Grenades lacrymos de Ben Ali : le gouvernement français a menti + videos

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 Et là, le gros mensonge encore... décidément, nous vivons dans un monde de menteurs invétérés. Mentir est devenu la norme. Au lieu de reconnaître leurs torts, ils préfèrent se faire passer pour ce qu'ils ne sont pas. Comment, voulez-vous, après cela, leur faire confiance. C'est terminé. Nous quittons la ronde du bal des hypocrites. Si nous voulons la vérité, nous irons la chercher ailleurs. Ils peuvent toujours parler, autant qu'ils nous jouent du pipeau, c'est tout ce qu'ils savent faire. Il va falloir que les peuples apprennent à vivre sans dirigeants. A quoi servent-ils ? Quelle est leur fonction ? A part mentir ? Même Alliot-Marie s'est mise au diapason ! On pourra dire que Sarkozy a fait plonger quelques âmes. Les diables pour qui il travaillent doivent se frotter les mains.

 

 

 

Grenades lacrymos de Ben Ali :

 

le gouvernement français a menti

 

 

 

Le gouvernement français savait que des grenades lacrymogènes étaient en partance pour la Tunisie. L'affaire, racontée par Rue89, n'en finit pas de susciter des remous.

 

Alors que Michèle Alliot-Marie et François Fillon ont assuré que la France ignorait que la Tunisie était livrée en gaz lacrymogène par une entreprise française entre les mois de décembre et janvier, la société chargée de l'exportation de ce produit a déclaré le contraire et confirmé que le régime de Ben Ali avait bien passé commande au plus fort des émeutes :

 

 « Sofexi a reçu des autorités françaises tous les agréments nécessaires à l'exportation de grenades lacrymogènes commandées entre décembre et janvier par le ministère tunisien de l'Intérieur.

 Nous avions tous les agréments des ministères concernés. »

 

Pour pouvoir livrer ce type de matériel, les entreprises doivent recevoir au préalable une autorisation d'exportation (un formulaire AEPE, autorisation d'exportation de poudres et explosifs) délivrée par les ministères de l'Intérieur, des Finances et de la Défense. Le matériel ayant été sur le point de partir en Tunisie le 14 janvier dernier, il est désormais certain que cette autorisation a été donnée par le gouvernement.

 

Selon Le Monde, les services de MAM ont étroitement travaillé avec ceux de l'Intérieur : quatre livraisons de matériel de maintien de l'ordre auraient été acceptées par le gouvernement au courant du mois de décembre.

La fable élyséenne s'effondre

En pleine tempête depuis sa proposition de coopération policière et sécuritaire à la Tunisie,  Michèle Alliot-Marie a nié toute implication, répondant à une question du député socialiste Gaëtan Gorce à l'Assemblée nationale le 23 janvier :

Gaëtan Gorce : « Mme Alliot-Marie ne s'est pas contentée de proposer une coopération policière qui devait s'adresser à un régime dont on a vu qu'il utilisait des moyens sanglants ; le gouvernement a agi en ce sens. Nous avons appris la semaine dernière qu'un avion, chargé de sept tonnes de matériel de maintien de l'ordre, avait été affrété et s'apprêtait à partir, au moment même du départ de M. Ben Ali, et n'avait été arrêté que pour une raison de procédure tenant au service des douanes. […]

 

Ma question ira droit au but, monsieur le Premier ministre : si un avion a été préparé et a failli partir, combien d'autres ont été éventuellement envoyés ? Pouvez-vous nous garantir qu'aucun transfert de matériel de maintien de l'ordre n'a été assuré au bénéfice du régime de Ben Ali entre la mi-décembre et la mi-janvier ? »

 

Michèle Alliot-Marie : « En matière de police, les choses sont très claires. Nous entretenons avec la Tunisie une coopération extrêmement faible, essentiellement institutionnelle, qui se situe dans le cadre d'Interpol. […] Nous n'avons rien à cacher en matière de coopération. Et si vous voulez davantage d'éléments, je les tiens à votre disposition. » (video ci-dessous)

 

 

Cette information achève de faire tomber la fable élyséenne selon laquelle la France aurait bloqué des grenades lacrymogènes à destination de Tunis. Rue89 racontait la semaine dernière que le motif du blocage, administratif, avait été habilement exploité par le gouvernement pour se dédouaner de la responsabilité de cette livraison.

 

Dans un courrier envoyé à François Fillon, Jean-Marc Ayrault, le patron des députés socialistes, demande au gouvernement de transmettre tous les informations à l'opposition et d'indiquer « pour chaque ministère, quand les autorisations d'exportation ont été données et enfin [de nous dire] si toutes ces exportations ont été bloquées et par qui ». (Voir la vidéo des grenades lacrymogènes bloquées à Roissy)

 

Sources Rue 89 

 

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans REVOLUTION DES PEUPLES

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