dans les milieux sionistes les plus extrémistes sur la promesse de démanteler l’Irak et d’y créer un jour un État où déporter les Palestiniens. La plupart d’entre eux sont membres du Centre pour la politique de sécurité [20] et avaient publié ensemble une lettre ouverte au président Clinton, en 1998, pour réclamer l’attaque de l’Irak.

 

[1] Cf. Iraq and Weapons of Mass Destruction, par George Tenet, Remarks at Georgetown University, 5 février 2004

[2] C’est ce comportement qui explique sa longévité à la direction de la CIA. Cf. The CIA at War de Ronald Kessler (St Martin Press, 2003). L’auteur, qui est très complaisant avec Tenet, insiste sur ce point.

[3] Iraq Liberation Act, S. 2525 , 105e Congrès, 2e session, 29 septembre 1998.

[4] Le Project for a New American Century a publié deux lettres ouvertes, le 26 janvier 1998 au président Clinton et le 29 mai 1998 aux présidents des groupes parlementaires républicains.

[5] Cf. les auditions organisées devant le Sous-comité des affaires proche-orientales et sud-asiatiques de la Commission des affaires

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Publié dans LES HOMMES DE LA BÊTE

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