Les réseaux du Vatican - 1ère partie

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Puisque le monarque vaticanesque cautionne et approuve l'idée que seule l'Eglise Catholique Romaine possède la vérité du christianisme, nous allons commencer par poser quelques articles qui prouvent combien elle suit la Voie du Seigneur. Cela pourrait s'intituler mafia, taupes et barbouzeries aux Vatican. Il y a trois parties. Nous reviendons ensuite sur le Christianisme Vaticanique...

 

Les réseaux du Vatican

 

1ère partie

 

Tout homme qui réfléchit à l’évolution de l’univers ou sa propre destinée est engagée, devrait comprendre qu’il est pris dans une lutte gigantesque, planétaire, ou le vainqueur sera ou bien les maîtres du profit réglé par l’ordre ou le désordre établi, ou bien les chefs des esclaves révoltés pour arracher et rétablir par leur dignité d’hommes que le besoin contraint de travailler mais libre de fixer par leur libre consentement les justes conditions de leur travail. Ces propos que l’on attribuerait volontiers à un disciple de Marx ont été écrit en réalité en 1972 par une espèce d’ecclésiastique en voie de disparition. Auteur de la préface du Secret des guerres ou la genèse de l’agression, un ouvrage d’Albert Norden, historien communiste de l’ex R.D.A., l’abbé Jean Boulier, ancien professeur à la faculté catholique de droit de Paris, était un religieux catholique qui s’interrogeait sur une hypothétique filiation entre le message originel de l’Evangile et les doctrines d’émancipation populaire. Dépeignant sans complaisance les horreurs du rêve américain et le marché aux esclaves de l’Europe de la liberté, paraphrasant Jean Jaurès qui clamait que le capitalisme porte la guerre en nuées, il identifiait la culpabilité systématique du grand capital derrière tous les conflits d’un siècle hanté par les guerres et quelques uns des pires génocides de l’histoire de l’homme. Jean Boulier avait été formé à l’école des jésuites, un ordre partisan de la théologie de la libération que ses détracteurs accusaient de relayer la subversion marxiste au sein de l’église. Ses adversaires conservateurs ne reculèrent devant aucunes compromissions pour s’emparer du gouvernement de l’église, aussi malsaines fussent elles, reprenant l’avantage et terrassant la dissidence.

L’organisation internationale catholique responsable de ce retour de l’ordre moral s’appelle l’Opus Deï, devenu un instrument de contrôle des églises locales au service du pouvoir temporel du Vatican. Un destin qui n’est pas sans rappeler celui d’une autre secte qui régna par la terreur religieuse sur l’Espagne du XVIeme siècle, avant d’imposer son fanatisme dans l’église universelle : l’inquisition. L’abbé Jean Boulier écrivait, qui ne comprend le passé ne peut saisir le présent. Nous sommes tentés d’y ajouter les fameux mots de Voltaire, plus l’homme sera éclairé plus il sera libre, en espérant qu’un jour l’être humain se réveille et parvienne, définitivement, à écraser l’infâme.

Nous vivons une époque où un déluge d’informations ne génère paradoxalement qu’une ignorance et un obscurantisme croissant, soigneusement entretenus par des médias sous contrôle. De plus en plus de citoyens quand ils ne cultivent pas une indifférence satisfaite s’adonnent à un ésotérisme de pacotille, aux tables qui tournent et à la lecture de Voici. Le combat commencé il y a plus de deux siècles entre ceux qui ne reconnaissent que la propriété comme premier droit des hommes contre ceux qui y privilégie le droit à l’existence prend à l’aube du troisième millénaire une configuration inquiétante, le clergé retrouvant peu à peu auprès du grand capital le rôle de bras séculier qu’il avait du temps de la monarchie.

Une situation qui n’est pas le fruit d’une évolution logique et saine de nos société contemporaines, mais bel et bien une vaste campagne de désinformation, coups tordus et autres opérations spéciales orchestrés autant par le Vatican, l’Opus Deï, Communion et libération que par les services secrets occidentaux sous l’égide de la CIA, ainsi que leur double obscur : la Mafia (terme désignant autant le syndicat américain que Cosa Nostra sicilienne).

L’un des plus illustres parrains de Chicago, Sam Giancana, chef incontesté jusqu’en 1975 et auxiliaire de la CIA, qui fut tout de même reçu en audience privée par le pape Paul VI en 1968, révélait que les prêtres lui rappelaient le quartier comme il était autrefois. Dans le personnel du diocèse, il y a des gars de Chicago qui d’après Strich (cardinal de cette mégapole) vont arriver au sommet... jusqu’au Vatican. Strich est ambitieux. Et l’église est comme tous les autres trafics politiques. Il y a un racket derrière chaque autel quand c’est un type comme Strich qui mène la danse, ou comme il dit qui fait l’oeuvre de Dieu. Sam Giancana qui fut l’un des instigateurs de la débâcle de la baie des cochons et vraisemblablement celui du meurtre de John et Bobby Kennedy, ainsi que de Marylin Monroe (quoi qu’en dise la légende) utilisait des prêtres catholiques pour ses transferts de fonds internationaux dans une énorme affaire de blanchissement d’argent qui fournissait des liquidités au Vatican. L’un des gars de Chicago au sein du personnel du diocèse auquel le parrain faisait allusion n’était autre que Paul Marcinkus, originaire de Cicero dans la banlieue de la ville, ancien fief du légendaire al Capone.

En 1952, sur recommandation de Strich et du cardinal Spellman, Marcinkus obtient un poste au Vatican, suivant ses études à l’ENA du saint siège, l’académie pontificale. Il fera un stage à la Continental Illinois Bank en 1959, après avoir été nonce apostolique en Bolivie et au Canada, pour revenir à Rome un peu plus puissant. C’est l’époque où Castro, après avoir été aidé par les américains passe dans le camps soviétique. L’Amérique latine est à deux doigts de basculer dans la révolution, les curés de base évangélisant les loubards ou prenant le maquis, comme en Colombie, contre les impérialistes yankees. Le concile Vatican II parle d’ouverture ou d’oecuménisme.

Un vent de panique souffle sur Washington, la CIA assistée du SIFAR (contre espionnage militaire italien) posant des micros dans le bureau et les appartements du pape pour contrôler l’église romaine. C’est de cette manière que l’agence d’espionnage américaine parviendra à être informé de l’état de santé précaire du pape Jean XXIII, influant ainsi sur le choix du successeur élu par un conclave.

Protégé par quatre anticommunistes virulents, le cardinal Spellman, David Kennedy, le directeur de la continental Illinois bank qui deviendra secrétaire au trésor sous Nixon, John B. Connaly, gouverneur du Texas et futur ministre des finances du même Nixon, John Sheen, archevêque de Newport, ainsi que le secrétaire d’état du Vatican, Dell’acqua, Marcinkus se retrouvera chef de la sécurité du nouveau pape Paul VI. Il est nommé secrétaire général de la banque du Vatican le 6 janvier 1969.

Ses méthodes se révéleront d’emblée peu catholiques. Selon une équipe d’enquêteurs spécialistes de la Mafia américaine, Marcinkus a été mêlé à une falsification de titres et d’obligations des sociétés Pan American, Chrysler, American Telephon & Telegraph. On cite à ce propos le nom du ministre des finances de Nixon, Connaly. Une enquête interrompue à la demande du président américain qui dira : cette affaire est montée pour éliminer mes plus fidèles collaborateurs dans notre combat contre le communisme international. Marcinkus devenu secrétaire général de la banque du Vatican, c’était la première fois qu’un américain occupait un poste aussi élevé dans la hiérarchie. Au sommet de sa carrière, il allait être accusé de blanchissement d’argent dans le cadre du scandale de la banque Ambriosiano mêlant le Vatican, le syndicat américain, Cosa Nostra sicilienne aux services secrets et à une loge maçonnique dévoyée, la loge P2. Il fut aussi soupçonné d’avoir trempé dans la liquidation du pape Jean Paul Ier en 1978, après seulement vingt cinq jours de règne. Le cardinal Albino Luciani, Jean Paul Ier de son nom de scène, sera découvert mort dans son lit par une bonne soeur le matin du 28 septembre 1978. Affolée, elle appelle le chef du service de sécurité qui reste enfermé dans la chambre, seul, pendant une demi heure. Lorsqu’il en ressort pour prévenir un médecin et le secrétaire d’état, il n’y a plus un papier sur le bureau du défunt pape. Malgré cette mort suspecte, le cardinal Luciani ne souffrant pas de maladie, il ne sera ordonné aucune autopsie.

Les liaisons entre la CIA et le Saint Siège remontent à l’appel de Pie XII à la guerre sainte contre le communisme. Personne, disait le pape, ne peut être un bon catholique et en même temps un vrai socialiste . En aucun cas, le socialisme ne peut se concilier avec la confession du catholicisme. Les américains s’engagèrent à encourager cette nouvelle croisade. Un accord, dit plan X fut même signé entre le Saint Siège et le Département d’Etat.

Désignée depuis le début de la guerre froide sous le terme générique d’église du silence, diverses opérations des services secrets occidentaux furent ainsi menées sous couvert de l’église catholique. Incluant un gigantesque complot européen anticommuniste orchestré par la CIA (associée à la Mafia et à l’extrême droite) de l’immédiat après guerre aux années contemporaines qui sera révélé par Guilio Andreotti, en 1991 : le Gladio ou Glaive et les réseaux Stay behind. Aucun responsable français n’a officiellement confirmé l’existence de ces réseaux qui étaient encore très récemment implantés dans toute l’Europe. Crées par Henri Ribière, le patron socialiste du SDECE (service d’espionnage français), en liaison avec les américains au début de la guerre froide, on y trouera autant Jacques Foccart que François De Grossouvre (alias monsieur Leduc ) qui dirigera ce groupe à l’échelle nationale après avoir été chef de section pour le Lyonnais. Plus grave, le SDECE embauchera les services d’anciens responsables de la collaboration tels René Bousquet (qui fournira le fichier anticommuniste de l’occupation) ainsi que Paul Touvier qui malgré ses crimes sera protégé par une partie de la hiérarchie catholique.

Au mépris de la vérité et du sens de l’histoire, les gouvernants français qui se sont succédés ont préféré, à ce sujet, faire baigner leur peuple en pleine ignorance et confusion bêtifiante. On comprend mieux, dès lors, pourquoi ils ont pu bénéficier d’une telle impunité jusqu’à leurs morts. On a appris tout récemment que le Gladio, réactivé depuis environ un an en Europe, se consacrerait au renseignement et à la lutte contre la menace terroriste découlant de l’immigration.

Les rapports entre les différents pouvoirs temporels en Italie depuis la fin de la seconde guerre mondiale, pour qui veut comprendre l’évolution et les causes du retour de l’ordre moral, sont à cet égard significatifs. Le Vatican s’est toujours opposé au pouvoir républicain, imposant une présence quasi hégémonique à Rome depuis près de dix sept siècles. En 1870, bien que le nouveau parlement italien assure au pape un traitement annuel et l’extratèrritorialité de ses palais, ce dernier refusait de reconnaître le nouvel état, allant jusqu’à publier un document interdisant aux catholiques de participer aux élections, qu’ils soient candidats ou électeurs. Il faudra attendre 1912 pour que les catholiques italiens soient autorisés sous certaines conditions à participer à la vie politique. Benito Mussolini constitua son premier gouvernement en 1922 grâce à l’appui de ministres du parti populaire créé en 1919, le parti catholique, ainsi que sur intervention directe du pape. Pie XI puis Pie XII comprenant que le fascisme était le meilleur rempart contre le mouvement communiste international, particulièrement bien implanté en Italie, conduiront à la signature des accords de Latran qui mit un terme à la dispute état-église.

Le fascisme vaincu, les communistes furent les premiers à se doter après guerre d’une structure et d’un réseau national qui allaient leur permettre être partout et de prendre en main un pays en grande partie détruit. La base de la première république était l’antifascisme. Le pape s’apercevant que le vide laissé par le fascisme était une chance unique incita les catholiques à créer la démocratie chrétienne, victorieuse de l’union de la gauche en 1948.

Une longue ère de stagnation anticommuniste s’ensuivit, les évêques et les curés dispersés dans toute la péninsule parvenant à verrouiller la société italienne jusque dans les plus petits détails. C’est l’âge d’or de l’église catholique italienne. Les prêtres sont soutenus financièrement par le budget de l’état italien, tandis que le Vatican ne paie pas d’impôts sur ses biens innombrables qu’il possède en dehors des murs. Ses liens privilégiés avec la démocratie chrétienne lui permettent d’intervenir même auprès des préfets de la république afin qu’ils interdisent les maillots de bain trop déshabillés sur les plages italiennes. Tout le monde se sent espionné par le Vatican lorsque l’on découvre que le SIFAR (contre espionnage militaire de la république italienne) surveille même des leaders démocrates chrétiens dans le but de ficher leurs éventuelles escapades extra conjugales. Une opération orchestrée par le cardinal Siri, un ultra de la préservation de la foi catholique et de la guerre froide. La confusion est presque totale entre le pouvoir religieux et le pouvoir temporel.

Elle mènera à l’apparition d’une contestation timide lorsque les jeunes catholiques s’aperçoivent que la réalité de la présence de l’église a peu de chose en commun avec le message de l’évangile. Des prêtres ouvriers aux différents groupe d’opposition intérieure qualifiés de catho-communistes, la contestation n’épargnera pas la hiérarchie, conduisant les plus extrémistes de ces catholiques à prendre part à la création des premiers groupes contestataires étudiants puis à la formation de groupes armés, notamment des Brigades rouges à Milan, en 1970.

De plus, l’Italie sur le plan religieux est coupée en deux. Dans le nord, la dimension idéologique reste importante et la démocratie chrétienne, ainsi que les différentes associations catholiques y sont bien implantées, assurant à leurs membres une appartenance à un milieu catholique qui prend en charge tous les aspects de la vie. Cette vision totalitaire, théocratique de la société qui offre une sécurité matérielle, psychologique, et intellectuelle assure à l’église de beaux jours.

Dans le sud, en revanche, la présence de l’église est presque de type féodal. L’église catholique, comme les autres pouvoirs, est restée clientéliste, conditionnée par l’esprit de clocher et le désir d’entretenir une religiosité traditionnelle. Le morcellement du pouvoir religieux de l’église favorisa les infiltrations de la Mafia, toujours prête à se mettre sous la protection des puissants, peu importe que leur pouvoir soit politique ou religieux, social ou économique. Le silence complice de la plupart des responsables religieux du nord comme du sud face à la corruption généralisée au sein même de la démocratie chrétienne ; le parti catholique, explique pourquoi de nombreux fidèles habitués à confondre appartenance politique et obédience religieuse ont finalement rejeté l’une et l’autre.

A suivre...

Sources Confidentiel net

Posté par Adriana Evangelizt

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