Lettre adressée aux dirigeants israéliens pour le non-partage de Jérusalem

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 Voilà une lettre qui nous interpelle au plus haut point dans le sens où elle est faite au nom de tous les juifs de la diaspora et adressée aux dirigeants Israéliens. Si nous avons bien compris, il y est question d'un plaidoyer afin que Jérusalem ne soit pas partagée... avec les Palestiniens, s'entend. Ni avec personne d'ailleurs. Certaines phrases ont particulièrement retenu notre attention... "ce qui touche au patrimoine universel du judaïsme risquent de déstabiliser les juifs de la diaspora, pratiquants ou non." "L’abandon des références ancestrales et notamment de Jérusalem est de nature à désorienter les juifs au sens propre et figuré du terme." Il est vrai qu'avec tout ce qui se perpètre en Palestine en ce moment, nous sommes d'humeur à lire pareilles choses. Car il est clair et net que si l'on interroge tous les juifs de la diaspora, y compris ceux qui ne sont ni croyants en un dieu imaginaire ni pratiquants, il nous étonnerait fort que huit millions soient d'accord avec ces propos.

Il y a quand même dans les juifs diasporiques des êtres qui ne sont pas ensionistés. Et qui n'oublient pas qu'une certaine résolution de l'ONU, la 181 qui dit "La Ville de Jérusalem sera constituée en corpus separatum sous un régime international spécial et sera administrée par les Nations unies. Le Conseil de tutelle sera désigné pour assurer, au nom de l’Organisation des Nations unies, les fonctions d’autorité chargée de l’administration." On ne voit pas où il est question là de patrimoine du judaïsme.

Il est, de surcroît, demandé de Protéger et préserver les intérêts spirituels et religieux sans pareils qu’abrite la Ville des trois grandes croyances monothéistes répandues dans le monde entier : christianisme, judaïsme et islamisme ; à cette fin, faire en sorte que l’ordre et la paix, et la paix religieuse surtout, règnent à Jérusalem ;"

Tout comme, à la base, il devait y avoir un gouverneur : "Le Conseil de tutelle procédera à la nomination d’un gouverneur de Jérusalem, qui sera responsable devant lui. Ce choix se fondera sur la compétence particulière des candidats, sans tenir compte de leur nationalité. Toutefois, nul citoyen de l’un ou de l’autre État palestinien ne pourra être nommé gouverneur." Qu'en est-il ? Qui est maire de la ville ? Et enfin "La Ville de Jérusalem sera démilitarisée ; sa neutralité sera proclamée et protégée, et aucune formation paramilitaire, aucun service ni aucune activité paramilitaires ne seront autorisés dans ses limites."

On voit combien cette résolution est appliquée dans sa totalité.

D'autre part, en parlant de patrimoine, il est bon de signaler que Jérusalem se nommait Jébus, il y a 3200 ans, que David s'en empara vers l'an 1000. A cette époque, la ville s'appelait la cité de David. Et elle ressemblait à un petit village. Donc rien à voir avec la superficie actuelle agrandie par les colonies environnantes. Elle fut rasée ou envahie à de multiples reprises, faut-il le rappeler.

Nous savons très bien que le Sionisme veut s'emparer de la ville dans sa totalité et que c'est un facteur de guerre comme toutes les colonies qui n'en finissent pas de s'étendre. Alors quand on lit "que ce même Israël ne se considère plus comme gardien du patrimoine juif, abandonne la souveraineté des juifs sur leur patrimoine, cela cause problème.", on se pose des questions sur l'esprit et la mentalité de ceux qui écrivent ces lignes. Sionistes, cela va de soi.

Car à nous, voyez vous le partage de Jérusalem ne nous pose absolument aucun problème. Mais par contre le vol de terre que l'on ne veut pas rendre au nom d'un "lien insécable entre nos valeurs spirituelles et l’attachement viscéral à la Terre d'Israël partagé par tout le peuple juif" nous perturbe profondément car ce n'est pas ainsi que l'on parviendra à la paix. Mais il est vrai que les sionistes -au nom de la religion- ne savent faire que la guerre. Et c'est là que l'on voit combien l'esprit et l'idéal judaïque sont trahis par ceux qui se revendiquent de la pérennité du judaïsme éternel. Nous leur conseillons fortement de relire les dix commandements car il semblerait qu'avec eux, le judaïsme abrahamique et mosaïque a pris un sacré coup de plomb dans l'aile. Et nous nous permettrons d'ajouter que ceux qui ont gardé intact l'Enseignement donné à la base sont souvent diasporiques et ne demandent qu'une chose à Israël... c'est que la Palestine voit enfin le jour dans les frontières données dans la résolution 181. Car ils nous semblent que les guerres de conquêtes au 20 et 21 e siècles sont largement dépassées. Nous ne sommes plus au temps d'Attila.

 

 

LETTRE OUVERTE AUX GOUVERNANTS D’ISRAEL

 

 

Par Sammy Ghozlan

 

Les négociations engagées par le gouvernement israélien nous interessent et nous préoccupent au plus haut point.
Certes nous sommes tous favorables à des efforts et
même à certains renoncements pour obtenir la Paix.
Toutefois, les projets non dissimulés des dirigeants israéliens, de mettre dans la balance aussi
ce qui touche au patrimoine universel du judaïsme risquent de déstabiliser les juifs de la diaspora, pratiquants ou non.



L’abandon des références ancestrales et notamment de Jérusalem est de nature à désorienter les juifs au sens propre et figuré du terme. Le lien avec Israël ne sera plus le même. Il y aura risque de détachement d’Israel, des israéliens, et à court terme du judaïsme traditionnel. Les orthodoxes se dirigeront vers New York ou OMAN… ou ailleurs. La déception sera grande.

Si nous perdons
l’espoir tant attendu d’un Etat juif pour les juifs, avec pour capitale éternelle et unifiée Jérusalem, alors c’est toute la diaspora qui est en danger.

Qu’Israël abandonne sa souveraineté sur une partie de la Terre d’Israel , soit, cela peut se comprendre, mais dès que
ce même Israël ne se considère plus comme gardien du patrimoine juif, abandonne la souveraineté des juifs sur leur patrimoine, cela cause problème.

Nous réagissons car
nous sommes concernés. Etant donné le lien insécable entre nos valeurs spirituelles et l’attachement viscéral à la Terre d'Israël partagé par tout le peuple juif, nous considèrons avec beaucoup de dirigeants ici, qu’Israël ne peut décider seul de l’avenir du patrimoine du judaïsme comme si la diaspora n’avait pas son mot à dire.

Nos sentiments affichés sur ces questions peuvent aussi aider les négociateurs à faire état de notre opinion.

On ne peut pas indéfiniment nous opposer le fait qu’il faut être israélien, et
participer à l’effort de guerre pour prendre part à ce débat. Nous rejetons cet argument désuet et méprisant .

Quand il s’agit
du patrimoine collectif du peuple juif, de son héritage, de son avenir, les gouvernants israéliens doivent se mettre à l’écoute des voix de leurs frères de Diaspora dont la solidarité indéfectible envers l’Etat hébreu ne s’est jamais démentie.

Nombreux sont ceux qui ont des parents,des enfants et des petits enfants, des frères,des neveux en Israël ,
sous les drapeaux. Pour eux, nous militons pour la paix. Mais pour eux et pour nous, pour nos descendants, et les leurs, nous militons aussi pour la pérennité du judaïsme éternel, incarné par Jérusalem et les lieux saints, témoins et symboles de nos droits sur cette terre, et garants perpétuels de la centralité du judaïsme.

Si
la sensibilité des Juifs de la Diaspora n’est pas prise en compte sur des questions d’une portée historique aussi considérable, le risque est grand de voir un jour un fossé se creuser entre eux et leurs frères israéliens, ceci au détriment de l’Alyah et d’autres formes d’attachement et de solidarité.

La plupart des Juifs encore en Diaspora se sentiraient forcément moins concernés par un Israël que les israéliens eux-mêmes, priveraient de ses repères symboliques essentiels, des racines fondamentales du judaisme universel, comme la centralité et l’unité de Jérusalem, leur phare, leur boussole.


UNION DES CONSEILS DES COMMUNAUTES JUIVES D’ ILE DE FRANCE
BUREAU NATIONAL DE VIGILANCE CONTRE L’ANTISEMITISME
SECOURS FRANÇAIS POUR ISRAEL

Sources Guysen

Posté par Adriana Evangelizt

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