Le new-age : De la race aryenne à l'invention des mondes

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Après mon commentaire, je pose un article, datant de 2001, sur le New-Age qu'il faut lire avec attention. J'aborde ce sujet aujourd'hui car certains pensent qu'au travers de mes videos, je ne fais que véhiculer la croyance new-age. Ceci démontre une certaine inculture de mes détracteurs qui font feu de tout bois par manque de compréhension ou parce qu'ils pratiquent l'amalgame très en vogue à notre époque. Vous voulez la Vérité, vous allez l'avoir.

 

Pour comprendre l'idéologie new-age, il faut déjà connaître ceux et celles qui en ont posé les fondements au travers de leurs théories. Entre autres, Blavastky (1831-1891), Annie Besant (1847-1933) et Alice Bailey (1880-1949) avec son inénarrable Shamballa. La Force qui fait les dictateurs. Je vais être radicale. Je ne puis adhérer à leur théorie puisqu'elles prônent toutes la notion de "races" notamment "aryenne" à qui elles opposent les "races dites inférieures" dont feraient partie notamment la "race" des juifs. Pour moi, il n'y a pas de "races" mais des espèces qui évoluent en fonction de leur niveau ou degré de Conscience. C'est-à-dire que la transformation de l'Humain est liée à la mise en pratique des valeurs morales. Plus tu es blanc en conscience et davantage tu évolues vers la Perfection physique. Plus tu es noir dans l'âme et davantage tu régresses physiquement jusqu'à l'extinction complète de la lignée. C'est ainsi que cela s'est passé avec Crô-Magnon ou Néanderthal. Il n'y a pas de chaînon manquant mais une aptitude ou non à se propulser dans l'Evolution. Voilà d'ailleurs pourquoi je dis, en toute lucidité, que les sionistes sont dans une Voie régressive, de par leur comportement et leur mentalité. Donc sur la Voie de l'Extinction s'ils ne redressent pas la barre. Ceux qui brisent l'Harmonie en provoquant des désordres récolteront ce qu'ils ont semé dans leur Conscience puis dans leur Génome. Point final.

 

Et je suis contre le sionisme et ses méthodes parce qu'il empêche l'Evolution des Juifs -endoctrinés à son idéologie- dans le monde futur. Et parce que je suis contre le "nationalisme", car c'est une voie de Régression alors que l'Evolution passe par la destruction de ce monde dont il ne restera plus aucun pays -tels qu'on les connait- très bientôt. Car le but du jeu sur cette planète n'est point de se cramponner à un bout de terre, contre vents et marées, puisque la Voie est d'aller vers l'Universalisme parce que, dans un avenir très lointain, il n'y aura plus qu'un seul pays immense avec UN SEUL PEUPLE. J'y reviendrai dans un autre article... et ce dont je vous parlerai n'a rien à voir avec le Nouvel Ordre Mondial qui est une "dérive" du monde Originel tel que l'ont connu nos premiers Ancêtres. Et auquel on doit retourner.

 

Pour en revenir au new-age, Blavatsky en est la première instigatrice. C'est elle qui a introduit  la notion de "races" ou aryosophie dans sa Doctrine secrète dont se sont inspirés les gourous d'Hitler : Guido List, Himmler, Wiligut, Alfred Rosenberg, Dietrich Eckart, Rudolf Hess, avec les répercussions que l'on connaît sur tous les peuples minoritaires, les homos, les délinquants, les malades mentaux, les infirmes. Ce qui fera écrire à Lanz : "Il faudrait castrer sans merci les jeunes bons à rien ou les stériliser", "Criminels, malades mentaux et porteurs de tares héréditaires doivent être exclus de la reproduction", "Intervenir dans la vie sexuelle permettra d'atteindre le royaume des cieux".

 

 Voilà où ont mené les dérives sur la "race" de Blavatsky qui disait recevoir ses informations de "Maîtres Invisibles de la Fraternité Blanche", grosse supercherie s'il en est. Supercherie qu'utilisera à son tour Alice Bailey, luciférienne auto-proclamée, qui elle aussi aurait écrit ses livres sous la dictée d'un autre entité invisible, le Tibétain Djwal Khul. Qui peut croire cela ? Alors soit, elles ont abusé de "l'herbe bleue" ou bien elles ont raconté n'importe quoi et des millions de gens les ont crues, les croient encore pour leur plus grand malheur. Car sachez bien que les "Maîtres invisibles" ou "ascensionnés", c'est de la fumisterie. Tout comme les Anges. Mais c'est de cette panoplie que se sert le new-age pour accrocher les chalands. Si quelqu'un vous dit qu'il est en relation avec un Maître ascensionné ou qu'il fait du "channeling", c'est un Mensonge. Pour la simple raison qu'aucun Être invisible d'une autre "dimension" ne peut se mettre en contact avec vous. Car ils n'existent pas. Ce n'est pas tout à fait ainsi que se passent les choses...

 

Dans les textes sacrés et la Kabbale, les rabbins ou prêtres catholiques appellent "anges" ce qui en fait sont des "énergies".  A savoir que si vous êtes disposés à recevoir, par le biais de votre Conscience situé dans votre Cerveau, ces énergies qui viennent du Cosmos, elles ouvrent en vous des "portes" qui vous donnent la Connaissance. Voilà comment cela se passe. Il n'y a ni "anges", ni "maîtres ascensionnés", ni fraternité blanche invisible, ni Avatar, ni Maitreya, tout ça c'est du pipeau ou du vent. Parce que la Vérité, elle est au fond de vous. Et elle vous est révélée par une sorte d'Alchimie qui se produit en vous. Et nulle part ailleurs. Ceci vous donne déjà une idée des mensonges du new-age et des fausses croyances qu'il véhicule avec ses anges et ses archanges. Poursuivons...

 

Alice Bailey dont les livres sont vendus à des millions d'exemplaires prônait, comme ses consoeurs avant elle, l'eugénisme, et bien que la Lucis Trust dise aujourd'hui le contraire, Bailey admirait les dictateurs qui, selon elle, avait reçu la force de Shamballa ! Je cite :

 

 "Dans le second groupe d'idéologies changeantes et de réactions aux besoins de masse, vous trouverez la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et le Portugal ; toutes ces nations ont changé leur ancienne politique, leur forme de gouvernement et ont réagi progressivement et lentement à la force de Shamballa. Elles ont, néanmoins, réagi à cette force par l'intermédiaire de certaines grandes personnalités marquantes, qui étaient particulièrement sensibles à la volonté-de-pouvoir et à la volonté-de-changement. Elles ont (pendant ces 150 dernières années) modifié le caractère de la vie nationale et mis de façon croissante l'accent sur des valeurs humaines plus larges. Les hommes qui inspirèrent et commencèrent la révolution française ; le grand conquérant, Napoléon ; Bismarck, le créateur d'une nation ; Mussolini, qui a régénéré son peuple ; Hitler, qui a porté sur ses épaules un peuple en détresse ; Lénine, l'idéaliste, Staline et Franco sont tous des expressions de la force de Shamballa et de certaines énergies peu comprises. Ils ont opéré des changements significatifs à leur époque et pour leur génération ; ils ont modifié la face de l'Europe et, par contrecoup, affecté l'Asie ainsi que les attitudes conditionnant la vie et la ligne de conduite politique en Amérique." Extériorisation de la hiérarchie (1957)

 

Je crois que ces quelques lignes se passent de commentaires. Mais quand même si Bailey était vivante, je lui demanderais de m'expliquer quelles sont ces "énergies peu comprises", selon son expression, dont auraient été investis tous ces dictateurs, par la "force de Shamballa" ? J'aurai bien aimé aussi qu'elle soit tzigane ou juive en Pologne lors de l'invasion nazie. Elle aurait sans doute dit merci à Shamballa. Comme les Chinois ou les Américains dont elle déclame très clairement que grâce à Shamballa, ils vivent heureux dans des pays autoritaires. 

  

Le problème du new-age, c'est qu'il a été fondé par des gens dont la vision raciste est le fondement de leur théorie et de leur vision pour un monde nouveau. Ils ont faussé l'Histoire de l'Humanité et, par manque de Connaissance, ils l'ont façonné selon leur propre conception. Malheureusement, ce qu'ils ont dénaturé dans le terrestre, ils l'ont aussi accompli avec le Céleste ou le Cosmique dont ils ignorent totalement la Loi.  Lorsque vous lisez attentivement ce qu'ils font croire aux gens naïfs, avec des mots inventés de toutes pièces, Shamballa, Avatar, Maitreya, maitres ascensionnés, Logo planétaire, les 7 rayons, on en passe et des meilleures...  voir ICI. J'appelle cela de l'invention pure et simple, de la fantasmagorie jaillie de cerveaux sans doute sous "substances" car le trois-quart des new-agers très en vue sont tous des accros de substances hallucinogènes ou d'ayahuasca.  Des ex-babacools pour la plupart.

 

Lisez ce charabia :

 

Shamballa peut être défini comme un vaste point focal d’énergies, assemblées et réunies par le Logos planétaire, afin de créer une manifestation conforme à Son intention en développement et à Son service planétaire.

 

On noit les gens dans un verbiage qui n'a aucune signification dans l'Absolu. On leur fait miroiter qu'ils seront "ascensionnés", c'est-à-dire qu'ON viendra les chercher au moment où la planète changera de configuration, mais ce qu'il ne faut pas perdre de vue, c'est que le new-age est une "affaire qui marche". Ca rapporte gros. Y compris aux "coaches" qui enseignent ces fables.

 

Pour finir, le new-age est un des bras du Nouvel ordre mondial qui serait fasciste s'il venait à voir le jour. Il entend remplacer toutes les religions existantes pour créer la sienne. Et sous prétexte de bons sentiments, il fait le jeu "des hommes derrière le rideau" dont le but ultime est de mettre l'Humanité en esclavage. Mais des millions de naïfs croient bêtement qu'ils vont toucher le nirvana.

 

 

 

 

Le New-Age : Un « nouveau monde » cybersacré

 

 

 

 par Marie-Jeanne Ferreux

 

 

Pendant les années 1960, période de contre-culture, les Etats-Unis voient surgir une multiplicité de nouveaux mouvements religieux. Le New-Age apparaît dans un contexte historique, celui de la guerre du Viêt Nam, du racisme, de la violence, et où va prévaloir, en contrepoint, l’idée de « reconstruire » un autre monde. Le progrès scientifique devrait pouvoir, alors, être utilisé à bon escient. Dans cet objectif, la cybernétique, la systémique, auxquelles s’adjoignent les nouvelles psychothérapies, instaurent la communication comme « Valeur », une valeur de changement, d’espérance, où se mêleraient à la fois le développement personnel et la création d’un monde global, alternatif, harmonieux. Cet état d’esprit holistique, associé à la volonté de créer un monde différent, formera les bases propices au développement des pratiques et des idéologies du New-Age, dont le lieu d’origine est la Californie, en particulier le centre d’Esalen. En Europe on assiste, dans les années 1960-1970, à ce que E. Morin appelle une « californisation » : « Voici que font irruption en France des thèmes et des vecteurs venus de Californie. Là-bas, avait jailli une sorte de révolution culturelle juvénile portant en elle une revendication à la fois libertaire et communautaire, existentielle et sociale... Là-bas, un néo-naturisme prenait forme cosmique, religieuse, puis soudain se cristallisait en conscience écologique1. »

 

La situation anomique dans laquelle se trouve une partie de la jeunesse européenne n’est pas sans rappeler celle des jeunes Californiens avec, notamment, une critique et un rejet des valeurs de la société dominante2. L’apogée de cette contestation serait portée par les acteurs de Mai 68 :

 

« Ces militants ont invalidé le concept d’utopie, et démasqué une idéologie corrompue, peu importe s’il faut voir dans leur action une simple révolte ou une révolution manquée, de toute façon, elle marque un tournant. En proclamant la contestation permanente, la formation permanente, le Grand Refus, ils ont dénoncé l’empreinte de la répression sociale jusque dans les expressions les plus sublimes de la culture traditionnelle, jusque dans les plus spectaculaires réalisations du progrès technique...3 »

 

De ce Grand Refus naît une contre-culture qui s’accompagne d’une volonté de changement, de transformation de la société, et c’est là que le mouvement New-Age retiendra l’attention. Il propose des moyens et des méthodes pour accélérer ce changement. Dans cette « ambiance de qualitatif », le New-Age favorise l’émergence d’une société dite « alternative et holistique » associée à un retour à la nature et à des valeurs de liberté, d’égalité, de démocratie dont les slogans sont : « Ici et maintenant » (devise d’Esalen), « Bien dans son corps bien dans sa tête », « Changer les consciences pour changer le monde ».

 

Le mouvement s’élargit progressivement pour plusieurs raisons. D’abord il s’agit d’un mouvement diffus, multiple, dont le discours peut être lu à différents niveaux. Aussi, dans le New-Age, on parle souvent de « nouvelles consciences », mais cela peut être interprété de façon différente : « nouvelle conscience de soi, de son corps », « nouvelle conscience religieuse, spirituelle », « nouvelle conscience planétaire, écologique », « nouvelle conscience politique, éducative, etc. » L’idéologie n’est pas unique et précise mais plurielle et diffuse.

 

L’individu, par divers chemins, s’y associe et deviendra, éventuellement, sans avoir à adhérer ou à obéir, par la souplesse de jeu qui demeure aménagé, le relais plus efficace d’une idéologie mobile explicite et ambiguë. Le passage d’un niveau de conscience à un autre peut s’effectuer au cours de conférences, de lectures, de stages. Progressivement la croyance initiale en « l’ère du Verseau » se transforme en une idéologie qui n’est pas si éloignée du discours politique habituel.

L’idéologie New-Age

L’objectif est simple : « Se transformer soi-même pour transformer le monde. » Le discours a une visée politique et devient idéologique, c’est-à-dire un discours de légitimation qui fait appel à un fondement tenu pour incontestable et hors de portée de vérification4 (Dieu, loi cosmique, nécessité historique.)

 

La croyance idéologique doit, pour être efficace, exprimer les perceptions, les constructions du monde, les attentes et les espérances d’un groupe. Le New-Age répond aux critères qui définissent l’idéologie. Cela signifie qu’il utilise les mêmes stratégies que toutes les idéologies et que son fonctionnement ne différerait pas de l’idéologie dominante tant critiquée. Nous voyons là aussi que le New-Age joue le jeu de la modernité et qu’il n’est pas en rupture avec elle ni dans ses pratiques ni dans ses « stratégies idéologiques ». Mais qu’en est-il du contenu lui-même ? La stratégie idéologique du New-Age est de montrer que rien ne va plus et que lui seul possède la solution à cette situation. L’idée centrale est évoquée par M. Ferguson :

 

 « Ce n’est que par un nouvel état d’esprit que l’humanité peut se régénérer, et notre capacité pour un tel changement est naturelle5. »

 

Cette transformation doit se faire chez le plus de personnes possible afin qu’elles agissent par « contagions » et aident les autres à évoluer. Il s’agit bien de faire changer le monde à partir de soi, de partir de son énergie pour « toucher le monde extérieur ». La question qui se pose est la suivante : un changement chez quelques individus peut-il modifier l’ensemble d’un groupe ?

 

Les expérimentations en psychologie sociale montrent qu’en principe (mis à part les grands chefs charismatiques), la majorité, la masse dominante influencent le comportement des individus qui tendent à s’aligner sur le groupe (même si celui-ci a tort). Il existe une pression vers l’uniformité nécessaire à la cohésion. Pourtant les idéologies minoritaires (religieuses, révolutionnaires, utopiques...) aiment croire et faire croire qu’un changement reste possible. Le « sens commun » partage ce point de vue, c’est-à-dire qu’un changement global doit provenir d’abord de l’individu. Cela s’entend à travers des expressions comme : « Tant que chacun ne sera pas... propre, poli, respectueux, honnête... » ou « Il faut que chacun y mette du sien. » On part de l’individu pour influencer le collectif. D’ailleurs, le New-Age propose des programmes dans les domaines de la politique, de l’éducation, de l’économie, de la santé. Par exemple, la politique est déterminée par une vision du monde holistique en harmonie avec la nature, la transformation intérieure des individus serait une réforme essentielle en garantissant le succès.

 

Le terme qui revient sans cesse est celui de « consensus ». Le changement doit émaner d’un consensus et/ou être inspiré par les dirigeants, le gouvernement doit être un consensus d’individus. On retrouve une forme d’imaginaire, peut-être collective, ou du moins reflétant l’opinion publique, qui consiste à croire que l’on peut faire une bonne société à partir de bonnes valeurs. Implicitement cette croyance signifie : « Si tout le monde était honnête, gentil.... le monde serait beau. » Or, les questions qui se posent sont : peut-on faire une bonne société à partir de valeurs consensuelles ? En quoi des valeurs régulent, organisent une société ? Que se passerait-il, si, comme le veut le New-Age, la transformation de la société se faisait autour de valeurs consensuelles ?

Ses pratiques

On peut, de façon idéal-typique, dégager trois domaines majeurs :

 

Les nouvelles techniques de développement personnel (gestalt, jeux de rôle, systémique, training mental, rebirth, mais aussi expression corporelle, relaxation, sophrologie, etc.) dont l’objectif est une meilleure connaissance de soi pour un mieux être, un changement personnel et une meilleure efficacité (professionnelle, affective, relationnelle, familiale).

 

Un ésotérisme occidental et oriental. Le New-Age puise dans un véritable univers symbolique (sagesse antique, druide, cathare) et propose des pratiques anciennes réactualisées (astrologie, numérologie, voyance, yi king, zen, tarot, méditation, magnétisme, etc.) et de nouvelles pratiques (channeling, dialogue avec l’ange, transcommunication, régression dans les vies antérieures). L’objectif est toujours le développement de soi, le changement de conscience et un usage individuel du « sacré ».

 

Un intérêt effectif est exprimé pour tout ce qui est le retour à la nature, les produits biologiques, la diététique, la médecine douce, la gymnastique, le yoga, le massage, la musique New-Age. Il s’agit de maintenir en bonne santé notre corps tout comme d’assurer le devenir de la planète. Ces pratiques New-Age ne concerneraient pas seulement une population spécifique, mais, en tendance, tout un chacun, car les moyens de communication exploitent quotidiennement les thèmes ci-dessus et les banalisent.

L’enquête

L’analyse du « communautaire » vers le « sociétaire », l’analyse de l’organisation des pratiques culturelles et des échanges sociaux en dehors des institutions, l’analyse au quotidien des nouvelles formes de mythologie ou de ritualité nécessitent des outils que j’appelle « socio-anthropologiques ». Pour Pierre Bouvier : « Le socio-anthropologique s’essaie à cette position, entre le Soi et l’altérité, le sociétal, le symbolique, le particulier, le doute6. »

 

Dans cette perspective socio-anthropologique, l’enquête repose à la fois sur :

 

1) Des analyses de contenus d’ouvrages, de brochures, d’émissions télévisuelles, radiophoniques, des conférences, forums, salons, etc.

 

2) Des entretiens, des discussions, des observations participantes de groupes New-Age pratiquant le channeling, le dédoublement astral, la régression dans les vies antérieures, la rencontre avec l’ange, la médecine naturelle, la sophrologie.

 

3) Des comparaisons avec d’autres mouvements non New-Age, comme le cercle spirite Allan Kardec, les théosophes, les anthroposophes, les Rose-Croix, les Témoins de Jéhovah, le Mouvement Œcuménique chrétien (où j’ai effectué des observations participantes durant un an). Cela m’a permis de percevoir les différences et ainsi de mieux cerner et comprendre la dimension « imaginale », « globale » du New-Age par rapport à ces mouvements plus stéréotypés, secrets, ou religieux, s’intégrant de façon moins significative dans la modernité7.

Le cybersacré

Le New-Age est très présent sur le web. Ce mot-clé renvoie rapidement à des annuaires de sites : Isis, carrefour de l’ésotérisme, ABC du New-Age. Ces différents sites utilisent des modes de construction classique avec des rubriques : nouveautés, forum, agenda, magazine, dossiers, livres, annonces, boutique. On y retrouve l’idéologie et de nombreuses pratiques définies ci-dessus. Le New-Age s’y présente comme un style de vie alliant les médecines naturelles, les nouvelles psychothérapies, la relaxation, la musique, la diététique, la gymnastique douce. Le sacré  n’est qu’une partie de ce mode de vie, un moyen parmi d’autres de transformations individuelle et collective. Se limiter à une approche essentiellement religieuse du New-Age ne rend pas compte de la pluralité du mouvement. Cependant, dans l’esprit de cet article, nous allons donner un exemple précis de ce cybersacré.

 

La publicité, le cinéma s’angélisent : on retrouve des symboles liés au ciel, à la couleur bleue, à l’ascension Et parmi des pratiques comme le channeling, le pouvoir des cristaux, la régression dans les vies antérieures, l’astrologie, la numérologie, on peut analyser celle des « Anges Gardiens ». Pour bien comprendre et mettre en valeur cette utilisation du cybersacré, nous allons de façon idéal-typique comparer cette quête des « anges » avec ou sans l’utilisation de l’Internet.

 

Sans accès à l’Internet. X a entendu parler des anges gardiens. Il a l’intuition que son ange le protège, il veut en savoir plus sur le sujet. Habitant la campagne, il se rend dans la ville la plus proche et achète un ouvrage sur les anges gardiens8. Il apprend que d’autres personnes y croient et que certaines entrent en contact avec leur ange gardien. Il aimerait en savoir plus. Il retourne en ville, achète différentes revues New-Age et, effectivement, trouve des lieux de stages, sur « la rencontre des anges gardiens ». Le stage demande un investissement personnel et financier : se rendre dans un lieu inconnu et lointain, travailler avec des personnes que l’on ne connait pas et on est pas sûr du résultat.

 

Avec l’accès à l’Internet. Il écrit « anges gardiens », clique et visualise une multiplicité de sites. On peut les imprimer et acquérir rapidement les informations recherchées. Par exemple, il apprend qu’à chaque signe zodiacal correspondent six anges, il peut les connaître grâce à des logiciels vendus en ligne. Les anges sont bénéfiques, ils veulent nous aider à préparer l’ère du Verseau en plus, leur rendre visite sur le web leur fait plaisir ! Surtout l’avantage c’est, ici, l’anonymat. La toile permet des premiers contacts, des échanges, une mise en confiance et peut-être après, une continuité dans des ateliers, des stage.

 

Nous allons nous contenter de décrire un seul de ces sites intitulé : « La voie des anges »9. Sur la première page avec un fond bleu étoilé est écrit : « Bienvenue sur ce site dédié aux anges et aux guides des mondes invisibles. » Le site se divise en plusieurs rubriques, les deux premières sont :

 

- « Les anges sont parmi nous »

 

- « Les anges dans l’histoire ».

 

Leur contenu est semblable. Il s’agit de montrer que dans toutes les religions qu’elles soient chrétiennes, islamistes, hindouiste, croire aux anges est établi. Le discours New-Age se veut non religieux, non dogmatique, il est assez critique face aux religions instituées. Pourtant, il n’hésite pas à utiliser des écrits bibliques lorsque cela se révèle efficace. Pourquoi ces contradictions ? Ce discours historique sur la présence des anges dans les différentes religions est un moyen de légitimation puissant qui fait appel à des référents connus, chargés symboliquement. Cela produit un effet de « halo », c’est-à-dire une confusion amenant l’individu à croire plus facilement au reste des rubriques.

 

La troisième rubrique est intitulée : « Les anges aujourd’hui ».

 

Après avoir légitimé l’existence des anges dans l’histoire religieuse, ce site propose un message produit par channeling (inspiration). Ce message est très optimiste : les anges se proposent d’aider, de soutenir, de soulager, de guérir. Je cite : « Face aux événements qui arrivent, les hommes auront besoin de nos secours. » C’est signé Hahahel, Beni Elohim, hiérarchie des anges de Mercure.

 

D’emblée, il est intéressant de souligner l’utilisation de moyens « paranormaux » pour rendre compte de l’idéologie du New-Age, à savoir la  critique de la société contemporaine et la création d’un monde meilleur. L’originalité est l’attente d’une intervention extérieure pour produire ce changement. Comment interpréter sociologiquement cette aide de l’au-delà, manque de liens sociaux, désespoir, régression ou au contraire amusement ? Recherche de nouvelles sensations « channeling » ? Individualisme ? En plus du signe astrologique nous devrions consulter nos anges gardiens.

 

La quatrième rubrique : « Les anges de la Kabbale »

 

Il s’agit d’une classification ésotérique de 72 anges suivant leur ordre hiérarchique. Exemple : n°1 les Hayoth, n°2 les Ofanim, n°3 les Erelim. Cela est très complexe, et n’a de sens que pour les personnes initiées à la Kabbale, public limité, alors pourquoi mettre cette classification ardue en ligne ? Là aussi, il s’agit d’un moyen de légitimation puissant, un discours ésotérique que l’on ne peut remettre en cause, écrit à partir de connaissances que d’autres n’ont pas. Cela produit un effet de rigueur, de sérieux.

 

La dernière rubrique s’intitule : « Rencontre avec les anges ». Il s’agit d’un rituel individuel, « gratuit » que l’on peut faire tranquillement chez soi. Description : rituels et outils d’invocation et de contact

 

Allumez une bougie colorée (voir « Boutique des anges ») en choisissant la couleur correspondant à l’ange invoqué (voir fiche).

 

Placez devant vous le pentacle de l’ange invoqué (voir « Boutique des anges »).

 

Visualisez la couleur associée … prononcez trois fois le nom de l’archange…

 

Utilisez l’encens correspondant à l’ange invoqué (voir « Boutique des anges »).

 

Utilisez l’huile angélique correspondant à l’ange (voir « Boutique des anges »).

 

Mettez-vous en harmonie avec les deux planètes correspondant à l’ange en les nommant à voix haute.

 

Exprimez votre demande à voix haute.

 

J’ai simplifié le rituel, mais il est à noter qu’à chaque numéro correspond à un renvoi vers la « Boutique des anges ». On peut donc acheter tout le matériel en ligne.

 

Comment sociologiquement interpréter ce rituel de magie blanche en ligne ?

 

On peut être surpris qu’un rituel ésotérique soit divulgué sur Internet et qu’un groupe, ou une communauté, ne garde pas ces connaissances qu’elle pourrait exploiter ou réserver à des initiés. D’abord ce site, comme la plupart des sites New-Age, montre bien le passage de valeurs et de pratiques New-Age dans la société contemporaine à travers des productions individuelles. Dans l’idéologie New-Age les connaissances ésotériques, et autres pratiques, doivent être données à tous. Il doit exister une égalité des savoirs, des compétences pour que chacun puisse préparer l’âge d’or. Ainsi, les théories et les pratiques sont simplifiées et réadaptées aux logiques de la société contemporaine. Elles deviennent faciles d’accès. Elles ne demandent aucune connaissance préalable et promettent la réussite, le bien-être et la spiritualité.

 

Ce passage d’une connaissance ésotérique réservée à une élite vers une uniformalisation produit, ici, une transparence « totale ». Sous prétexte que rien ne doit rester secret, on peut parfois constater une absence d’inhibition. Des individus livrent facilement leur vie privée. Alors que, dans des sociétés justement dites secrètes, comme la franc-maçonnerie, la vie privée reste, elle aussi, secrète10. L’internaute peut par la suite envisager de faire un stage. L’animateur du séminaire, Jacques S., se présente comme un sophrologue et un relaxologue. La sophrologie qui est issue du milieu médical et dont l’objectif est l’épanouissement, la connaissance de soi » est réinvestie dans des expériences nouvelles. Dans ce stage, l’animateur propose un contact avec « l’ange tutélaire de naissance ». Il utilise des techniques sophrologiques pour des objectifs qui ne sont pas ceux de la sophrologie, telle que la définit Caycédo11. Se présenter comme sophrologue est un moyen de légitimation non négligeable car, dans les représentations sociales, ce titre est parfois assimilé au médical, à la science symbolisant la rigueur, la méthode, la vérité. La juxtaposition de deux savoirs, l’un relevant du « scientifique » et l’autre du « paranormal » est classique dans le New-Age.

 

Face à ces stagiaires, l’animateur s’exprime à la fois au nom de la Science, et à partir de ses expériences personnelles, de ses « dons ». Compétences difficiles à remettre en cause dont il peut accentuer l’un ou l’autre aspect suivant l’attente, les motivations et les résultats de ses stagiaires.

L’Internet et le New-Age partagent la même idéologie

Ainsi l’internaute, par l’intermédiaire du cybersacré, a la possibilité de télécharger des informations (résumés d’ouvrages), des galeries d’images, des messages des anges, un rituel, de la musique, de participer à des groupes de discussions, d’acheter en ligne des logiciels, des bougies, de connaître des lieux de stages, de conférences. En quelques minutes il est saturé d’informations. La toile est un moyen technologique qui permet d’acquérir des connaissances, de communiquer, d’acheter, qu’il s’agisse de recettes de cuisine ou d’anges gardiens, de spiritualité ; le geste est le même.

 

Le domaine du sacré, qui était considéré par R. Otto12 comme une « expérience transcendante », n’est plus séparé du monde profane mais devient une dimension que l’on croise de temps à autre en « cliquant » sans pour autant émouvoir et ne demandant pas une attitude de respect ou un rituel particulier. Cette banalisation s’accompagne sociologiquement d’un moindre investissement. L’internaute est assis, il boit son café, son seul mouvement est celui de la main tenant la souris, et, comme par magie, il est submergé d’informations visuelles (images, textes) et sonores (musique). Comment reçoit-il ces informations ? Est-ce que l’esprit critique est proportionnel à l’effort fourni ? Lors de nos premières visites sur des sites de l’Internet, n’obéissions-nous pas à des règles de savoir-vivre, de conduites de politesse acquises socialement ? Un individu produit un site, souvent techniquement bien construit, que l’on peut télécharger gratuitement (ou pour le prix d’une communication téléphonique locale). Il serait malvenu de produire un contre-don négatif.

 

Sociologiquement, on peut poser l’hypothèse que l’absence d’investissement physique ou financier, la diversité des informations, la rapidité d’exécution et le manque de connaissances techniques pourraient amoindrir l’esprit critique et donc conduire à une banalisation du « sacré » ou au pire à un déplacement de celui-ci vers les nouvelles technologies, support de la « magie » et de « l’image » ? Peut-être l’esprit critique nécessite-t-il une nouvelle forme d’apprentissage face à l’Internet du moins pour l’internaute non averti13 ?

Du cybercafé au cybersacré

Le mythe du New-Age : celui de créer une société harmonieuse est un thème récurrent mais, pour la première fois dans l’histoire, ce mythe se concrétise à travers la technologie contemporaine. La croyance dans les nouvelles technologies comme valeurs et comme moyens de salut pour l’humanité apparaît dans les années 1940-1950. Les recherches de N. Wiener14 sur la cybernétique visaient à mettre au point des machines intelligentes qui aideraient les hommes à mieux gouverner et à lutter contre l’entropie. L’idéologie d’une société transparente et unifiée va s’accentuer dans la période contre-culturelle conjointement au développement du New-Age. Dans les années 1980, pour M. Ferguson, porte-parole du New-Age : « Nous bénéficions du phénomène prévu en 1964 par Marshall Mc Luhan : l’implosion de l’information. La planète est vraiment devenue un village global.15 » En 2000, d’après J.-F. Dortier16, on estime à 250 millions le nombre d’internautes, soit 10 fois plus qu’en 1995.

 

L’échange d’informations « immatérielles » par l’Internet fait partie de la vie quotidienne : monde virtuel, dématérialisé où les échanges sont « numériques » et « lointains ». Le New-Age en profite et prolonge ses connections vers l’au-delà, et réci-proquement, l’au-delà nous répond. Jacques S. nous apprend que les anges lisent sur le web et qu’ils inspirent par « channeling » des personnes leur donnant des messages écrits, des images ou de la musique des sphères, que l’on peut télécharger. (D’ailleurs, pour les problèmes de connexions, l’animateur suggère d’appeler l’archange Gabriel, saint patron des télécommunications.)

 

Que l’au-delà se serve du net correspond sociologiquement à un élargissement des frontières sur deux niveaux, déjà inscrit dans le cadre d’un élargissement horizontal à travers l’autoroute mondiale de l’information. Mais il s’agit ici d’un déplacement vers le « haut » que l’on retrouve dans les publicités de l’Internet avec des images et des symboles « d’ascension » : vues aériennes, ciel, planète, espace, vitesse. Si l’on poursuit dans cette logique d’échange « immatériel », le monde global à construire serait non plus une communauté de « corps » mais une communauté spirituelle. Déjà le virtuel permet la rencontre des vivants et des morts à travers des cimetières et de nouveaux rituels funéraires, mais ces échanges se feraient également avec d’autres entités : des « anges », des « êtres de lumières » Le prix à payer pour réussir cette communauté d’âmes serait le sacrifice du corps. Nous n’en sommes pas là.

 

Le cybersacré profite à des individus qui à la fois diffusent l’idéologie optimiste du New-Age :

 

« Nous pouvons changer le monde » et en vendent les techniques, les pratiques, les logiciels et les ouvrages. La finalité du cybersacré New-Age se dit. Le lien social virtuel dans un monde dématérialisé n’est pas réalisable. Le lien social nécessite la rencontre des individus car l’on n’échange pas seulement des « informations » mais des regards, des comportements, des attitudes, des émotions, des contacts physiques qu’une webcam ne peut remplacer.

 

Ainsi de nouveaux liens sociaux peuvent apparaitre : X ne dispose pas de l’Internet, mais il habite près de Grenoble. Il peut se rendre au New-Age Cybercafé ouvert depuis 1996 qui propose des connections (25 francs pour 30 minutes). Les internautes sont présents autour de lui et physiquement très proches car il y a peu d’espace. Ils partagent les mêmes valeurs, le « cyberespace », il peut s’adresser à eux et simultanément surfer. Pour Philippe Breton :

 

« L’engouement pour Internet se déploie dans un climat qui apparaît véritablement comme celui d’une nouvelle religiosité.17 » Dans cette perspective, comment s’établissent les contacts dans les cybercafés ? Donnent-ils lieux à de nouveaux rituels ? Est-ce que le « néophyte » est pris en charge par des internautes confirmés ? Peut-on distinguer des modes d’adaptation, de régulation des systèmes de recon-naissance ?

 

Le New-Age et l’Internet sont liés. Ils partagent les mêmes objectifs : créer un monde inter-relié. Le premier va accentuer le passage dans le troisième millénaire dans la perspective de la réalisation d’un nouvel-âge et le second va mettre l’accent sur le développement technologique. Mais tous les deux prometteraient la création d’un monde meilleur. Sommes-nous dans le retour « des grands récits18 », des mythes et des utopies ?

 

Notes

 

1 E. Morin, Vingt ans après, Paris, Complexe, 1988, p. 155-156.

2 M. Bolle De Bal, La tentation communautaire, Bruxelles, éd. de l’Université de Bruxelles, 1985, p. 139.

3 H. Marcuse, Vers la libération, Paris, Minuit, 1969, p. 11.

4 P. Ansart, Les idéologies politiques, Paris, PUF, 1974.

5 M. Ferguson, Les enfants du Verseau, Paris, Calmann-Lévy, 1981, p. 35.

6 P. Bouvier, La socio-anthropologie, Paris, Armand Colin, 2000, p. 59.

7 M.-J. Ferreux,  Le New-Age, ritualités et mythologies contemporaines, Paris, L’Harmattan, 2001.

8 Par exemple, le dernier ouvrage de P. Coehlo, Le Démon et mademoiselle Prym, Paris, Anne Carrière, 2000.

9 http://anges.free.fr/anges0.html.

10 A ce propos, G. Simmel écrit : «  La société secrète ne fait rien de secret, c’est l’ensemble de ses membres qui est  lui-même un secret. » in Secret et sociétés secrètes, Strasbourg, Circé, 1991, p. 92.

11 J.-P. Hubert, R. Abrezol, Traité de sophrologie, Paris, Courrier du Livre, t. 2, 1990.

12 R. Otto, Le sacré, Paris, Payot, 1995, p. 22-44.

13 Les sites liés à la spiritualité sont innombrables. Techniquement bien construits, ils ont su rapidement s’adapter et profiter de ce nouvel outil qu’est le web. Outre le New-Age, il serait intéressant d’analyser  la visibilité des nouveaux mouvements religieux et montrer comment ils savent mettre l’internaute en confiance (« Vous êtes le 700e visiteur. »), comment ils utilisent plusieurs sites et différents moteurs de recherche et attendent parfois plusieurs  échanges avant de révéler leur identité.

14 N. Wiener, Cybernétique et société, Paris, Deux Rives, 1952, p. 134.

15 M. Ferguson, op. cit., p. 28.

16 J.-F. Dortier, « Vers une intelligence collective ? », Sciences Humaines, hors-série n° 32, mars-avril-mai 2001, p. 24.

17 Ph. Breton, Le culte de l’Internet, Paris, La Découverte, 2000, p. 6.

18 J.-F. Lyotard, La condition postmoderne, Paris, Minuit, 1994.

 

Sources : Socio-Anthropologie

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

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yasmine 24/08/2010 23:44



Il est bien vrai que le philosophie "New Age" a été, est et reste un des principaux vecteurs de propagation "babacool" de la consommation de drogue dans tout l'occident & également dans le
monde par son rayonnement médiatique !!!


Et Contrairement à ce que propage cette "néo-culture" médiatico-culturelle occidentale l'addiction aux drogues diverses (herbes, extasy, héroine, cocaine, crack etc ...) n'élève en rien  le
niveau de conscience de ses consommateurs.


Bien au contraire, la consommation de narcotique réduit finalement ces adeptes au dernier degré de la conscience humaine et même dans les pires cas de l'animalité !!!


En ce sens, la mollesse, l'infantilisme, l'absence de rigueur et d'authenticité des sources spirituelles de la philosophie New age et également donc de ses leaders a largement contribué a
corrompre et dévoyé la jeunesse occidentale et internationale et à la conduire sur une voie de garage et de décadence ou dégénérescence babacool  comme dirait nos médias !


Bien sûr, la CIA et d'autres agences de sécurité US et occidentale se firent un plaisir (et continue par ailleurs de la faire) d'offrir à cette jeunesse initialement opposée à la guerre du
Vietnam toute la drogue nécessaire pour la rendre inoffensive et l'enfermer dans ses rêves devenus cauchemar !!!


Le point de vue d'adriana mérite donc que l'on s'y arrête .