Au Brésil, Benoît XVI prêche la résistance à l'hédonisme
La visite de Benoit XVI au Brésil nous inspire quelques réflexions. Il y a beaucoup de pauvres au Brésil. Il y en a qui ont passé plusieurs heures dans le froid à l'attendre. Il est arrivé avec sa cour vêtue de pourpre et d'or qui n'étaient pas, nous semble-t-il, les couleurs de Ieschoua. Où est l'exemple ? Où est la continuité de l'Enseignement ? Pour que le corps soit bien portant, il faut prendre soin de l'Âme d'abord. Et que dire de la canonisation des saints ? Etait-ce une pratique du Maître ? Non, point. Qui se prend pour Dieu sur terre ?
Au Brésil, Benoît XVI prêche la résistance à l'hédonisme
durant une messe à Sao Paulo

Le pape Benoît XVI arrive pour célébrer une messe à Sao Paulo le 11 mai 2007
Le pape Benoît XVI a prêché vendredi au Brésil la résistance à "l'hédonisme" des sociétés modernes durant la messe de canonisation d'un religieux célébrée à Sao Paulo, la capitale économique du pays, qui a rassemblé des centaines de milliers de fidèles.
Le pape a appelé les catholiques à "dire non aux médias qui tournent en ridicule la sainteté du mariage et la virginité avant le mariage", et à cultiver "des vies limpides et claires".
Quelques centaines de milliers de fidèles ont assisté à la messe de canonisation du premier saint brésilien, le religieux franciscain Antonio de Sant'Anna Galvao, dont la vie et le ministère se sont déroulés, entre 18e et 19e siècle, dans la région de Sao Paulo.
Des milliers de personnes, enveloppées dans des couvertures et des manteaux pour se protéger du froid, avaient passé la nuit sur le Champ de Mars, une immense esplanade aménagée pour la célébration au coeur de la mégapole brésilienne.
"Grâce à Dieu, je peux voir le pape. Je suis venue lundi de Sergipe (nord-est) avec mes trois enfants de 16, 13 et 10 ans et nous sommes sur le Champ de Mars depuis 11H00 du soir", raconte Mara Clara Machado Dotti, une mère au foyer de 44 ans.

Des pèlerins venus de toute l'Amérique du Sud pour assister à la messe célébrée par Benoît XVI le 11 mai 2007 à Sao Paulo
La célébration s'est déroulée selon le rite classique des canonisations en usage au Vatican, et les chants religieux aux sonorités brésiliennes étaient réduits à la portion congrue.
Du temps du pape Jean Paul II, les célébrations qu'il présidait lors de ses voyages étaient fréquemment émaillées de danses et de chants inspirés des cultures autochtones. Mais Benoît XVI a déjà annoncé sa volonté de mettre fin à ce qu'il considère comme des "abus" et rendre ainsi à la liturgie son "caractère sacré".
Le pape a exalté la vie du nouveau saint catholique, le religieux franciscain Antonio de Sant'Anna Galvao (1739-1822), "conseiller réputé, pacificateur des âmes et des familles, dispensateur de la charité spécialement envers les pauvres et les infirmes".
Il a rappelé la devise adoptée par frère Galvao pour sa consécration religieuse: "plutôt me retirer la vie avant que je n'offense ton fils bénit (le Christ), Seigneur!". "Comme ces mots sont actuels pour nous qui vivons une époque pleine d'hédonisme", s'est exclamé Benoît XVI.
La veille, durant une rencontre avec des jeunes, il avait déjà insisté sur la nécessité pour les catholiques de respecter la chasteté et le mariage et d'adopter un comportement exemplaire dans leur vie privée et publique.
Depuis son arrivée au Brésil mercredi, les questions morales ont occupé une grande part des interventions de Benoît XVI. Il a notamment condamné avec vigueur l'avortement alors que certains pays d'Amérique latine viennent de le légaliser ou discutent l'opportunité de le faire.
Vendredi, un caricaturiste du grand journal de centre-gauche Folha de Sao Paulo a traduit l'état d'esprit entourant ce premier voyage accompli par Benoît XVI en Amérique latine, en le présentant la mine sombre et brandissant un énorme marteau en guise de crosse, avec la mention "Pape ligne dure".
Le souverain pontife est venu au Brésil présider l'ouverture de la conférence générale des évêques d'Amérique latine qui se tient dimanche à Aparecida, un sanctuaire marial proche de Sao Paulo.
Avant de gagner Aparecida vendredi soir en hélicoptère, il doit dicter dans l'après-midi aux évêques du Brésil réunis dans la cathédrale de Sao Paulo ses orientations pour l'Eglise catholique brésilienne, la plus importante dans le monde, confrontée à la concurrence des sectes protestantes et à la progression du "matérialisme".
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt