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Matthieu 10:42

 

 

    

 

 

 

L’ASCENDANCE JUIVE D’HITLER

 

Une «explication» par la haine de soi

 

 

Pr Chems Eddine CHITOUR (*)

 

 

«La haine qu’on se porte à soi-même est probablement celle entre toutes pour laquelle il n’est pas de pardon.»
Georges Bernanos

 

Une publication parue cette semaine a attiré mon attention. Il s’agit ni plus ni moins de la généalogie d’Adolf Hitler qui aurait des ascendants juifs!! Dans son article, Gilles Bonafi présente une fiche des Renseignements généraux que le magazine Sciences et Avenir a publié en mars 2009, et où on peut clairement lire le deuxième prénom d’Hitler: Jacob. Adolf Jacob Hitler serait le petit-fils de Salomon Mayer Rothschild. Cette information a été divulguée par deux sources de très haut niveau: Hansjurgen Koehler officier d’Heydrich, qui était lui-même l’adjoint direct d’Heinrich Himmler et Walter Langer le psychiatre qui a réalisé le profil psychologique d’Hitler pour l’OSS, les services secrets US pendant la Seconde Guerre mondiale. Le Livre Jaune n°7 (Collectif d’auteurs, Ed. Félix, Fritz Springmeier) s’était déjà penché sur ses origines et avait écrit: «Walter Langer, un psychanalyste, démontre dans son livre "The mind of Hitler", preuves à l’appui, qu’Hitler était le petit-fils du baron de Rothschild de Vienne. La police autrichienne a constitué un dossier secret sur les origines d’Hitler. Le chancelier Dollfuss avait ordonné cette enquête. On a découvert que sa grand-mère, Maria Anna Schicklgruber, travaillait au service du baron Rothschild, quand elle est tombée enceinte. Quand les Rothschild ont appris la nouvelle, ils l’ont envoyée dans une clinique de la ville dont elle était originaire.»(1)


«C’est là qu’est né en 1837, Aloïs Hitler, le père d’Adolf Hitler.» En effet, celui qui a diligenté cette enquête, Engelbert Dollfuss, chancelier fédéral de l’Autriche du 20 mai 1932 au 25 juillet 1934, ainsi que dictateur à partir du 4 mars 1933 s’opposait à Hitler. Il avait ainsi tenté de déstabiliser son pire ennemi. Hitler l’a d’ailleurs fait assassiner le 25 juillet 1934 par des nazis déguisés en uniforme militaire. Hansjurgen Koehler, un officier de haut grade de la Gestapo, qui travaillait pour Reinhard Tristan Eugen Heydrich, adjoint direct de Heinrich Himmler, aurait conservé les documents relatifs à cette enquête, documents qu’il a dévoilés en partie dans son livre «A l’Intérieur de la Gestapo» et dans lequel on retrouve les origines d’Adolf Hitler à la page 143. Mais, la deuxième source fondamentale concernant les origines d’Hitler provient de Walter Langer. Walter Charles Langer (1899-1981) n’était pas n’importe qui. Il a été professeur à l’université d’Harvard mais surtout, il a été responsable d’un rapport intitulé «A Psychologial Profile of Adolf Hitler His Life and Legend» sur le profil psychologique d’Hitler pour l’«Office of Strategic Services» basé à Washington. Plus étonnant encore, son frère aîné William était le responsable du département d’histoire à l’université d’Harvard et surtout, à la tête de la section analyse et recherche de l’Office américain des Services Stratégiques (OSS). (...) C’est pourquoi «The Mind of Adolf Hitler, The Secret Wartime Report» (qui est en fait la publication du rapport secret commandité par l’OSS: «A Psychologial Profile of Adolf Hitler His Life and Legend») écrit en 1972 par Walter Charles Langer, qui affirme qu’Hitler était le fils illégitime de Maria Anna Schicklgruber et de Salomon Mayer Rothschild, n’est pas un livre comme les autres et que ses affirmations concernant les origines d’Hitler sont à prendre avec le plus grand sérieux.(1) C’est Alice Miller, pédopsychiatre polonaise réfugiée en Suisse et morte il y a une dizaine de jours, qui a dit qu’Hitler avait des origines juives. En 1980, dans son ouvrage intitulé C’est pour ton bien, Alice Miller avait notamment fait valoir l’idée que le père d’Adolf Hitler, en frappant son fils et en le persécutant moralement, l’avait poussé à se dévaloriser et à mépriser les Juifs. Elle explique le processus de la folie destructrice. Elle prétend que le père d’Hitler, Aloïs Hitler fut le fils naturel d’un commerçant juif chez qui sa grand-mère goy était bonne. Le père d’Hitler était très violent. Hitler a d’ailleurs, totalement détruit le village de son père en Autriche. Hitler n’a immigré en Allemagne qu’en 1912, pour fuir son devoir de citoyen austro-hongrois; il n’a acquis la nationalité allemande qu’en 1932!


Une autre version qui aboutit à la même conclusion est rapportée dans le journal L’Express par Ron Rosenbaum. «Hitler avait-il des origines juives, comme l’affirmèrent certains à partir des Mémoires de Hans Frank? La scène primitive de la controverse sur la généalogie de Hitler est le site de Döllersheim, dans le Waldviertel, contrée agricole du nord de l’Autriche, près de la frontière tchèque. Là se trouvait un petit village, totalement rasé dans des circonstances non élucidées - ordre de Hitler? - pendant la guerre. Il possédait une église qui abritait autrefois le registre paroissial où ont été consignés certains épisodes de l’histoire familiale du Führer: la naissance illégitime de son père, Aloïs Schiklgruber, l’étrange mariage tardif de la mère de celui-ci avec le grand-père officiel de Hitler, Georg Hiedler, sans que celui-ci devienne pour autant responsable de l’enfant, et enfin le changement de nom. Quarante ans après être né Alois Schiklgruber, le père du futur Führer est en effet devenu Aloïs Hitler. Treize ans avant la naissance d’Adolf. (...)»(2)

Le chantage du neveu

 
Que trouve-t-on à l’appui de cette théorie? Essentiellement une source: le témoignage de Hans Frank, condamné à mort comme criminel de guerre à Nuremberg. Avant d’être pendu, il rédigea dans sa cellule des Mémoires qui ne furent publiées qu’en 1953. L’ancien chef nazi prétendait que, alors jeune avocat au service de Hitler, il fut, en 1930, chargé par celui-ci d’une enquête de confiance. Hitler faisait l’objet d’un chantage de la part d’un jeune demi-neveu, William Patrick Hitler, qui vivait alors avec sa mère à Liverpool: il lui réclamait de l’argent, sous la menace de révéler son secret de famille à la presse anglo-saxonne. Le récit de Hans Frank est en partie vrai: non seulement ce chantage a eu lieu, mais Hitler a payé son neveu. Mais de quel secret de famille s’agissait-il? Hans Frank dit avoir découvert des «documents de paternité» - une correspondance entre une famille juive et les grands-parents paternels de Hitler. Hans Frank ajoute que, pour repousser l’idée de cette généalogie, Adolf Hitler se persuadait que l’enfant était en réalité de Georg Hiedler, mais que le couple, pauvre, avait monté ce stratagème pour obtenir, par chantage, de l’argent d’une riche famille juive. Selon Hans Frank, Hitler préférait ainsi faire de ses grands-parents de misérables petits escrocs, plutôt que d’accepter l’idée d’un grand-père juif.(..) Le psychologue américain G.M.Gilbert, confident de Hans Frank, s’est dit persuadé que Hans Frank n’avait pas inventé cette histoire de la filiation incertaine et y décelait l’origine de l’antisémitisme du dictateur. Selon le Dr Gilbert, l’obsession de Hitler que cette histoire puisse être vraie «ne pouvait se résoudre dans son cerveau malade qu’en montrant qu’il n’y avait pas de pire antisémite que lui sur la terre; aussi, comment aurait-il pu être juif?».(2)


Si les faits sont avérés, on comprendrait la mécanique du fonctionnement du cerveau de Hitler. Ron Rosembaum écrit: «Certains veulent y voir l’origine de son antisémitisme. Les doutes sur sa filiation et sa propre pureté raciale, la crainte d’avoir hérité du "sang juif" d’un grand-père inconnu, auraient selon eux poussé Hitler à des attitudes et des actes d’un antisémitisme toujours plus virulent pour prouver (à ses propres yeux autant qu’à ceux des autres) qu’il n’avait pas été "infecté", se débarrassant de ses soupçons quant à l’existence d’un juif en lui en éliminant tous les juifs autour de lui.»(2) Gilles Bonafi arrive à la même conclusion: «...En effet, comment analyser la haine d’Hitler pour les juifs si on connaît ses origines sémites? Se cacherait-il quelque chose de plus important? Hitler a-t-il obéi à des puissances supérieures comme cela est écrit sur sa fiche des Renseignements généraux?» (1) L’imbrication de l’ascendance juive et Hitler ne s’arrête pas là. L’histoire des soldats juifs d’Hitler demeure au rang des pages occultées de la Seconde Guerre occidentale. Cependant un ouvrage, agrémenté par de nombreux documents et divers témoignages inédits, lève le voile et retrace l’histoire de ces nom-breux Allemands d’ascendance juive qui, à des degrés divers, ont rejoint l’armée allemande pour combattre et servir les idéaux et intérêts d’Hitler. Bryan M.Rigg explique comment ces hommes ont délibérément choisi de servir les ennemis de leur peuple dans l’espoir de protéger leur famille mais aussi simplement par patriotisme. On compte parmi eux des Amiraux et des Feld maréchaux qui ont reçu de la main d’Hitler leur «attestation d’aryanité».(3)


Comment alors expliquer le comportement d’Hitler et de tous ceux d’ascendance juive qui ont voulu effacer leur racine? Une expression à la mode: la haine de soi, terme d’ailleurs, utilisé dans un autre contexte par un homme politique français pour s’affranchir de la tyrannie de la repentance. Cette expression de haine de soi conceptualisée par Albert Memmi dans «l’étude du colonisé», a été aussi vécue par les beurs. L’injonction qui leur est faite à l’intégration produit donc une rupture au sein des ex-colonisés, dans la logique des élites indigènes de l’époque coloniale, ayant pour mission de «civiliser» les «masses barbares». Une partie des individus ayant émergé du mouvement social issu de l’émigration des années 1980 peuvent être identifiés à cette catégorie, comme certaines figures médiatiques de la «beuritude» (Malek Boutih, Fadéla Amara, Rachida Dati). Cette figure de l’héritier se rapproche de la première réponse du colonisé au rapport colonial qu’identifie Memmi: l’amour du colonisateur et la haine de soi. Il semble que les Juifs n’échappent pas à ce "complexe" de la haine de soi. Pierre Itshak Lurcat explique cette haine de soi en citant plusieurs exemples pour conforter son plaidoyer. Ecoutons-le: «(...) C’est le philosophe juif allemand Theodor Lessing qui créa l’expression ´´Jüdische Selbsthass´´ - haine de soi juive - pour décrire ce phénomène bien particulier, affectant une partie de l’intelligentsia juive européenne au début du siècle dernier. Dans un livre paru en 1930, Lessing décrivait six cas de Juifs atteints de haine de soi caractérisée, sous sa forme la plus aiguë, qui les conduisit presque tous au suicide. Le plus célèbre parmi eux est Otto Weininger, qui se suicida un an après s’être converti au protestantisme. (...) On prête à Adolf Hitler cette boutade sinistre, au sujet de Weininger: "Il n’y avait qu’un seul Juif honnête, et il s’est suicidé." Selon une des explications, Weininger aurait voulu échapper définitivement à sa condition juive, ayant expliqué dans son livre que le christianisme était "la plus haute expression de la foi", tandis que le judaïsme était à ses yeux la "forme extrême de la couardise...". Il attribuait à l’influence juive la décadence de son époque, ce qui explique que les nazis avaient utilisé certains extraits de son oeuvre dans leur propagande».(4)


«(...) Simone Weil, elle aussi touchée par cette maladie, passe en revue plusieurs Juifs célèbres atteints de haine de soi. Rachel Levine-Varnhagen (1771-1832), femme de lettres juive allemande, avait pour «aspiration centrale de se dépêtrer de son judaïsme», selon sa biographe Hannah Arendt (qui avait elle-même un rapport ambigu au judaïsme et à Israël). Varnhagen ira jusqu’à écrire, à propos de sa judéité: «Jamais, à aucune seconde, je n’oublie cette infamie. Je la bois dans l’eau, je la bois dans le vin, je la bois avec l’air, à chaque respiration.» Elle dira encore que «le Juif doit être exterminé en nous, même au prix de nos vies». Giniewski compare Varnhagen à Simone Weil, elle aussi atteinte de haine de soi, de manière explicite: «Mon attitude envers moi-même est un mélange de mépris, de haine et de répulsion.»(4)

Une haine florissante

 
Shmuel Trigano a consacré un numéro de la revue Controverses au phénomène des «alterjuifs» - néologisme créé par la psychiatre Muriel Darmon -, ces intellectuels juifs, en France et ailleurs, qui épousent systématiquement la cause des ennemis d’Israël. En Israël même, la haine de soi juive est florissante dans tous les secteurs de la vie intellectuelle, artistique et politique(...)... Et c’est aussi cette haine de soi pathologique qui explique le comportement délirant de certains «alterjuifs» en France (et ailleurs), dont nous avons eu plusieurs illustrations récentes, à l’occasion de la guerre contre le Hamas à Ghaza. Quand un auteur de guides touristiques (membre de l’association de Juifs antisémites UJFP) écrit dans les colonnes du Monde qu’il faut «effacer le nom de son grand-père à Yad Vashem», il fait preuve d’une haine de soi qui apparaît bien dans ces lignes: «En conservant au Mémorial de Yad Vashem, au coeur de l’Etat juif, le nom de mes proches, votre Etat retient prisonnière ma mémoire familiale derrière les barbelés du sionisme...»(4)


Curieusement, alors que tout l’argumentaire est en faveur d’un complexe s’agissant d’Hitler qui - si on prête crédit à son ascendance juive - de haine de soi, Pierre Itshak Lurca bifurque vers une autre explication: l’antisémitisme qui imprégnait la société viennoise du début du siècle: Ecoutons-le: «(...) Il faut bien comprendre que le racisme contre les Juifs (l’antisémitisme), est ancien. Ce n’est pas Hitler qui l’a inventé, ni les Allemands! Le nazisme reprend l’antisémitisme ancien et y ajoute un "racisme biologique". Hitler va donc reprendre cet antisémitisme ancien. Il y ajoute des théories fumeuses, soi-disant "scientifiques" qui prouveraient la supériorité de la soi-disant "race aryenne" (avec au-dessus de tout, les Allemands) sur la "race juive". Il s’appuie sur des théories assez fumeuses émises en particulier par un Français, le comte de Gobineau, au XIXe siècle. Hitler a été au contact de l’antisémitisme (racisme contre les Juifs) qui existait à Vienne quand il était jeune: Hitler, sans métier, sans logement, clochardisé, devra quelque temps loger dans un asile pour SDF. C’est à cette époque qu’il sera au contact de journaux racistes contre les Juifs. Toute sa haine s’exprimera à partir de là contre les Juifs».(5)


Un fait pourtant inexplicable est l’accord de l’Agence juive pour le transfert des Juifs vers la Palestine. Mais ceci est une autre histoire. C’est dire que les choses ne sont pas aussi simples et la diabolisation du IIIe Reich par les médias occidentaux est tout, sauf impartiale.

(*) Ecole nationale polytechnique


(*) enp-edu.dz

1.Gilles Bonafi: Le secret d’Adolf Jacob Hitler 23 avril 2010
2.Rosenbaum Ron: Le secret de famille du Führer. L’Express 01/10/1998
3.Bryan M.Rigg: La tragédie des soldats juifs d’Hitler
4.Itshak Lurçat: La haine de soi juive, du pathologique au politique. Blog de l’auteur. 30.01.2009
5.I. Lurçat: Pourquoi Hitler en voulait-il aux Juifs?
http://pagesperso-orange.fr/
d-d.natanson/antisemitisme.htm

 

Sources L'Expression dz

 

Posté par Adriana Evangelizt

 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Publié dans : LES HOMMES DE LA BÊTE
Mardi 27 avril 2 27 /04 /Avr 16:47
- Par Adriana EVANGELIZT
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